Guillaume Fouace

De Wikimanche

Guillaume Fouace par lui-même, à 36 ans.

Guillaume Fouace, né à Réville le 22 mai 1837, mort à Paris le 7 janvier 1895, est un peintre de la Manche.

Biographie

« L'espoir du pécheur ».
« Le départ pour Jersey ».
« Plage de Réville » (1882).

Né au hameau de Jonville à Réville, dans une famille de cultivateurs, son talent est remarqué par le conservateur de Cherbourg. Grâce à lui, il obtient, comme son illustre prédécesseur cotentinais Jean-François Millet, une bourse de la municipalité cherbourgeoise et va poursuivre ses études de peintre à Paris.

En 1870, trois ans après son arrivée dans la capitale, il expose au Salon de peinture. En 1873, il expose ses premières natures mortes.

Installé à Paris avec sa femme, fille du pharmacien de Cherbourg, il n'en oublie pas pour autant le Cotentin. Ainsi il décore en 1878 les voûtes de l'église de Montfarville de 19 toiles représentant des scènes bibliques comme l'Annonciation, la fuite en Égypte ou la marche des Rois Mages. Dans le chœur, il reproduit La Cène de Vinci.

Il meurt en 1895 avant de recevoir la médaille de chevalier de la Légion d'honneur, que le gouvernement venait de lui attribuer. À Réville, on peut voir sa tombe au cimetière, ainsi que, dans l'église, à gauche du chœur, le gisant en marbre blanc de sa fille, décédée en 1888.

Il a réalisé plus de 700 tableaux à tendance réaliste, principalement des portraits et des natures mortes et quelques paysages, notamment du Val de Saire.

Voir son œuvre

On peut voir son œuvre à l'église de Montarville (voûte et chœur), et deux toiles à Réville (Un Baptême à Réville, La Forge à la mairie). Le musée Thomas-Henry de Cherbourg-Octeville consacre une salle à une quarantaine de ses œuvres, dont la reproduction en plâtre du gisant de sa fille, l'original sculpté en marbre étant placé dans l'église de Réville. À Paris, le Musée d'Orsay possède quelques-unes de ses créations.

On trouve encore des toiles de Guillaume Fouace à Saint-Vaast-la-Hougue, au musée de l'île de Tatihou ; à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), au musée d'art et d'histoire ; à Soissons (Aisne), au musée ; à Laval (Mayenne), au musée du Vieux-château et à Pau (Pyrénées-Atlantiques), au musée des beaux-arts.

Hommages

Le collège de Saint-Vaast-la-Hougue perpétue sa mémoire en portant son nom. La salle polyvalente de Réville porte son nom.

Des rues honorent sa mémoire à Réville, à Cherbourg-Octeville (décision du conseil municipal du 6 février 1907) [1], à Tourlaville, à La Glacerie et à Saint-Lô.

En 1995, le musée Thomas-Henry de Cherbourg célèbre le centenaire de sa mort par l'exposition « Guillaume Fouace. Le peintre de la nature morte ».

Ventes

Nature morte au jambon, 1892.

Le 8 août 2010, son tableau Le Château de Montorgueil à Jersey est adjugé 12 000 € à la salle des ventes de Cherbourg-Octeville [2].

Le 8 août 2011, sa Nature morte au gigot et au cuivre est adjugée 8 800 €, et sa Nature morte au jambon 6 200 € à la salle des ventes de Cherbourg-Octeville [3].

Le 26 mai 2013, son tableau Les rougets (1891) est adjugé 8 500 € à Bayeux (Calvados).

Le 10 juin 2017, sa Nature morte au plateau d'huîtres est adjugée 24 800 € à Vannes (Morbihan) par Me Jack-Philippe Ruellan [4].

Bibliographie

Notes et références

  1. Revue de Cherbourg et de la Basse-Normandie, n° 4, 15 février 1907.
  2. La Manche Libre, août 2010.
  3. La Presse de la Manche, 12 août 2011.
  4. « Des ventes remarquées », Ouest-France, 17-18 juin 2017.

Source

Liens internes