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'''François Bécherel''', {{date naissance|8|3|1732|Saint-Hilaire-du-Harcouët}}, mort à Valence (Drôme) {{date décès|25|6|1815}}, est un homme politique et religieux de la [[Manche]].
'''François Bécherel''', {{date naissance|8|3|1732|Saint-Hilaire-du-Harcouët}} et mort à Valence (Drôme) {{date décès|25|6|1815}}, est un homme politique et religieux de la [[Manche]].


== Biographie ==
== Biographie ==
Maître es-arts de l'université de Paris, il est, sur présentation du marquis du Quesnoy, nommé curé de [[Saint-Loup]] en [[1768]] <ref name = RA>« Barons et chevaliers de premier Empire : Bécherel », [[Revue de l'Avranchin]], 1906, p. 234. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64304397/f244.item. ''(lire en ligne)''].</ref>. Il est élu député du clergé pour le bailliage de [[Coutances]] en mars [[1789]]. Aux États généraux, il siège dans les rangs du parti avancé : il participe peu aux discussions, mais suit l'exemple des ecclésiastiques qui prêtent les serments prescrits par l'Assemblée.


Maître es-arts de l'université de Paris, il est, sur présentation du marquis du Quesnoy, nommé curé de [[Saint-Loup]] en [[1768]]<ref name = RA>« Barons et chevaliers de premier Empire : Bécherel », [[Revue de l'Avranchin]], 1906, p. 234. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64304397/f244.item. ''(lire en ligne)'']</ref>. Il est élu député du clergé pour le bailliage de [[Coutances]] en mars [[1789]]. Aux États généraux, il siège dans les rangs du parti avancé : il participe peu aux discussions, mais suit l'exemple des ecclésiastiques qui prêtent les serments prescrits par l'Assemblée.
Il est élu évêque constitutionnel de la Manche et sacré le [[20 mars]] [[1791]]. Il refuse toutefois de remettre ses lettres d'ordination et par conséquent est écroué, en [[1794]], à la [[prison du Mont Saint-Michel]]<ref name = RA/>. Libéré grâce à l'intervention d'un parent, il se cache et ne reparaît qu'en [[1797]], participant le [[15 août]] à une assemblée de 31 évêques constitutionnels à Paris <ref name = RA/>. À son retour dans la Manche, il reprend ses fonctions.  


Il est élu évêque constitutionnel de la Manche et sacré le [[20 mars]] [[1791]]. Il refuse toutefois de remettre ses lettres d'ordination et par conséquent est écroué, en [[1794]], à la [[prison du Mont Saint-Michel]]<ref name = RA/>. Libéré grâce à l'intervention d'un parent, il ne cache et ne reparait qu'en [[1797]], participant le [[15 août]] à une assemblée de 31 évêques constitutionnels à Paris<ref name = RA/>.  À son retour dans la Manche, il reprend ses fonctions.  
Après le Concordat de [[1801]], à la demande du consul Napoléon Bonaparte, il donne sa démission et figure parmi les douze évêques constitutionnels que le pape doit nommer à un nouveau siège <ref name = RA/>. S'étant rétracté à la demande du pape <ref name = RA/>, il est alors nommé évêque concordataire de Valence (Drôme), et reçoit la croix de la Légion d'honneur le [[4 juillet|16 messidor]] [[1795|an XII]].


Après le Concordat de [[1801]], à la demande du Consul Napoléon Bonaparte, il donne sa démission et figure parmi les douze évêques constitutionnels que le pape doit nommer à un nouveau siège <ref name = RA/>. S'étant rétracté à la demande du pape<ref name = RA/>, il est alors nommé évêque concordataire de Valence (Drôme), et reçoit la croix de la Légion d'honneur le [[4 juillet|16 messidor]] [[1795|an XII]].
À l'occasion de la victoire d'Austerlitz, il publie un mandement dans lequel il exalte le génie, le courage et la modération de Bonaparte. Cette pièce se termine ainsi : « [[Napoléon Bonaparte et la Manche|Napoléon]] l'a dit, la paix sera glorieuse pour la grande nation et pour son chef ; mais cette fois, elle sera solide et durable ; et si sa générosité le porte à faire grâce à ses ennemis, sa grande âme saura lui inspirer les moyens de rendre nuls leurs efforts pour recommencer la guerre ». En réponse, l'Empereur le fait baron d'Empire le [[18 juin]] [[1809]], avec transmission à l'un de ses neveux <ref name = RA/>.


