Pierre-Jean de Caux

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Pierre-Jean de Caux de Blacquetot, dit « l'Aîné », né à Hesdin (Pas-de-Calais) le 21 décembre 1720, mort à Cherbourg le 18 août 1792, est une personnalité militaire de la Manche, membre du génie.

Biographie

Issu d'une famille du Ponthieu, comptant parmi les échevins d'Abbeville (Somme) en 1503 et installée à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais) au XVIIe siècle, il est le fils de Pierre de Caux, ingénieur en chef, et de Marie-Anne d'Arras [1].

Titulaire d'une commission de lieutenant en second au régiment de Pons à 14 ans, il poursuit ses études et intègre le génie en 1737 [2], comme ingénieur ordinaire et lieutenant réformé [1]. Il est affecté aux travaux du port de Cherbourg auprès de son père[3].

Au sein des brigades du génie au siège de Fribourg en 1744, il est blessé au bras par un coup de feu[2]. En 1746 [1], il participe à l'attaque d'Anvers, où il est à nouveau blessé, puis aux sièges de la ville et du château de Namur [2].

Il est capitaine réformé au régiment de Lyonnais le 1er avril 1747. Cette année-là, il est encore blessé au siège de Berg-op-Zoom et prend part à ceux des forts Frédéric-Henry, Lillo, Zumberg, et à la bataille de Lawfeld[1]. En 1748, il est grièvement blessé lors du siège de Maastricht [2].

Il est affecté à Arras en 1748, Port-Louis en 1749, Granville en 1750 [1].

Il est créé chevalier de Saint-Louis en 1751. Il sert au Havre pendant la campagne de 1756[2], et combat à la bataille de Krefeld en 1758, année où il est ingénieur en chef [2].

Il fait les campagnes d'Allemagne de 1758 à 1761[1]. Il coopère activement en 1761 à la défense de Dorsten, où il est fait prisonnier. Sa conduite lui vaut une pension de 500 livres sur le trésor royal [2].

Il est créé lieutenant-colonel, le 6 avril 1761, nommé colonel, en 1768, brigadier d'infanterie, le 3 janvier 1770 [2], et directeur des fortifications de Haute-Provence en 1772. Il est en poste à Lille en 1763 [1].

Il est nommé directeur des fortifications de Basse-Normandie en 1775[3], auxquelles on lui adjoint également celles de Bretagne entre 1776 et 1786 [1].

Avec Dumouriez, il privilégie le projet d'une rade restreinte, et le procédé des cônes empierrés de Cessart, contre le projet de vaste rade protégée par une digue de pierres perdues, promu par Louis de La Couldre de La Bretonnière.

Il est fait maréchal-de-camp, le 1er mars 1780 et commandeur de Saint-Louis en 1786 décoré par Louis XVI en personne lors de sa visite des travaux de la rade. Alors que le militaire reste assis du fait de ses infirmités [2], le Roi lui dit en lui remettant le cordon rouge : « Vous ne pouvez venir à Versailles ; j'ai voulu vous l'apporter » [1].

Il est mis à la retraite le 1er janvier 1791 [1] après la réorganisation du génie et meurt l'année suivante [2].

De son mariage avec Jeanne-Marie Bouillon des Forges, naît le 30 novembre 1749 à Cherbourg, Anténor-Jean-Pierre de Caux [4], qui sera officier de cavalerie [1].

Notes et références

  1. 1,00, 1,01, 1,02, 1,03, 1,04, 1,05, 1,06, 1,07, 1,08, 1,09 et 1,10 Anne Blanchard, Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3, 2,4, 2,5, 2,6, 2,7, 2,8 et 2,9 Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français : depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, vol. 4.
  3. 3,0 et 3,1 Revue de la Manche, n° 169, 2001.
  4. familysearch.org.

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