Auguste Laveille

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Auguste Laveille, né au Val-Saint-Père le 2 janvier 1856, mort à Meaux (Seine-et-Marne) le 15 octobre 1928, est une personnalité catholique et un historien de la Manche.

Biographie

Originaire de Plomb, la famille Laveille se fixe au Val-Saint-Père au 18e siècle avec l'arrivée de Robert Laveille qui meurt, ainsi que sa femme, prématurément en 1788, laissant sept orphelins. Pierre, l'aîné prend en charge la ferme de la Provostière, la fait prospérer et en devient propriétaire. Auguste est l'un des petits fils de Pierre [1].

Par sa branche maternelle, Auguste Laveille est parent avec Robert Gombert, curé de Saint-Martin-des-Champs, l'un des fondateurs du séminaire d'Avranches [1].

L'année de ses trois ans, alors qu'une forte éruption lui envahit la tête, ses parents l'emmènent à pied à Saint-Pair, à la fontaine de Saint Gaud et rentrent au Val-Saint-Père dans leur ferme du Neufbourg, rapportant un peu d'eau de la fontaine réputée miraculeuse. Le lendemain, quelques gouttes versées sur la tête de l'enfant font disparaître ses symptômes [1].

Auguste fréquente l'école du village et les offices à l'église où il est servant de messe pour l'abbé Martin[1]. L'abbé Aubrée, son remplaçant, l'initie au latin [1].

Sa vocation de prêtre éclot le jour de sa première communion, le 22 juillet 1866 [1]. L'abbé Aubrée rêve de faire entrer son élève au petit séminaire de l'abbaye Blanche de Mortain. La famille, meurtrie par la mort d' Eugène, frère d'Auguste ne peut se résoudre à une nouvelle séparation et Auguste se rend au collège d'Avranches qu'il fréquente pendant sept ans, habitant une mansarde rue du Puits-Hamel[1]. Malgré de nombreuses épreuves familiales, iI s'y révèle excellent élève et obtient le baccalauréat es lettres, puis en août 1875 le baccalauréat es sciences [1].

Il entre au grand séminaire de Coutances la même année. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1879 [1], et nommé vicaire à Saint-Hilaire-du-Harcouët , puis à Notre-Dame de Saint-Lô où il ne reste que huit mois. Il obtient, en août 1882, la chaire de philosophie à l'abbaye Blanche de Mortain et poursuit la prédication [1]. Des douleurs au larynx mettent fin à sa carrière de prédicateur en 1886 [1].

À cause de sa santé fragile, il obtient de son évêque un poste d'aumônier au Bon-Sauveur de Saint-Lô. Il y reste de 1888 à 1891 avant d'intégrer la maison d'institution de l'Oratoire à l'Hay (-les-Roses) , où en 1893, il est autorisé à commencer son noviciat[1]. Chaque année, les vacances le ramènent au Val-Saint-Père où il a acheté une maison que sa mère habite[1].

Devant renoncer définitivement à la prédication, il se tourne vers l'écriture, de préférence des biographies et reprend ses études d'histoire locale inaugurées à Saint-Lô. Il présente ses travaux au Congrès des sociétés savantes [1].

La dispersion des congrégations enseignantes de 1904 met un terme à ses fonctions d'Oratorien. On le retrouve quatre mois à Saint-Germain-en-Laye, avant sa nomination comme professeur de dogme au grand séminaire de Versailles [1].

L'évêque de Meaux le nomme ensuite vicaire général de son diocèse qui subit les affres de la première guerre mondiale [1].

De 1920 à 1924, il publie des biographies de personnalités religieuses certaines couronnées par l'Académie française [1].

Ses funérailles sont célébrées le 19 octobre 1928 dans la cathédrale de Meaux. Un second service funèbre a lieu trois jours plus tard dans l'église du Val-Saint-Père. Il est inhumé dans le cimetière de son village natal [1].

Publications

  • « L'instruction primaire dans l'ancien diocèse d'Avranches avant la Révolution », Revue catholique de Normandie, Caen, 1891.
  • Traité élémentaire de philosophie, éd. Alfred Cartier, Tours, 1886
  • Les écoles de Cherbourg avant la Révolution, et les origines du lycée de Cherbourg, (mémoire lu au Congrès des sociétés savantes, à la Sorbonne, en 1895), imprim. J. Durand, Avranches, 1896
  • Recherches sur les origines du collège de Mortain, (mémoire lu au Congrès des sociétés savantes en 1896), imprim J.Durand, Avranches, 1896
  • Le collège d'Avranches depuis ses origines jusqu'à la Révolution, (mémoire lu au Congrès des sociétés savantes, à la Sorbonne, en 1900), publié par la société d'archéologie d'Avranches et de Mortain, imprim J.Durand, Avranches, 1900
  • Introduction et notes de l'Histoire de la congrégation de Savigny de Claude Auvry, éd. A. Lestringant, Rouen, 1896-1898
  • « Mortain et ses environs », », La Normandie monumentale et pittoresque, édifices publics, églises, châteaux, manoirs, etc ....Manche, partie 2, éd. Lemasle & Cie, Le Havre, 1899
  • « Les saints prêtres du diocèse d'Avranches au XVII e siècle », Revue catholique de Normandie, 1897
  • Les derniers jours de deux abbayes normandes, Savigny et le Mont-Saint-Michel, Revue catholique de Normandie, 1899
  • « L'église de Biville », La Normandie monumentale et pittoresque, édifices publics, églises, châteaux, manoirs, etc ....Manche, partie 2, éd. Lemasle & Cie, Le Havre, 1899
  • Adam de Saint-Victor (Étude sur la poésie liturgique), éd. Desclée
  • Jean-Marie de la Mennais, librairie Ch. Poussielgue, Paris, 1903

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Notes et références

  1. 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 1,09 1,10 1,11 1,12 1,13 1,14 1,15 1,16 et 1,17 Eugène Laveille, Monseigneur Laveille, éd. Publiroc, Marseille, 1932 (lire en ligne).


Lien externe

  • Notice IdRef d'Auguste Laveille, idref.fr, (lire en ligne), consulté le 21 novembre 2017