Moyon

De Wikimanche

Moyon est une ancienne commune du département de la Manche, commune déléguée au sein de Moyon Villages depuis le 1er janvier 2016.

Moyon.png Blason de la commune déléguée de Moyon
(commune de Moyon Villages)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
48° 59' 58.96" N, 1° 7' 4.91" W (OSM)
Arrondissement Saint-Lô
Chargement de la carte...
Canton Condé-sur-Vire
Ancien canton Tessy-sur-Vire
Intercommunalité CA Saint-Lo Agglo
Gentilé Moyonnais(es)
Population 1 145 hab. (2015)
Superficie 23,74 km²
Densité 48 hab./km2
Altitude 50 m (mini) - 145 m (maxi)
Code postal 50860
N° INSEE 50363
Maire délégué Gilles Beaufils
Communes limitrophes de Moyon
Soulles Le Mesnil-Herman Le Mesnil-Opac
La Haye-Bellefond Moyon Fervaches, Troisgots
Villebaudon Beaucoudray Chevry, Tessy-sur-Vire

Logo de la commune de Moyon.
Logo de la commune de Moyon.


Histoire

La baronnie de Moïon

Moyon fut autrefois une importante baronnie. Le nom de Moyon, d'origine celtique ou pré-celtique, laisse penser qu'un village existait déjà à cet endroit à l'époque gauloise.

Sous les premiers ducs de Normandie, Moyon faisait partie des biens appartenant à Guillaume le Conquérant, sous le nom de « Cour de Moyon ». Il l'érigea en baronnie et la donna à un de ses fidèles compagnons en remerciement de son soutien pour asseoir son pouvoir en Normandie en 1027. Celui-ci prit le titre de Baron Guillaume I de Moyon.

La seigneurie s'étendait sur 6 000 hectares sur les communes actuelles de Tessy-sur-Vire, Beaucoudray, Villebaudon, La Haye-Bellefond, Le Mesnil-Herman et Le Mesnil-Opac. Ces bourgs formaient des postes frontières, soit au sommet d'une colline, sur un plateau ou encore en bordure de rivière, Moyon étant au centre de ce dispositif de défense naturelle. Un bois de 400 hectares vint compléter l'ensemble. La seigneurie possédait également sa propre mesure, un Office royal des poids et mesures, une franche bourgeoisie avec certaines franchises et libertés, un bailliage avec haute, moyenne et basse Justice.

Lors de la conquête de l'Angleterre par les Normands en 1066, Guillaume de Moyon, s'étant particulièrement illustré, reçut les Comtés de Dorset et Sommerset. Un château fut érigé dans le comté de Sommerset, à Dunster, face à la mer, et il devient le siège des terres de Guillaume de Moyon en Angleterre.

Son fils ainé lui succéda sous le nom de Guillaume II, puis ses descendants Guillaume III, Guillaume IV et enfin Renaud I. Lors de l'annexion de la Normandie par la France en 1204, ce dernier, mis en demeure de choisir entre le Roi de France et le Roi d'Angleterre, renonça à ses biens en Normandie. Ceux-ci étant confisqués, il s'installa définitivement en Angleterre où ses descendants eurent un rôle important dans le pays. La lignée directe s'est éteinte en 1404. La baronnie de Moyon revint alors à la couronne de France qui la donna à son Sénéchal en Normandie.

Descendances

Moyon se retrouva dans les familles suivantes : les Paisnel, les d'Estouteville, les Matignon, les Grimaldi. Les d'Estouteville, vieille souche normand remontant à la fondation du pays, furent les défenseurs du Mont Saint-Michel face aux Anglais en 1421, 1422 et 1424.

Les Matignon dont l'hôtel du même nom était leur résidence parisienne, étaient comtes de Thorigny, gouverneurs militaires de Cherbourg, Chausey, Granville, lieutenants généraux de Normandie, barons de Saint-Lô, etc.

Les Grimaldi, Prince de Monaco par mariage de Jacques de Matignon avec Louise Hyppolite Grimaldi, seule héritière de Monaco. Ce fut la première signature du petit Louis XV et du Régent, pour l'approbation du mariage. Leur fils Honoré III de Monaco, qui vécut au château de Thorigny où il élevait des chevaux, fut dépossédé de ses biens, dont Moyon, lors de la Révolution française. Cependant, le titre resta à la famille princière, le Prince Albert II de Monaco est l'actuel baron de Moyon.

19e et 20e siècles

De ce passé historique, Moyon n'a gardé que peu de vestiges, mis à part la base du clocher datant du 18e siècle, le mobilier et les statues de l'église du 17e et 18e siècles (une partie sont des reproductions de très bonne qualité) ainsi que les vitraux du chœur qui sont armoirés. L'église fut fortement remaniée au 19e siècle.

