Bretteville-sur-Ay

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Bretteville-sur-Ay est une commune du département de la Manche.

Commune de Bretteville-sur-Ay Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
49° 15' 37.77" N, 1° 37' 54.34" W (OSM)
Arrondissement Coutances
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Canton Créances
Ancien canton Lessay
Intercommunalité CC Côte Ouest Centre Manche
Gentilé Agéen(ne)s
Population 388 hab. (2015)
Superficie 9,75 km²
Densité 40 hab./km2
Altitude 4 m (mini) - 38 m (maxi)
Code postal 50430
N° INSEE 50078
Maire Guy Closet
Communes limitrophes de Bretteville-sur-Ay
Mer de la Manche Glatigny Montgardon
Mer de la Manche Bretteville-sur-Ay Montgardon
Mer de la Manche Saint-Germain-sur-Ay Saint-Germain-sur-Ay

L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.


Toponymie

Attestations anciennes

  • Brittevilla 1185/1188 [1].
  • Britevilla 1185/1188 [1].
  • Bretevilla 1217 [1].
  • Bretevilla in Baupteiz 1273 [2].
  • Bretevilla 1280 [1].
  • ecclesi[a] de Bretevilla 1332 [3].
  • Bretevilla 1351/1352 [4].
  • Breteuille [lire Breteville] 1635 [5].
  • Bretheville 1612/1636 [6].
  • Bretteville sur E 1652 [1].
  • Breteville 1677 [7], 1713 [8], 1716 [9].
  • Bretteville 1719 [10].
  • Breteville 1758 [11].
  • Bretteville Sur É. 1753/1785 [12].
  • Bretteville sur E 1793 [13].
  • Bretteville-sur-Ay 1801 [14], 1804 [15].
  • Bretteville-sur-Ai 1828 [16].
  • Bretteville-sur-Ay 1829 [17].
  • Bretteville-sur Ay 1854 [18].
  • Bretteville-sur-Ay 1903 [19], 1962 [20].
  • Breteville-sur-Ay 1972 [21].
  • Bretteville sur Ay 1978, 1993 [22].

Étymologie

Bretteville est un type toponymique très répandu en Normandie (c'est le nom de 9 communes, de plusieurs autres anciennes communes ou paroisses, et de nombreux hameaux). Il correspond à une formation médiévale brete vil(l)e, « domaine rural ou village breton », faisant généralement allusion à une implantation humaine originaire de Grande-Bretagne correspondant à la colonisation anglo-scandinave de la Normandie aux 10e et 11e siècles. François de Beaurepaire [1] fait en outre remarquer que la répartition géographique des Bretteville normands correspond à celles des toponymes scandinaves dans cette région.

L'ancien français bret (féminin brete) « breton, de Bretagne » est un adjectif issu du gallo-roman °BRITTU [23], reposant lui-même sur le radical des substantifs latins Britannus et Brito ou Britto « habitant de (Grande-) Bretagne », puis plus tardivement « habitant de la Bretagne armoricaine » à la suite de l'établissement d'une partie de ce peuple en Armorique (c'est de ce dernier que procède le français Breton). Le radical Brit(t)- est également à l'origine de Britannia, tardivement Brittania > Bretagne. Son étymologie ultime est controversée et incertaine. Pour l'élément ville, voir l'article correspondant.

Le type Bretteville apparaît également dans la Manche dans le nom de la commune de Bretteville ou Bretteville-en-Saire, ainsi que dans celui de deux hameaux à Geffosses et Saussey et d'un manoir à Sortosville, lui-même issu d'un transfert de nom de fief.

On notera enfin que l'existence de la commune de Bretteville ou Bretteville-en-Saire dans le canton de Tourlaville, ainsi que des autres Bretteville normands, a nécessité assez tôt l'adjonction d'un déterminant pour identifier le toponyme sans ambiguïté : l'agglomération est ainsi appelée Bretteville-en-Bauptois dès le 13e siècle. Quant au nom de Bretteville-sur-Ay, il apparaît au 17e siècle et fait allusion à la rivière d'Ay qui a également donné son nom à Angoville-sur-Ay et Saint-Germain-sur-Ay. Il à noter cependant que cette rivière ne passe ni Bretteville, qui est arrosée par la Douve, ni à Angoville, traversée par la Brosse, mais coule nettement plus au sud. On peut s'interroger sur la motivation de l'emploi du déterminant -sur-Ay dans ces deux cas. Sans doute s'agit-il d'une formation analogique de Saint-Germain-sur-Ay, connu sous ce nom depuis le 12e siècle, et dont l'extrémité du territoire est effleurée par l'embouchure de l'Ay; mais la raison d'être même de cette extension analogique semble difficile à déterminer.

