Raymond Robin

De Wikimanche

Raymond Louis Eugène Robin, né à Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados) le 13 mai 1907 et mort à Beaucoudray le 15 juin 1944, est un résistant de la Manche.

Biographie

Raymond Robin est le fils d'Eugène Robin, employé des chemins de fer de l'ouest et de Marthe Lemercier. Il épouse à Fermanville le 3 août 1927 Louise Fouquet avec qui il a deux fils, Jean et Max Robin, les deux enfants photographiés par un soldat américain dans les ruines de Saint-Lô, rue des Noyers, lors de la libération de la ville en 1944 [1].

Résistance

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Raymond Robin est agent mécanicien-dépanneur aux P.T.T. de la Manche, à Saint-Lô [2]. Il est recruté par René Crouzeau en 1943 pour le groupe de résistance « Action-PTT Saint-Lô » [2].

Dans la nuit du 9 mai 1944, avec une vingtaine de camarades, il réceptionne onze containers contenants armes et munitions pour la Résistance, largués par un avion allié. Il conduit la camionnette des PTT qui transporte ce chargement à Villebaudon [2].

Dans la nuit du 5 juin 1944, à Saint-Lô, il participe avec ses camarades Jean Sanson, Émile Boboeuf, Auguste Lerable au sabotage des installations et du matériel susceptibles d’être utilisés par le génie allemand dans les locaux des services techniques des PTT. Une fois les actions de sabotage accomplies, les résistants se regroupent à la ferme du Bois à Beaucoudray pour y prendre le maquis [2].

Le 14 juin, vers 10 heures, une voiture et des Allemands pénètrent dans la cour de la ferme du Bois. Des échanges de tirs ont lieu, un maquisard est blessé et deux Allemands sont abattus par René Crouzeau. Quelques hommes réussirent à s'échapper dans le bois de Moyon, mais la plupart sont capturés [2].

Le 15 juin, vers 5 heures du matin, Raymond Robin, âgé de trente-sept ans, est exécuté par les Allemands avec les dix autres résistants capturés la veille [2].

Hommages

Sont nom figure sur les monument commémoratifs suivants :

Notes et références

  1. « 70e à Saint-Lô. Sally Howie, William Notley et Max Robin honorés », Ouest-France, site internet, 18 juillet 2014 (lire en ligne).
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 « Lettre d’une rescapée du maquis de Beaucoudray (Tourlaville, 2 janvier 1945). », Didacdoc n°20, (voir en ligne).