On peut voir encore quelques fermes de caractères (fief) des 15e et 16e siècle qui appartenaient au château. Le premier château féodal fut détruit pendant la guerre de Cent Ans (début 14e), il en reste une motte et les douves. Le manoir qui le remplaça fut détruit à la Révolution. Il possédait chapelle et colombier.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le bourg, l'église et la partie supérieure du clocher furent partiellement détruits, à la libération de Moyon, au cours de l'offensive de la 29e division US en direction de Vire. Selon les vétérans, cette libération fut effectuée par le 116e régiment de l'infanterie US, le 31 juillet 1944. Sa base d'attache est à Baltimore, dans le Maryland.

Aujourd'hui

Malgré la diminution considérable du nombre d'agriculteurs qui entraine une modification du caractère de la commune, Moyon agrandit son bourg par des constructions pour accueillir de nouveaux habitants, ce qui a entrainé la construction de nouveaux bâtiments pour l'agrandissement de l'école. On y trouve aussi des GAEC, GIE, un marché au cadran, des entreprises, des artisans, des commerçants, une maison de retraite, un médecin, une infirmière, des associations, des terrains de football, de tennis, de boules, une salle des fêtes et des sentiers pédestres.

Le 1er janvier 2016, Moyon fusionne avec les communes voisines de Chevry et du Mesnil-Opac pour former la commune nouvelle de Moyon Villages.

Héraldique

Moyon.png

Il s'agit du blason de la famille des barons de Moyon (voir plus haut), mais la commune ne l'utilise pas officiellement.

Voir l'article détaillé Blason de Moyon

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[1]. En 2015, la commune comptait 1 145 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [2] et INSEE [3])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 178 1 346 1 367 1 231 1 469 1 490 1 496 1 480 1 427 1 348
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 321 1 385 1 250 1 287 1 212 1 162 1 132 1 205 1 103 1 176
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 131 1 007 923 973 987 891 927 884 824 712
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
672 673 894 1 056 1 079 1 102 1 117 1 129 1 130 1 131
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
1 132 1 140 1 145
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Parti Qualité Observations
1945-1945 François Ozenne
1945-1971 Joseph Beaufils
1971-1990 Raymond Ozenne
1990-actuel Gilles Beaufils SE agriculteur
Sources :liste établie par Jean Pouëssel et Séverine Grillot pour 601 communes et lieux de vie de la Manche. [5]
.




Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 9 h - 12 h 15 16 h - 18 h 30
La mairie (2018).

La mairie (2018).

Adresse : 12, rue de la Mairie
50860 Moyon Villages

Tél. 02 33 56 32 13
Fax : 02 33 55 73 51

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Officiel

Commentaire :

Source : Site de la commune (1er mai 2017)

Mardi 10 h - 12 h 15 14 h - 16 h
Mercredi 10 h - 12 h 15 -
Jeudi 9 h - 12 h 15 16 h - 18 h 30
Vendredi 10 h - 12 h 15 -
Samedi 10 h - 12 h 15 -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Patron (présentation) : ?
  • Dédicace de l'église paroissiale : ?
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

  • Église Saint-Germain (19e /20 e) : mobilier dont un tableau L'Adoration des bergers.
  • Motte féodale.
  • La Maugerie.
  • Rives du Marceran.
  • La Vénerie.
  • Le Bosq Lambert.
  • La Valesquerie.
  • La Petellerie.
  • Béhie.
  • La Brannière.
  • La Benouvrière.
  • La Marrière.

Personnalité liée à la commune

Naissance

Économie

Transport

Ligne Manéo

Éducation

  • École Raymond-Queneau (primaire publique)

Sports

  • Baseball : les Magic Wolves (créé en 2009)
  • Course à pied : Les Loups de Moyon
  • Cyclisme : Moyon Cyclo Sports
  • Cyclotourisme : les Cyclos de Moyon
  • Danse : Familles rurales Moyon-Tessy
  • Équitation : Centre équestre
  • Football : Tessy Moyon Sports
  • Gym, yoga : Familles rurales Moyon-Tessy
  • Judo : Judo club Agneaux (section de Moyon)
  • Omnisports : USEP de l'école de Moyon (futsal, cross, thèque, badminton, biathlon, orientation, judo, équitation, tchoukball, escalade,

athlétisme, VTT, beach rugby, basket, randonnée)

Notes et références

  1. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Population avant le recensement de 1962.
  3. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. 5,0 et 5,1 « 601 communes et lieux de vie de la Manche », René Gautier et 54 correspondants, éd. Eurocibles, 2014, p. 428

Liens internes

Liens externes