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Le '''Château de Servigny''' est un [[monument historique]] de la Manche, sis à [[Yvetot-Bocage]].
Le '''Château de Servigny''' est un [[monument historique]] de la Manche, sis à [[Yvetot-Bocage]].


==Histoire==
==Histoire==
Vestige d'un domaine gallo-romain, le château est construit au XVII{{e}} siècle, sur un ancien bâtiment dont il subsiste une tourelle d'escalier du XIV{{e}} sur la façade sud. Sa façade nord laisse percevoir l'influence des châteaux de la Loire. Deux pilastres du XVII{{e}} siècle encadrent le pignon sud percé de fenêtres à meneaux.
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Remanié au XIX{{e}} siècle par l'architecte Barthélémy pour la famille Abaquesné de [[Parfouru]], l'intérieur conserve les cheminées du XVII{{e}} et un escalier avec rampe de fer du XVIII{{e}}. Le château inspire [[Jules Barbey d'Aurevilly]] pour sa nouvelle ''Le Bonheur est dans le crime''.
Vestige d'un domaine gallo-romain, le château est construit au {{17e}} siècle, sur un ancien bâtiment dont il subsiste une tourelle d'escalier du {{14e}} sur la façade sud. Sa façade nord laisse percevoir l'influence des châteaux de la Loire. Deux pilastres du {{17e}} siècle encadrent le pignon sud percé de fenêtres à meneaux.


Le potager du XVIII{{e}} est doté de serres transformées en piscine, et le vaste parc à l'anglaise de {{Unité|6|hectares}} est agrémenté des folies du XIX{{e}} siècle : un manoir à taille d'enfant, une chapelle, un temple de Neptune, un lavoir et un puits…
Remanié au {{19e}} siècle par  l'architecte rouennais Eugène Barthélémy, pour la famille Abaquesné de [[Parfouru]], l'intérieur conserve les cheminées du {{17e}} et un escalier avec rampe de fer du {{18e}}. Le château inspire [[Jules Barbey d'Aurevilly]] pour sa nouvelle ''Le Bonheur est dans le crime''.


Le potager du {{18e}} est doté de serres transformées en piscine, et le vaste parc à l'anglaise de {{Unité|6|hectares}} est agrémenté des folies du {{19e}} siècle : un manoir à taille d'enfant, une chapelle, un temple de Neptune, un lavoir et un puits…
[[Fichier:Cherbourgcapture.jpg|thumb|right|260px|La signature de la reddition de Cherbourg en juin 1944.]]
Le château est réquisitionné par l'armée allemande dès le début de l'[[Occupation allemande de la Manche (1940-1944)|Occupation]] pour y installer sa Kommendantur <ref name=LPM1>Ludovic Ameline, « « Le château de Servigny, un lieu chargé d'histoire et d'espoir », ''La Presse de la Manche'', site internet, 27 juin 2018. </ref>. Le [[26 juin]] [[1944]], en présence du général américain [[Joseph Lawton Collins]], le général allemand [[Karl von Schlieben]] y signe la reddition de [[Cherbourg]], dite « traité de Servigny ».  
Le château est réquisitionné par l'armée allemande dès le début de l'[[Occupation allemande de la Manche (1940-1944)|Occupation]] pour y installer sa Kommendantur <ref name=LPM1>Ludovic Ameline, « « Le château de Servigny, un lieu chargé d'histoire et d'espoir », ''La Presse de la Manche'', site internet, 27 juin 2018. </ref>. Le [[26 juin]] [[1944]], en présence du général américain [[Joseph Lawton Collins]], le général allemand [[Karl von Schlieben]] y signe la reddition de [[Cherbourg]], dite « traité de Servigny ».  


Ses façades et toitures, ainsi que le salon du premier étage avec son décor, sont inscrits aux Monument historiques par arrêté du [[7 novembre]] [[1979]] <ref>{{mérimée|PA00110644}} </ref>.
Ses façades et toitures, ainsi que le salon du premier étage avec son décor, sont inscrits aux Monument historiques par arrêté du [[7 novembre]] [[1979]] <ref>{{mérimée|PA00110644}} </ref>.


Resté dans la même famille depuis sa construction, le château appartient à Bérengère et Arnaud de Pontac.
Resté dans la même famille depuis sa construction, le château appartient à [[Joseph Abaquesné de Parfouru (1868)|Joseph Abaquesné de Parfouru]] jusqu’à sa mort en [[1957]] et aujourd'hui à Bérengère et Arnaud de Pontac.