À l'occasion de la victoire d'Austerlitz, il publie un mandement dans lequel il exalte le génie, le courage et la modération de Bonaparte. Cette pièce se termine ainsi : « [[Napoléon Bonaparte et la Manche|Napoléon]] l'a dit, la paix sera glorieuse pour la grande nation et pour son chef ; mais cette fois, elle sera solide et durable ; et si sa générosité le porte à faire grâce à ses ennemis, sa grande âme saura lui inspirer les moyens de rendre nuls leurs efforts pour recommencer la guerre ». En réponse, l'Empereur le fait baron d'Empire le [[18 juin]] [[1809]], avec transmission à l'un de ses neveux<ref name = RA/>.
Après le retour des Bourbons en juillet [[1815]], fidèle aux principes de soumission que l'Église impose aux pasteurs et aux fidèles, l'évêque de Valence publie un autre mandement pour exhorter les habitants de son diocèse à l'union et à la concorde. Il a laissé la réputation d'un prélat charitable et pieux.


Après le retour des Bourbons en juillet [[1815]], fidèle aux principes de soumission que l'Église impose aux pasteurs et aux fidèles, l'évêque de Valence publie un autre mandement pour exhorter à l'union et à la concorde les habitants de son diocèse. Il a laissé la réputation d'un prélat charitable et pieux.
{{Notes et références}}


== Sources ==
== Sources ==
* Louis-Gabriel Michaud, ''Biographie universelle ancienne et moderne'', Paris, 1773-1858.
* Louis-Gabriel Michaud, ''Biographie universelle ancienne et moderne'', Paris, 1773-1858.
* Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, ''Dictionnaire des parlementaires français'', 1889-1891.
* Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, ''Dictionnaire des parlementaires français'', 1889-1891.
==Article connexe==
* [[Bécherel]]


== Bibliographie ==
== Bibliographie ==
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* Jean Bindet, ''François Bécherel, député à la Constituante'', éd. Ocep, 1971.
* Jean Bindet, ''François Bécherel, député à la Constituante'', éd. Ocep, 1971.


{{Notes et références}}
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[[Catégorie:Biographie]]
[[Catégorie:Biographie]]
[[Catégorie:Décès à 82 ans]]
[[Catégorie:Député de la Manche]]
[[Catégorie:Député de la Manche]]
[[Catégorie:Évêque de Coutances]]
[[Catégorie:Évêque de Coutances]]
[[Catégorie:Titulaire de la Légion d'honneur]]

Dernière version du 8 juillet 2023 à 19:11

François Bécherel, né à Saint-Hilaire-du-Harcouët le 8 mars 1732 et mort à Valence (Drôme) le 25 juin 1815, est un homme politique et religieux de la Manche.

Biographie

Maître es-arts de l'université de Paris, il est, sur présentation du marquis du Quesnoy, nommé curé de Saint-Loup en 1768 [1]. Il est élu député du clergé pour le bailliage de Coutances en mars 1789. Aux États généraux, il siège dans les rangs du parti avancé : il participe peu aux discussions, mais suit l'exemple des ecclésiastiques qui prêtent les serments prescrits par l'Assemblée.

Il est élu évêque constitutionnel de la Manche et sacré le 20 mars 1791. Il refuse toutefois de remettre ses lettres d'ordination et par conséquent est écroué, en 1794, à la prison du Mont Saint-Michel[1]. Libéré grâce à l'intervention d'un parent, il se cache et ne reparaît qu'en 1797, participant le 15 août à une assemblée de 31 évêques constitutionnels à Paris [1]. À son retour dans la Manche, il reprend ses fonctions.

Après le Concordat de 1801, à la demande du consul Napoléon Bonaparte, il donne sa démission et figure parmi les douze évêques constitutionnels que le pape doit nommer à un nouveau siège [1]. S'étant rétracté à la demande du pape [1], il est alors nommé évêque concordataire de Valence (Drôme), et reçoit la croix de la Légion d'honneur le 16 messidor an XII.

À l'occasion de la victoire d'Austerlitz, il publie un mandement dans lequel il exalte le génie, le courage et la modération de Bonaparte. Cette pièce se termine ainsi : « Napoléon l'a dit, la paix sera glorieuse pour la grande nation et pour son chef ; mais cette fois, elle sera solide et durable ; et si sa générosité le porte à faire grâce à ses ennemis, sa grande âme saura lui inspirer les moyens de rendre nuls leurs efforts pour recommencer la guerre ». En réponse, l'Empereur le fait baron d'Empire le 18 juin 1809, avec transmission à l'un de ses neveux [1].

Après le retour des Bourbons en juillet 1815, fidèle aux principes de soumission que l'Église impose aux pasteurs et aux fidèles, l'évêque de Valence publie un autre mandement pour exhorter les habitants de son diocèse à l'union et à la concorde. Il a laissé la réputation d'un prélat charitable et pieux.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 et 1,5 « Barons et chevaliers de premier Empire : Bécherel », Revue de l'Avranchin, 1906, p. 234. (lire en ligne).

Sources

  • Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, Paris, 1773-1858.
  • Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889-1891.

Article connexe

Bibliographie

  • Jean Bindet, L'Évêque constitutionnel de la Manche : François Bécherel, Letellier, 1935.
  • Jean Bindet, François Bécherel, député à la Constituante, éd. Ocep, 1971.