Jacques-Pierre Avril

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Jacques-Pierre Avril, né à Saint-Côme-du-Mont le 2 décembre 1770, mort à Périers le 13 juillet 1859, est un homme politique.

En 1790, Jacques-Pierre Avril est choisi par ses concitoyens pour les représenter à la Fête de la Fédération. Le hasard veut qu’il soit de garde aux Tuileries au moment où le dauphin, le jeune Louis XVII, vient jouer sur la terrasse. L’enfant lui donne alors un œillet qu'il conserva toute sa vie comme un précieux souvenir.

Le jeune homme eut le tort de raconter cette histoire à tout le monde. Elle le rendit suspect sous la Terreur. Sur le point d’être emprisonné, il dut s’enfuir au Havre. Après la Révolution, il vient s’établir à Périers où il est juge de paix de 1802 à 1848.

Il est nommé au conseil général de la Manche entre 1819 et 1833, il est élu représentant du canton de Périers à l'assemblée départementale en 1833, puis député du 6e collège électoral de la Manche, le 21 juin 1834, par 160 voix sur 173 votants. Député conservateur libéral du Tiers-Parti, il vote contre les tendances de la gauche, tout en restant indépendant de son groupe, et soutient le cabinet du 22 février 1836, présidé par Adolphe Thiers. Candidat à sa réélection au Parlement le 4 novembre 1837, il est battu par Frédéric Rihouet, et quitte son mandat départemental.

Membre de la famille des Avril de Saint-Côme-du-Mont, sieurs des Droueries, il est le grand-père d'Eugène d'Halwin de Piennes[1].

Sources

  • « Jacques-Pierre Avril », dans Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889-1891
  • Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 2, Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, ISBN 2914541147

Notes et références

  1. Willy Gianinazzi, Naissance du mythe moderne: Georges Sorel et la crise de la pensée savante, Editions MSH, 2006. p.26.

Lien externe