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'''Léon Briens''', {{date naissance|11|8|1859|Cérences}}, mort à Paris {{date décès|14|10|1916}}, est une personnalité politique de la [[Manche]].
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==Le « héros d’Arras »==
==Le « héros d’Arras »==
Édouard-Léon Briens est le fils d’[[Ernest Briens]], maire de Cérences<ref name=dico>''Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche'', tome 4, sous la direction de René Gautier, ISBN 2914541562</ref>.  
Édouard-Léon Briens est le fils d’[[Ernest Briens]], maire de Cérences <ref name=dico> René Gautier (dir.), ''Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche'', tome 4, ISBN 2914541562. </ref>.  


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==Distinctions==
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Chevalier ([[21 juillet]] [[1906]]) puis officier ([[24 juillet]] [[1912]]), il est nommé commandeur de la Légion d’honneur le [[14 octobre]] [[1916]] pour son attitude exemplaire au moment de l’invasion <ref name=pref/>.


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Dernière version du 25 janvier 2024 à 14:04

Portrait de Léon Briens

Édouard Léon Briens, né à Cérences le 11 août 1859 [1] et mort à Paris le 14 octobre 1916, est une personnalité politique de la Manche.  

Le « héros d’Arras »

Édouard-Léon Briens est le fils d’Ernest Briens, maire de Cérences [2].

Il épouse le 23 mars 1893 Madeleine Despres, fille d’Armand Despres, célèbre chirurgien des hôpitaux de Paris, fondateur de l’Assistance publique [2], qui lui donne deux filles et deux fils, dont Jacques Armand, né le 23 août 1900 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), qui sera également sous-préfet [3][4].

Élève au lycée de Coutances puis licencié en droit, il entre dans la carrière administrative en décembre 1881 comme chef de cabinet de son père, alors préfet de Corrèze. Il est successivement secrétaire général des Basses-Alpes [5] (1884), sous-préfet de Quimperlé (Finistère, 1886), secrétaire général de l'Allier (1888), sous-préfet de Dinan (Côtes d'Armor, 1889), de Dreux (Eure-et-Loir, 1892), de Narbonne (Aude, 1896) et de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais, 1896) [6].

Il est nommé préfet de l’Allier (1903), de l'Hérault (1906), de la Côte-d’Or (1908) et du Pas-de-Calais (1911) [6].

Son action, lors des émeutes de la révolte des vignerons du sud-ouest en 1907, lui vaut les félicitations du gouvernement, mais c’est surtout à Arras, ville du front pendant la Grande Guerre, qu’il se distingue : « N’a cessé, depuis le jour où a commencé le bombardement de la ville d’Arras, de donner à la population l’exemple du calme et du courage. » (citation du 4 décembre 1914) [2].

Surnommé « le héros d’Arras », il meurt en fonction à Paris, où il se trouve en congé de maladie [2].

Distinctions

Chevalier (21 juillet 1906) puis officier (24 juillet 1912), il est nommé commandeur de la Légion d’honneur le 14 octobre 1916 pour son attitude exemplaire au moment de l’invasion [6].

Notes et références

  1. - Acte de naissance n° 70 - Page 554/861 .
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 René Gautier (dir.), Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 4, ISBN 2914541562.
  3. Arlette Schweitz, Les Parlementaires de la Seine sous la Troisième République, volume 1, Publications de la Sorbonne, 2001.
  4. Jacques Armand Briens n'apparaît pas.
  5. Aujourd'hui Alpes-de-Haute-Provence.
  6. 6,0 6,1 et 6,2 René Bargeton, Dictionnaire biographique des préfets (septembre 1870-mai 1982), Archives nationales, 1994.

Article connexe