Louis des Rotours

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Louis Jules Auguste des Rotours, baron de Chaulieu, né à Saint-Martin-de-Chaulieu le 4 avril 1781 et mort dans la même commune le 7 juillet 1852 [1], est une personnalité militaire et politique de la Manche.

Biographie

Né au château de la Cour, il est le fils aîné d'un chevau-léger de la garde de Louis XVI, resté veuf après la naissance de son deuxième enfant. Il est instruit par l'abbé Renaud (†1835 à Fougères) jusqu'à la Révolution avant d'être envoyé en pensionnat à Louviers (Eure) jusqu'au décès de son père, alors qu'il avait ses quinze ans.

Louis des Rotours, âgé de 18 ans, répond à l'appel aux armes de monsieur de Frotté, commandant de l'armée royaliste en Basse-Normandie.

Élevé au grade de capitaine, commandant la première compagnie de la division Monceaux, il est blessé lors d'une attaque de Vire (Calvados). Sa longue convalescence verra la promulgation du traité de pacification qui mettra fin à la guerre. Il revient habiter le château de Chaulieu et s'y occupe de plantations et d'agriculture.

Il est maire de sa commune de naissance de 1808 à 1813.

En 1811, il est appelé à faire partie du collège électoral de la Manche et à commander les gardes d'honneur de l'arrondissement de Mortain. Il y est remarqué par Napoléon 1er qui l'engage à reprendre du service actif mais il s'y refuse de par sa position familiale et son ancienne blessure.

Il demande à entrer au Conseil d'État et le 7 mai 1812, il y est nommé en qualité d'auditeur. L'empereur lui restitue son titre de baron qui avait été octroyé à son père par Louis XVI en 1785.

Louis des Rotours rejoint la Grande Armée où il est détaché aux approvisionnements de toute sorte et en chevaux. Il assiste du quartier général aux batailles de Desde, de Leipzig et de Hanau. Épuisé par ces campagnes, il revient en Normandie et s'y trouve au moment du retour des Bourbons.

On lui refuse la croix de Saint-Louis promise par son général monsieur de Frotté.

Il est nommé sous-préfet de Cherbourg en 1815 avant de partir en 1820 comme préfet du Finistère avec la mission d'arrêter les trames révolutionnaires de Brest. Sa conduite lui vaut les félicitations personnelles de Louis XVIII. Il en est récompensé par l'octroi de la préfecture de la Loire en 1822.

Lors de la révolution de juillet, il quitte ses fonctions et se retire en son château de Chaulieu où il prend la direction d'une des ses fermes et s'implique dans l'agriculture. En 1842, il est élu à la présidence de la société d'agriculture de l'arrondissement de Mortain.

En 1848, il accède aux désirs des habitants de Saint-Martin-de-Chaulieu en acceptant le titre de maire de la commune, siège qu'il occupe jusqu'à sa mort.

Notes et références

  1. Acte de décès n° 16 - État civil de Saint-Martin-de-Chaulieu.

Source

  • Hippolyte Sauvage, « Notice biographique sur M. Louis des Rotours de Chaulieu », Annuaire du département de la Manche, volume 27,1855, p. 572-581(lire en ligne)