Henry Davray

De Wikimanche

Henry Davray, parfois Henry-David Davray, né Durand, né en 1872 [1], mort à Londres en 1944, est une personnalité intellectuelle liée au département de la Manche.

Un bon serviteur de la culture occidentale

Henry Durand prend en littérature le nom de Davray.

On l’aurait certainement oublié complètement si sa figure n’avait été évoquée en 1987 par Pierre Leberruyer dans les colonnes de La Presse de la Manche [2].

Originaire de la région parisienne, Henry Davray est considéré comme un Bricquebétais d’adoption car, très jeune, il vient vivre chez sa marraine, Mlle Simon de Vaudiville, qui demeure au Haut Bailli [2].

Henry Davray est, au début du XXe siècle, un éminent vulgarisateur de la littérature de langue anglaise en traduisant et en faisant découvrir les œuvres d’Oscar Wilde, Rudyard Kipling, Frank Harris, H. G. Wells, Joseph Conrad ou George Meredith [2]. Il a notamment traduit le célèbre roman de H. G. Wells La Guerre des mondes.

Il crée plusieurs revues dont la plus connue est l’anglo-française Review. Après la Première Guerre mondiale, son action en faveur de la diffusion de la prose anglaise lui vaut de devenir le Français le plus célèbre dans les milieux littéraires de Grande-Bretagne où il se fixe en 1940 après avoir été fait commandeur de l’Ordre de l'Empire britannique par le roi George VI [2].

En 1946, l’urne funéraire contenant ses cendres est rapportée au cimetière de Bricquebec dans le caveau de la famille Vaudiville qui l’a si souvent accueilli [2].

« Son nom peut être honoré comme celui d’un bon serviteur de la culture occidentale », écrit Pierre Leberruyer [2].

Ouvrages

  • Lettres anglaises, chroniques du Mercure de France

Notes et références

  1. Souvent aussi 1873.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 3, Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, ISBN 2914541171.