Saint-Martin-de-Bonfossé

Saint-Martin-de-Bonfossé est une commune du département de la Manche.

Saint-Martin-de-Bonfossé
Arrondissement Saint-Lô
Canton Canisy
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Canisy
Gentilé Saint-Martinais(es)
Population 500 hab.
Superficie 12,68 km²
Altitude 64m (mini)
168m (maxi)
Code postal 50750
N° INSEE 50512
Maire Yolande Briault-Hébert
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Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Histoire

D'origine latine : Fossa, Fossatum, fossé : retranchement. Bonum fossatum, Bono Fossato, Bon Fossé. Sanctus Martinus de Bono Fossato.
Le nom de Fossa Fossatum était donné aux chaussées romaines.
Celle qui traversait les paroisses de Bon Fossé allait de Saint-Pair à Bayeux.
En 1145, St-Martin et St-Samson ne formaient qu'une seule paroisse.
Les évêques de Coutances avaient une maison de campagne fortifiée sur le territoire des paroisses de St-Martin, Saint- Sauveur, Saint-Samson, Saint-Ébremond.
Plusieurs de leurs chartes sont ainsi datées «Apud Bonum Fossatum».
En 1546, Jean de Gourfaleur est Seigneur de Bon Fossé et de Soulles en partie. Jean de Gourfaleur gouverna la ville de Saint-Lô pour le comte de Matignon, seigneur de Thorigny (1576).
En 1557, la compagnie de Bon Fossé vint tenir garnison à Cherbourg. Elle en partit très rapidement à cause de son indiscipline.
Rolland de Gourfaleur est nommé le 26 avril 1580, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, pour le récompenser de ses loyaux services.
Une épidémie de peste fait des ravages énormes dans la commune en 1608. En 1712, il existe une maladrerie à St-Martin, appelée clos de la Maladrerie ou clos au Ladre (endroit où on mettait les lépreux).
En 1722, Saint-Martin comptait 160 feux imposables.
En 1790, St-Martin, érigé en municipalité, fit partie du canton de Canisy.
Lors de la création, par l'Empereur Napoléon 1er, des offices notariaux, une étude fut installée à Saint-Martin-de-Bonfossé. Peu d'années après, elle fut transférée à Saint-Samson-de-Bonfossé, résidence actuelle du notariat.
La commune actuelle de St-Martin-de-Bonfossé est formée des deux anciennes paroisses de St-Martin et de St-Sauveur de Bonfossé. Le rattachement eut lieu en 1832.
En 1931, les deux communes réunies comptaient 610 personnes.
Michel Yver, conseiller de la République, fut pendant 43 années le conseiller général de Canisy, mais aussi sénateur de la Manche de 1948 à 1979.

[modifier] Cahiers de doléances aux Etats Généraux de 1789

Assemblée primaire du Tiers Etat :
Députés : Me Louis Courtin de la Bréaudière, Me Michel Courtin de la Gervaisière.
L'assemblée demande : que la constitution soit irrévocablement fixée, que les privilèges pécuniaires et la milice soient supprimés, (la paroisse de Saint-Martin tirait à la milice avec les paroisses de Saint-Sauveur, Dangy, Pont-Brocard. En 1788, ces quatre paroisses avaient présenté 53 garçons, 33 sont déclarés exempts, 11 sont réformés, 9 seulement ont tiré et... un milicien a été retenu). Que les impôts distinctifs des ordres soient supprimés et remplacés par une contribution nationale, que personne n'en soit exempt (étaient exemptés : le curé «Claude le Planois, son vicaire Blaise Martin, et la dame «Veuve Bernard des Andelles»), que la Justice soit réformée, que le clergé soit tenu d'acquitter toutes ses dettes dans un délai de trois ans, que celui-ci devra réparer et construire à neuf les presbytères sans en appeler aux paroissiens.
Ont signé : J. Née, d'Osmond, J. Anselin, P. Briard, P. Vieillard, M.F. Osmond, P. Compel, P. Groualle, J. Duboscq, J.P. Duboscq, A. Rouelle, J. Guernet, J. Le Souef, J.B. Huet, J. Guernet, N. Lefèvre, J. Douchin, J.L. Vieillard, J. Eude, J. Le Chevallier, P. Blanchet, J.B. Hamel, P. Cauvin, R. Leplatois, J.B. Hullin, J. Chapelle, p. Osmond, M. Rouelle, H. Hamel, M. Groualle, Douchin, P. Douchin, L. Blondel, M. Blanchet, P. Douchin, M. Hamel, Conneray, F.J. Menidré (greffier), Courtin, Courtin de la Bréaudière.
L'évêque de Coutances possédait à St- Martin, un domaine considérable :
La terre de Bonfossé affermée par bail au Sieur Osmond pour un prix de 10.600 livres et 24 poulardes. La terre de Bonfossé se décomposait en cinq parties :
- la Ferme de Bonfossé : 250 vergées en 16 morceaux dont 36 arpents (90 vergées) en bois taillis. - La Montpinçonnière : 209 vergées en 22 pièces. - La Ferme de la Chouquais : 80 vergées. - La Ferme de la Motte : 325 vergées. - La Ferme de Cotteville : 235 vergées. Les Moulins de Bonfossé et de la Motte. De nombreuses rentes.