Le 26 juin [[2014]], [[Bernard Cazeneuve]], ministre de l'Intérieur, inaugure avec des représentants des ambassades de la Pologne, de l'Allemagne et du Canada, une mosaïque de la paix réalisée par des enfants français et étrangers <ref>« Reddition de Cherbourg : hommage au château de Servigny », ''Tendance Ouest'', site internet, 26 juin 2014 [https://www.tendanceouest.com/actualite-75636-reddition-de-cherbourg-hommage-au-chateau-de-servigny-video.html ''(lire en ligne)].</ref>. Le [[28 juin]] de la même année, Bérangère de Pontac crée le « Servigny D-Day Fund », fondation qui œuvre pour l'éducation des jeunes à la paix, sous le patronage de la commission française de l'Unesco <ref name=LPM1/>.
Le 26 juin [[2014]], [[Bernard Cazeneuve]], ministre de l'Intérieur, inaugure avec des représentants des ambassades de la Pologne, de l'Allemagne et du Canada, une mosaïque de la paix réalisée par des enfants français et étrangers <ref>« Reddition de Cherbourg : hommage au château de Servigny », ''Tendance Ouest'', site internet, 26 juin 2014 [https://www.tendanceouest.com/actualite-75636-reddition-de-cherbourg-hommage-au-chateau-de-servigny-video.html ''(lire en ligne)].</ref>. Le [[28 juin]] de la même année, Bérangère de Pontac crée le « Servigny D-Day Fund », fondation qui œuvre pour l'éducation des jeunes à la paix, sous le patronage de la commission française de l'Unesco <ref name=LPM1/>.


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==Bibliographie==
==Bibliographie==
* A. Lebouteiller, « Le château de Servigny en Yvetot-Bocage », ''Annuaire des cinq départements normands'', congrès de Valognes, 1967, pp. 18-21
* A. Lebouteiller, « Le château de Servigny en Yvetot-Bocage », ''Annuaire des cinq départements normands'', congrès de Valognes, 1967, pp. 18-21
* Bruno Centorame, « Le château de Servigny », ''[[Vikland]]'', n° 20, février 2017


==Notes et références==
{{Notes et références}}
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==Lien interne==
==Lien interne==
* [[:Catégorie:Château de Servigny (image)|Galerie d'images]]
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==Lien externe==
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* Localisation : {{GeoDMS|49|29|52|N|1|29|50|W}}
 
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Dernière version du 7 décembre 2022 à 16:46

Façade principale (2007).

Le Château de Servigny est un monument historique de la Manche, sis à Yvetot-Bocage.

Histoire

Vue ancienne.

Vestige d'un domaine gallo-romain, le château est construit au 17e siècle, sur un ancien bâtiment dont il subsiste une tourelle d'escalier du 14e sur la façade sud. Sa façade nord laisse percevoir l'influence des châteaux de la Loire. Deux pilastres du 17e siècle encadrent le pignon sud percé de fenêtres à meneaux.

Remanié au 19e siècle par l'architecte rouennais Eugène Barthélémy, pour la famille Abaquesné de Parfouru, l'intérieur conserve les cheminées du 17e et un escalier avec rampe de fer du 18e. Le château inspire Jules Barbey d'Aurevilly pour sa nouvelle Le Bonheur est dans le crime.

Le potager du 18e est doté de serres transformées en piscine, et le vaste parc à l'anglaise de 6 hectares est agrémenté des folies du 19e siècle : un manoir à taille d'enfant, une chapelle, un temple de Neptune, un lavoir et un puits…

La signature de la reddition de Cherbourg en juin 1944.

Le château est réquisitionné par l'armée allemande dès le début de l'Occupation pour y installer sa Kommendantur [1]. Le 26 juin 1944, en présence du général américain Joseph Lawton Collins, le général allemand Karl von Schlieben y signe la reddition de Cherbourg, dite « traité de Servigny ».

Ses façades et toitures, ainsi que le salon du premier étage avec son décor, sont inscrits aux Monument historiques par arrêté du 7 novembre 1979 [2].

Resté dans la même famille depuis sa construction, le château appartient à Joseph Abaquesné de Parfouru jusqu’à sa mort en 1957 et aujourd'hui à Bérengère et Arnaud de Pontac.

Le 26 juin 2014, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, inaugure avec des représentants des ambassades de la Pologne, de l'Allemagne et du Canada, une mosaïque de la paix réalisée par des enfants français et étrangers [3]. Le 28 juin de la même année, Bérangère de Pontac crée le « Servigny D-Day Fund », fondation qui œuvre pour l'éducation des jeunes à la paix, sous le patronage de la commission française de l'Unesco [1].

Le 21 septembre 2015, les représentants de cinq religions inaugurent dans le parc un arboretum de la paix en Normandie [4].

Situation

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Bibliographie

  • A. Lebouteiller, « Le château de Servigny en Yvetot-Bocage », Annuaire des cinq départements normands, congrès de Valognes, 1967, pp. 18-21
  • Bruno Centorame, « Le château de Servigny », Vikland, n° 20, février 2017

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Ludovic Ameline, « « Le château de Servigny, un lieu chargé d'histoire et d'espoir », La Presse de la Manche, site internet, 27 juin 2018.
  2. « Notice n°PA00110644 », base Mérimée (architecture), médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, ministère de la Culture.
  3. « Reddition de Cherbourg : hommage au château de Servigny », Tendance Ouest, site internet, 26 juin 2014 (lire en ligne).
  4. « Château de Servigny : cérémonie inter-religieuse », La Manche Libre, site internet, 22 septembre 2015.

Lien interne