Léon Julliot de La Morandière

De Wikimanche

Révision datée du 1 janvier 2021 à 22:24 par MomoBot (discussion | contributions) (Renommage de la catégorie)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Léon Julliot de La Morandière.

Léon Francis Julliot de La Morandière, né à Granville le 9 septembre 1885 [1] et mort à Paris le 16 octobre 1968, est un homme politique et un universitaire de la Manche.

Biographie

Il est le fils d'Auguste Juillot de La Morandière (1857-1924), inspecteur de l'Enregistrement, et de Léonie Dufieux (1862-).

Adolescent, il souhaite être marin, mais, de constitution fragile, il opte pour le droit [2].

Il fait ses études supérieures à la Faculté de droit de Paris. Il en ressort docteur en soutenant en 1909 une thèse principale intitulée « De la réserve mathématique des primes dans l'assurance », puis en 1910 une thèse complémentaire intitulée « De la règle “Nulla poena sine legs” ».

Il est reçu deuxième au concours d'agrégation en novembre 1912.

Il fait sa carrière dans l'enseignement [3].

En 1911-1912, il enseigne à Alger [4], puis à Rennes (Ille-et-Vilaine) en 1912. Bien que n'ayant pas fait son service militaire, il s'engage pendant la Première Guerre mondiale et combat avec le 7e régiment d'artillerie : il est blessé au genou en juillet 1918 [2]. Après la guerre, il rejoint Strasbourg, redevenue française, et y enseigne le droit [4]. De 1918 à 1924, il est secrétaire général de la commission chargée de préparer la réintégration du droit français en Alsace-Lorraine [4].

Devenu professeur à la faculté de droit de Paris en 1922, il participe à la rédaction à différents travaux en lien avec le droit international [4].

Léon de La Morandière voyage beaucoup, en Pologne en 1927, en Italie en 1930, en Grande-Bretagne en 1932 [2], au Japon, où il dirige la Maison franco-japonaise à Tokyo de 1933 à 1936, et en Colombie en 1938, où il prépare la révision du code civil.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il devient résistant et intègre le réseau Combat avec pour pseudonyme Lamomo [2].

En octobre 1941, il devient directeur de l'Institut de droit comparé de l'université de Paris [4].

Il est nommé doyen de la faculté de droit de Paris le 1er décembre 1944 [2].

À la Libération, il est nommé au comité juridique du gouvernement provisoire de la République, puis en 1946 au Conseil d'État et au Conseil constitutionnel de 1946 à 1958.

Il préside en juin 1945, la commission de réforme du Code civil [3].

Il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques en juin 1946, au premier tour de scrutin et par 16 voix contre 10 à Marcel Plaisant [3]. Il siège au Conseil constitutionnel.

Il meurt en 1968, à 83 ans [5].

Il est le frère de Charles Julliot de La Morandière (1887-1971), historien.

Distinctions

Il est grand officier de la Légion d'honneur en 1955, médaillé de la Résistance et titulaire de la croix de guerre 1914-1918 avec palme.

Hommage

Il donne son nom à un lycée dans sa ville natale. Le 6 mars 2015, sa petite-fille Béatrice Delégue offre au lycée son épée d'académicien des sciences morales [6].

Notes et références

  1. - Acte de naissance n° 144 (lire en ligne).
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 et 2,4 « Qui était Léon Julliot de La Morandière ?», Ouest-France, 26 mars 2015.
  3. 3,0 3,1 et 3,2 Le Monde, 26 juin 1946.
  4. 4,0 4,1 4,2 4,3 et 4,4 René David, « Nécrologie : Léon Julliot de La Morandière », Revue internationale de droit comparé, n° 2, avril-juin 1969, p. 403-407 (lire en ligne).
  5. « Léon Julliot de La Morandière - In memoriam », Revue du département de la Manche, t. 11, fasc. 44, octobre 1969, p. 420-435.
  6. « Remise de l'épée d'académicien à La Morandière », Ouest-France, 10 mars 2015.

Articles connexes