Marc Giustiniani

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Marc Giustiniani, né à Nevers (Nièvre) en 1917, mort le 24 mai 1985, est un patron de presse de la Manche.

Il dirige le quotidien de Cherbourg La Presse de la Manche de 1953 à 1985.

Carrière

Prisonnier entre 1940 et 1945 [1], dessinateur aux Constructions mécaniques de Normandie à Cherbourg de décembre 1945 à janvier 1947 [2], Marc Giustiniani se retrouve à la tête de La Presse de la Manche en 1953, après son mariage avec Jeanne Biard, fille d'André Biard et petite-fille de Jean-Baptiste Biard, fondateur du quotidien.

Guidé par le rédacteur en chef d'alors François Dupont, Marc Giustiniani s'initie au métier, prenant rapidement de l'assurance.

Sous son impulsion, le quotidien de Cherbourg se modernise, abandonnant le plomb pour l'impression offset (novembre 1973), adoptant la photocomposition et informatisant la rédaction [1]. Il assure également son assise économique en développant ses recettes publicitaires et en dynamisant son offre rédactionnelle, non sans quelques erreurs. Il est ainsi personnellement à l'origine du « ratage » retentissant de l'affaire des « vedettes de Cherbourg » à Noël 1969. Prétextant de ses liens personnels avec Félix Amiot, il refuse de publier - contre l'avis de sa rédaction - l'annonce du départ de bâtiments israéliens en violation d'un embargo d'État [2].

Marc Giustiniani dirige La Presse de la Manche jusqu'à sa mort.

Il est foudroyé par une crise cardiaque, en plein travail. Quelques années après sa disparition, sa veuve vend La Presse de la Manche au groupe Ouest-France [3] .

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Raymond Silar, Histoires vraies de la presse régionale, éditions L'Harmattan, 2010.
  2. 2,0 et 2,1 Marc Giustiniani, « La presse du silence (II) », Le Nouvel Observateur, 2 octobre 1972.
  3. Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 3, éd. Eurocibles, ISBN 2914541171.