Joseph Philippe

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Joseph Philippe, né à Saint-Nicolas-près-Granville le 28 octobre 1906 et mort au Plantis (Orne) le 26 juin 1944, est un résistant de la Manche.

Biographie

Fils de cheminot militant SFIO, Joseph Philippe devient ouvrier mécanicien. Il s'installe au Mans (Sarthe) et s'y marie en 1932. Il est syndicaliste et militant communiste[1].

À la suite de la « débâcle », il est interné pour raisons politiques en octobre 1940. Il fréquente les prisons de Saint-Lô, Rennes (Ille-et-Vilaine), Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) puis Rabastens (Tarn)[1].

Il réussit à s'évader le 29 mars 1943 et rejoint le maquis. On retrouve sa trace dans l'Orne au sein du mouvement Vengeance, groupe de Courtomer, en octobre 1943. Il adopte alors le pseudonyme de Jacques Prunet[1].

L'infiltration d'agents français de la Gestapo permet l'arrestation de plusieurs résistants. Elle a pour conséquence la rafle du 26 juin 1944 à la ferme de La Brosse des résistants Joseph Philippe et Lucien Jarrier, des parachutistes des SAS britanniques et de trois cultivateurs[1].

Joseph Philippe est exécuté sommairement sur place contre un mur de la ferme. Il n'aurait pas parlé sous la torture[1].

Il est inhumé dans la nécropole nationale de Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente)[1].

Il reçoit, à titre posthume, la mention « Mort pour la France », ainsi que le titre d'« Interné Résistant », l'homologation au titre de la Résistance intérieur française (RIF), la carte de Combattant volontaire de la Résistance (CVR) et la Médaille de la Résistance[1], officiellement remise en 2019[2].

On retrouve le nom de Joseph Philippe sur le monument Maurice-Marland à Granville, ainsi que des plaques commémoratives sur l'église du Plantis et au Mans[1].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 et 1,7 Le Maitron, Dictionnaire biographique des fusillés, guillotinés, exécutés, massacrés, 1940-1944, site internet, consulté le 7 février 2019 (lire en ligne).
  2. « Normandie. Il va recevoir la médaille de la Résistance à titre posthume », Ouest-France, site internet, 1re février 2019 (lire en ligne).