La Presse cherbourgeoise

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La Presse cherbourgeoise est un quotidien de la Manche, basé à Cherbourg, qui a paru de 1944 à 1953.

Histoire

Le premier numéro sort des presses.

Le premier numéro de La Presse cherbourgeoise paraît le lundi 3 juillet 1944 [1]. Le journal peut se targuer ainsi d'être le premier quotidien de la France libérée après la Seconde Guerre mondiale, mention qu'il porte en sous-titre [1].

Le quotidien est imprimé en deux pages sur les rotatives de Cherbourg-Éclair, interdit pour collaboration avec les Allemands pendant l'occupation, dont il prend la suite. Un conseil d'administration est constitué à partir de résistants et d'un représentant de l'administration, les biens étant sous séquestre. La gérance est confiée à Daniel Yon, ancien journaliste non professionnel, a priori non issu de la Résistance [2].

Alors que les combats continuent dans le département, la première une annonce « Le Cotentin libéré » et le premier éditorial, signé par Daniel Yon, remercie « ceux qui, depuis quatre années, poursuivent l'inlassable effort de la libération du territoire »[2].

Deux jours après, le journal ouvre sa rubrique « état-civil » et « obsèques ». Au cinquième jour, il commence à traiter de l'actualité hors de l'agglomération. Le 10 juillet, il annonce la chute de Caen. Le 14 juillet, quatre pages sont imprimées [2].

Le prix passe à 1,5 franc le 2 novembre, puis 2 francs[2].

Après un procès, l'entreprise de presse cherbourgeoise est rendue à la famille Biard.

Le journal change de titre le 5 octobre 1953 pour devenir La Presse de la Manche.

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 André Picquenot, Cherbourg sous l'occupation, éd. Ouest-France, 1983, p. 95.
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Raymond Silar, Histoires vraies de la presse régionale, éditions L'Harmattan, 2010.

Lien interne