Marcel Fauchois

De Wikimanche

Marcel Alphonse Fauchois, né à Cherbourg le 20 août 1892 et mort dans la même commune le 16 mai 1974 [1], est une personnalité intellectuelle de la Manche.

Biographie

Marcel Fauchois est le fils d'Alphonse Fauchois, commerçant, natif de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de Marie Trophime, commerçante. En 1916, sa mère, veuve, tient une mercerie au 9, rue de l'Union à Cherbourg.

En 1916, il a droit à une citation pour un fait de bravoure qui lui vaut, malheureusement, la perte d'un œil. [2]

Après la première Guerre mondiale, il est journaliste au Cherbourg-Éclair pour la rubrique sportive.

En 1929, il devient douanier et part en Indochine où il est titularisé dans le grade de brigadier de 3e classe avec effet rétroactif de ses états de service [3].

Il meurt à Cherbourg le 16 mai 1974, âgé de quatre-vingt-un ans.

Bibliographie

La plupart de ses écrits se situent en extrême orient. La littérature sur l'Indochine restant rare, il semble être une référence plusieurs fois citée.

Plusieurs de ses nouvelles sont publiées dans L’Avenir du Tonkin entre 1929 et 1940 [4]. Il a aussi publié dans Le Chasseur Français après-guerre. Plusieurs recueil de nouvelles publiées ne sont pas encore tombées dans le domaine public et difficile à trouver voire même à identifier.

Une de ses nouvelles à la particularité d'avoir été publiée sous deux noms différents : dans L’Avenir du Tonkin du 22 février 1932 sous le nom « La religieuse du Douet-Picot » puis dans L’Avenir du Tonkin du 9 janvier 1937 sous le titre « Le Goub'lin du Douet-Picot ». Ce changement de titre constitue presque la seule différence entre les deux versions. Dans la seconde, on ajoute le nom de la côte et l'auteur nous dit que les faits ont trente ans au lieu de vingt. Dans « La Ferme des Gohel », Charles Canivet situe lui-même un crime au Hamel-ès-Ronches.

D'après une note en bas de page de la 1re publication, Marcel Fauchois précise qu'il a écrit cette nouvelle en 1910, à quatre mains avec un ancien camarade d'école, entre temps mort au champ d'honneur, Roger Morin, né à Cherbourg le 10 juillet 1892, avant que sa famille n'emménage à Versailles (Seine-et-Oise, aujourd'hui Yvelines). Durant la première guerre mondiale, Roger Morin est sapeur au 8e régiment de génie dans une compagnie télégraphique, il meurt électrocuté en service commandé, à Aÿ (Marne) le 7 août 1918 [5]

Notes et références

  1. « Acte de décès n° 194 - État-civil de Cherbourg - Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 1974.
  2. Journal officiel de la République Française du 22 septembre 1916.
  3. « Douane et Régie - L’Avenir du Tonkin du 22 avril 1929 », Retronews, site internet.
  4. « Recherche sur Marcel Fauchois »,Retronews, site internet, 2020.
  5. « Roger Jean Alphonse MORIN », Mémoire des hommes, site internet, 2020.