Henri Jouan

De Wikimanche

Henri Jouan, né à Tréauville le 25 janvier 1821 et mort à Cherbourg le 17 juin 1907 [1], est une personnalité militaire et intellectuelle de la Manche.

Carrière militaire

Fils de Jacques Casimir Jouan (1767-1847), il fait ses études au collège de Cherbourg, puis entre à l'École navale le 1er novembre 1836 [2]. Il s'engage dans la marine par vocation, bien décidé à parcourir le monde.

Il navigue, d'abord comme élève, sur la frégate La Médée. En juin 1839, il est affecté sur la frégate La Belle Poule. Il sert sur ce navire lorsque en 1840 il ramène à Cherbourg les cendres de Napoléon Bonaparte [2].

Promu lieutenant de vaisseau en février 1847, il commande le paquebot Missouri, puis il est affecté pendant trois ans à l'état-major de la frégate La Reine Blanche, basée à la Réunion [2].

On le trouve en septembre 1851 sur L'Artémise, puis on lui confie en 1855 le commandement de la goélette Kamehameha [2].

En 1863, promu capitaine de frégate, il devient chef d'état-major de l'amiral Roze, commandant la division navale des mers de Chine, puis en 1870 commandant de La Sarthe, qui assure la liaison entre Toulon et Saïgon [2].

Nommé capitaine de vaisseau en 1873, il commande en réserve le cuirassé Suffren, avant de prendre la direction en 1876 de la Division des Équipages de la Flotte [2].

Au total, il navigue sur une trentaine de navires qui sillonnent toutes les mers du monde [2].

Carrière intellectuelle

En 1858, Henri Jouan adhère à la Société nationale académique de Cherbourg. Il en est le directeur pendant vingt ans, avoir de se voir confier l'honorariat. Il fait de nombreuses interventions pour retracer ses souvenirs de voyages et faire le point sur ses travaux sur l'emplacement de Coriallo, le Vieux Cherbourg... [2]

Il adhère à la Société nationale des sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg : il en est le président à dix reprises.

En 1885, il devient conservateur du Muséum d’histoire naturelle, d’archéologie et d’ethnographie de Cherbourg.

Distinction

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1857.

Notes et références

  1. AD50, NMD Cherbourg, 1903 - 1912 page 340/431 Tables décennales (lire en ligne).
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6 et 2,7 Mémoires de la Société nationale des sciences naturelles de Cherbourg, tome XXXVII, 1908-1910 (Lire en ligne).