Siméon Luce

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Siméon Auguste Luce, né à Bretteville-sur-Ay le 29 décembre 1833 [1] et mort à Paris le 14 février 1892, est un historien et homme de lettres de la Manche. C'est un spécialiste de la fin du Moyen Âge.

Carrière

Siméon Luce est diplômé de l'École des chartes à Paris en 1858 puis y a été enseignant.

Il a été archiviste aux Archives nationales et a participé aux travaux de nombreuses institutions consacrées à l'histoire et aux lettres, ses deux spécialités.

Il a été président de la Société de l'école des chartes, de la Société de l'histoire de France et de la Société des anciens textes français.

Les ouvrages de Siméon Luce sur le Moyen Âge demeurent des références encore aujourd'hui. Luce est incontestablement un des plus grands historiens du XIXe siècle.

Œuvres

La France pendant la guerre de 100 ans.
  • Histoire de la Jacquerie, 1859 et 1894
  • Chronique des quatre premiers Valois, 1327-1393, 1862
  • Histoire de Bertrand Du Guesclin et de son époque, 1876
  • Chroniques de J. Froissart, 1869-1879
  • Commentaire critique sur quatre années des Chroniques de J. Froissart et du règne de Charles V, 1878
  • Chronique du Mont-Saint-Michel (1343-1468), publiée avec notes relatives à la défense de la Normandie pendant l'occupation anglaise, Firmin-Didot, 1879-1883
  • Société des anciens élèves de l'École nationale des chartes, banquet du 28 mai 1879, 1879
  • Jeanne d'Arc à Domrémy : recherches critiques sur les origines de la mission de la pucelle, 1887
  • Rapport fait au nom de la Commission des antiquités de la France sur les ouvrages envoyés au concours de l'année 1890, 1890
  • Jeanne Paynel à Chantilly, 1892
  • La France pendant la guerre de Cent ans, 1890/1893
  • L'Éloge de Jean-François Millet, Cahiers culturels de la Manche, 1994
  • Les Clercs vagabonds à Paris et dans l'Ile-de-France sous Louis XI
  • Chronique normande du XIVe siècle

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Hommages et témoignage

Des rues perpétuent sa mémoire à Agon-Coutainville et à Bretteville-sur-Ay, celle-ci proposant chaque année également un salon des écrivains qui porte son nom.

Léopold Delisle signe la préface de la nouvelle édition posthume de l'Histoire de la Jacquerie avec ces mots :

- « L'Histoire de la Jacquerie est le travail par lequel Siméon Luce, de très regrettée mémoire, a débuté dans la carrière où il obtint de si éclatants et si légitimes succès. [...] Le résultat dépassa les espérances qu'avait pu concevoir le jeune élève de l'École des chartes. La thèse qu'il soutint au mois de novembre 1858, pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe, fut remarquée par les examinateurs. Elle ne tarda pas à être imprimée [et] valut à son auteur le grade de docteur. » Delisle conclut : « Des voies autorisées ont rendu hommage aux qualités supérieures dont les écrits de Siméon Luce portent l'empreinte et au dévouement dont il a fait preuve dans ses fonctions d'archiviste et de professeur ; elles ont rappelé en termes touchants la noblesse et la fermeté de son caractère, son admiration, poussée jusqu'à l'enthousiasme, pour les actes héroïques et pour les belles œuvres d'art, de littérature et de simple érudition. » [2].

Notes et références

  1. AD50, NMD Bretteville, 1833 – 1842 (5 Mi 1285), page 14/223 Acte de naissance n° 31 [ http://www.archives-manche.fr/ark:/57115/a011288085767NgR5sT/96a17062f8 (lire en ligne)].
  2. Siméon Luce, Histoire de la Jacquerie (nouvelle édition), Bibliothèque de l'École des chartes, volume 56, 1895, pp. 233 et 235.