Géographie

Histoire

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[24]. En 2015, la commune comptait 388 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [25] et INSEE [26])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
646 572 683 678 707 738 748 700 717 700
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
662 622 570 536 566 556 506 459 451 446
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
446 381 385 360 412 375 413 395 367 378
1982 1990 1999 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
321 302 317 326 331 337 353 369 385 391
2012 2013 2014 2015 2017 2018 2019 2020 2021 2022
394 392 390 388
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
1792-1793 Jacques Aubin
.......-....... Jacques Luce (1793)
1794-1795 Jacques Aubin
1795-1796 Pierre Aubin
1796-1805 Guillaume Luce décédé en exercice le 4e complémentaire an XIII
1805-1815 Siméon Tirel
1815-1817 Siméon Jouxtel
1817-1851 Pierre Luce décédé en exercice le 10 mai 1851
1851-1865 Jacques Luce
1865-1867 Jean Aubin
1867-1870 Jean Lemarquand
1870-1876 Thomas Ecolivet
1876-1876 Alphonse Luce
1876-1878 Thomas Ecolivet
1878-1882 Manvieu Luce décédé en exercice le 13 mai 1882
1882-1886 Gustave Lecanu
1886-1892 Pierre Tirel
1892-1900 Jacques Tirel
1900-1937 Paul Mahault
1937-1942 Sylvain Jeanne
1942-1947 Paul Bliaux
1947-1971 Auguste Jouxtel
1971-1995 Maurice Tirel )
1995-2001 Marguerite Lequertier
2001-2014 Sylvain Jeanne SE
2014-actuel Guy Closet SE retraité
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à 1964 : 601 communes et lieux de vie de la Manche.
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2015).

La mairie (2015).

Adresse : Rue du Tennis
50430 Bretteville-sur-Ay

Tél./Fax : 02 33 07 10 67

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Pas de site officiel

Commentaire :

Source : Annuaire Service-Public (02 mars 2012)

Mardi - 16 h - 18 h
Mercredi - -
Jeudi - -
Vendredi 10 h - 12 h -
Samedi - -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Martin.
  • Patron (présentation) : l'abbé de Lessay.
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

  • Église Saint-Martin (16e) : statues (14e/15e/17e/18e).
  • Havre de Lessay.
  • Château de Rochemont (19e).
  • Ancienne grange des dîmes au hameau de la Clergerie.
  • Plage de sable fin.
  • Rives de l'Ouve.
  • Station balnéaire de Rochemont-Plage.

Personnalités liées à la commune

Naissances

Économie

Élevage d'huîtres à Bretteville-sur-Ay.
  • Culture maraîchère
  • Élevage bovin
  • Conchyliculture & pêche
  • Construction navale
  • Parc éolien : deux projets quasi-identiques de construction de plate-forme éolienne off-shore dans la mer au large de Saint-Germain-sur-Ay et Bretteville-sur-Ay, à 7 km des côtes, sont en cours d'élaboration. Le premier est conduit par Neoen, filiale de Direct Énergie et le second par Éole-RES, filiale de Mc Alpine, géant britannique du BTP. Le projet de Neoen fait état de la construction de 20 éoliennes pouvant alimenter en électricité 140 000 habitations pour un investissement de 300 000 à 350 000 millions d'euros[28].

Événements

  • Salon du livre normand

Transports

Liaisons routières

Jumelage

Sports

  • Char à voile

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4 et 1,5 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 87-88.
  2. Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 359, § 227.
  3. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 323F.
  4. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, op. cit., p. 374E.
  5. Normandia Ducatus (carte du duché de Normandie), Atlas Van der Hagen, 1635.
  6. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BN, ms. fr. 4620].
  7. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BN, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  8. Dénombrement des généralités de 1713 [BN, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  9. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  10. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  11. G. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  12. Carte de Cassini.
  13. Site Cassini.
  14. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
  15. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 456b.
  16. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 405.
  17. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement d'Avranches, p. 141.
  18. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  19. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  20. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  21. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  22. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  23. La formulation utilisée par René Lepelley, « du latin villa, domaine rural, qui est précédé du latin brittus (anc. fr. brette), breton » (Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 78b) sous-entend que ce toponyme est de formation gallo-romane, ce qui n'est pas le cas : ces noms ont été créés en ancien français.
  24. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  25. Population avant le recensement de 1962.
  26. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Patrick Bottois, « Un parc éolien offshore pour Neoen dans la Manche », usinenouvelle.com, 8 janvier 2010.