Voir aussi Saint-Sauveur-De-Bonfossé

[modifier] Démographie

[modifier] Saint-Martin

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831
655 545 849 792 766
Source = Cassini

[modifier] Saint-Sauveur

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831
124 122 162 142 126
Source = Cassini

[modifier] Saint-Martin-de-Bonfossé

Évolution démographique
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
884 828 800 803 810 814 800 801 793 741 767 707 684 693 685
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
628 571 596 610 604 626 599 501 504 455 517 551 500 520
Source = Cassini + Insee

[modifier] Administration

[modifier] Les maires

Liste des maires
Période Identité Qualité
(1802) - ....... Pierre Fras
....... - ....... ........
....... - ....... Léon Yver de la Vigne-Bernard
1901 - 1909 .... Meslin
1909 - 1912 .... Quesnel
1912 - 1914 .... Fossard
.... - 1926 .... Guénier
1926 - 1934 .... Dyvrande
1934 - 1936 .... Horel
1936 - 1943 .... Dyvrande
1943 - 1979 Michel Yver
1979 - .... H... Yver
2001 - 2002 Claude Levilly
2002 - 2008 Marcel Bottin
2008 - ....... Yolande Briault-Hébert Dame de compagnie
(....) : En exercice en cette année
À compléter

[modifier] Religion

[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

[modifier] Lieux et monuments

  • Église Saint-Martin (13e).

D'architecture gothique, l'église Saint- Martin fut bâtie à la fin du 13e siècle ou au début du 14e siècle, puis modifiée au XVIe et au XVIIIe siècle. Le clocher, situé hors œuvre au nord de la nef, est raidi par de puissants contreforts qui rappellent encore la tradition romane. Il fut restauré au 16e siècle et en 1845. Le porche, dont le décor peint est devenu peu lisible, date vraisemblablement du début du 17e siècle.
Le doublement du chœur par la construction de la chapelle Saint-Michel fut peut-être réalisé dès le milieu du 16e siècle, mais les travaux les plus importants ont été effectués à l'extrême fin du 16e ou au début du 17e siècle pour le seigneur de Bonfossé, Roulland de Gourfaleur et son épouse Marie de Rabondange, décédée en 1613, dont les initiales sont gravées sur le claveau central de la porte menant au clocher. Les deux arcades qui ouvrent sur le chœur reposent sur un pilier central de plan carré, creusé d'une niche sur chacune de ses faces. On peut proposer d'en attribuer la conception à François Gabriel, architecte du maréchal de Matignon dont Nicolas Ameline, curé de Saint-Martin de 1595 à 1611, était le chapelain. L'emploi du poudingue de Troisgots appareillé en bossage présente une analogie certaine avec les réalisations de cet artiste aux châteaux de Torigni-sur- Vire et de Canisy, où il est présent avant 1588 et encore en 1611. Par ailleurs, cette chapelle possède un très rare exemple d'autel de la fin de la Renaissance orné des armoiries de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Le XVIIIe siècle est magnifiquement représenté dans le chœur de cette église avec son maître-autel surmonté d'un tabernacle rocaille au décor foisonnant et son imposant baldaquin. Le curé Nicolas Rondel et Denis Courtin, seigneur de la Briendière, en furent les donateurs. L'ensemble, en bois peint et doré, fut exécuté en 1747 par Nicolas Pinel de la Croix et son fils, Pinel du Hamel, sculpteurs à Chevry, à qui l'on doit également les statues de saint Martin et saint Nicolas.

  • Manoir de Bonfossé (15e / 17e) : la chapelle est inscrite à l'Inventaire des monuments historiques (IMH) (fresques dans la chapelle).
  • Chapelle Saint-Sauveur de Bonfossé : calvaire (15e).

La commune de Saint-Sauveur-de-Bonfossé a été rattachée à Saint-Martin-de-Bonfossé en 1832. Le 17 janvier, l'église Saint-Sauveur est le but d'un pèlerinage fréquenté en l'honneur de saint Antoine, invoqué pour les maladies de peau, « les feux de saint Antoine ». Les ex-voto apposés près de l'autel qui lui est consacré témoignent de l'importance de la dévotion dont il fait l'objet. Les origines du sanctuaire remontent à la période romane mais l'édifice fut très remanié au 19e siècle. Le curé Guillaume Maheux fit prolonger la nef et jeter les fondations de la tour-clocher en 1868. Le chœur à chevet plat est resté plus étroit que la nef, une sacristie rectangulaire le prolongeant à l'est. Sa toiture semble avoir été modifiée comme en témoignent les traces d'une ancienne charpente visible sur l'élévation nord. La porte réservée aux patrons aristocratiques et ecclésiastiques de la paroisse a été murée.

  • La Rivière (16e / 20e).
  • Le Quesnot (17e / 19e).
  • Calvaire de mission (1880).

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Bibliographie

  • Albert Desile, « Comme au temps jadis, on a fauché l'orge en corvée », L'teimps d'aôt'fais, Ocep/La Manche Libre, 1982.