Le Mont-Saint-Michel vu par les écrivains

De Wikimanche

Le Mont-Saint-Michel vu par les écrivains

Le Mont-Saint-Michel a inspiré de nombreux écrivains français et étrangers.

Paul Féval

Paul Féval (1816-1887) fait du Mont-Saint-Michel le cadre de son roman La Fée des grèves (1850) :

- « Le crépuscule se leva. Le Mont-Saint-Michel sortit le premier de l'ombre, offrant aux reflets de l'aube naissante les ailes d'or de son archange ; puis les côtés de la Normandie et de la Bretagne s'éclairèrent tour à tour. Puis encore une sorte de vapeur légère sembla monter de la mer qui se retirait et tout se voila, sauf la statue de saint Michel qui dominait ce large océan de brume. »

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert (1821-1880) parle du Mont-Saint-Michel dans Par les chants et les grèves (1886) :

- « La route de Pontorson au Mont-Saint-Michel est riante à cause des sables. L'horizon vide se prolonge, s'étale et finit par fondre ses terrains crayeux dans la couleur jaune de la plage... Des langues de sable, longues, aplaties l'une sur l'autre, se rident comme une onde sous de grandes couches... Les flots sont si loin, si reculés qu'on ne les voit plus. »

Théophile Gautier

Victor Hugo

Guy de Maupassant

Guy de Maupassant (1850-1893) a écrit La Légende du Mont-Saint-Michel (1882).

Henry de Montherlant

Henry de Monterlant (1895-1972) évoque Le Mont-Saint-Michel dans Par monts et par lettres :

- « Ici, tout se ligue pour nous ravir et pour nous en imposer : c'est grâce et magnificence, force et subtilité, ampleur et sveltesse. L'on ne sait si l'art a choisi ce lieu de la nature pour son apothéose, ou si la Nature s'est plu, tentée par la magnificence de l'art, à se parer ici de ses plus grands charmes. Chaque pierre a son passé, chaque pierre crie le génie de l'artisan qui l'a sculptée. Que de surprises ! que de contemplations ! que de ravissements ! Comme la mer rythme bien la voix des siècles ! »

Stendhal

Stendhal (1783-1842) a été très déçu par Le Mont-Saint-Michel, qu'il décrit ainsi dans Mémoires d'un touriste (1838) [2]:

- « En faisant à pied la longue montée qui précède les premières maisons d'Avranches, j'ai eu une vue complète du Mont-Saint-Michel, qui se montrait à gauche dans la mer, fort au-dessous du lieu où j'étais. Il m'a paru si petit, si mesquin, que j'ai renoncé à l'idée d'y aller. Ce rocher isolé paraît sans doute un pic grandiose aux Normands, qui n'ont vu ni les Alpes ni Gavarnie. Ce n'est pas eux que je plains ; c'est un grand malheur d'avoir vu de trop bonne heure la beauté sublime. »

Bibliographie

  • Henry Decaëns, « Visites d'écrivains et d'artistes au Mont-Saint-Michel durant la première moitié du XIXe siècle », Bulletin des Amis du Mont-Saint-Michel, n° 98, 1993
  • Collectif, Le Mont-Saint-Michel vu par les écrivains, Nouvelles éditions Scala, collection Pittoresques, mars 2017 (textes de L'Arioste, Madame de Sévigné, Genlis, Nodier, Viollet-le-Duc, Hugo, Chateaubriand, Stendhal, Mérimée, Flaubert, About, Féval, Gautier, Michelet, Collin du Plancy, France, Maupassant, Robida, Gourmont, Allais, Montherlant, Léautaud.)

Notes et références

  1. Théophile Gautier, Quand on voyage, éd. Michel Lévy Frères, 1865 (Lire en ligne).
  2. Stendhal, Mémoires d'un touriste, éd. Le Divan, 1838 (Lire en ligne).

Article connexe