Léon Laurens

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Léon Louis Laurens, né à Cherbourg le 19 octobre 1883 et mort dans la même commune le 11 août 1921 [1], [2], est un syndicaliste et une personnalité journalistique de la Manche.

Biographie

Né dans une famille pauvre de Cherbourg, il est apprenti typographe à 14 ans [3].

Il est embauché à l'imprimerie Le Maout, puis au journal Le Réveil [3].

Il s'engage tôt dans le combat social en créant en février 1904 une section des Jeunesses syndicalistes [3]. Il est nommé secrétaire général de la Bourse du travail de Cherbourg, puis secrétaire de l'Union départementale en 1906 [3].

Il étend son action au combat politique en rejoignant la SFIO (socialiste), la Libre pensée, la Ligue des droits de l'homme et la franc-maçonnerie. Il est à l'origine du journal qui promeut la défense des libertés, Le Travailleur, qui deviendra en 1910 L'Avenir de la Manche et dont il sera nommé rédacteur en chef en novembre 1913 [3].

Il quitte ses fonctions le 1er novembre 1913 pour prendre la direction de l'imprimerie de la Maison du Peuple et de l'Avenir.

Il est de tous les congrès nationaux corporatistes entre 1906 et 1912, dont celui donnant naissance à la Charte d'Amiens.

On trouve à ses côtés Maurel, Tillard et Orange en 1907, Mars, Tillard et Pinchon en 1911, Pinchon, Mars, Baudin et Lahaye en 1912.

Il est secrétaire au 3e congrès en juin 1909.

La Première Guerre mondiale le mobilise en mars 1915 mais il reste à Cherbourg et se montre très actif au sein du comité de la presse locale, écrivant des articles très virulents contre l'Allemagne, s'opposant ainsi à la ligne pacifiste défendue par Alexandre Burnouf [3].

En 1918, il est nommé secrétaire de la section socialiste cherbourgeoise [3]. Il lance son propre journal Le Crachin et perd des sympathies auprès du monde ouvrier qui le voit désormais comme un petit patron [3].

La scission de la SFIO le ramène au premier plan du combat social, aux côtés d'Alexandre Burnouf et d'Hippolyte Mars [3].

Il meurt prématurément à son domicile 25, rue Tour Carrée à Cherbourg le , âgé de trente-sept ans. Ses obsèques civiles sont célébrées le 13 août suivant [4], il est inhumé dans le cimetière de Cherbourg [5], [6]

Notes et références

  1. « Acte de naissance n° 656 », Archives de la Manche, archives communales de Cherbourg, registre de l'état-civil des naissances (1883), 3E 129/245, page 180/239.
  2. « Nécrologie », Cherbourg-Éclair du 12 août 1921, page 3.
  3. 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 3,6 3,7 et 3,8 Yves Le Floch, « Léon Laurens », Le Maitron, site internet, 24 novembre 2010 (lire en ligne).
  4. « Etat civil Cherbourg - Décès », Cherbourg-Éclair du 13 août 1921, page 3.
  5. « Obsèques de Léon Laurens », Cherbourg-Éclair du 14 août 1921, page 1 (lire en ligne).
  6. « Nécrologie », Le Crachin, 16 août 1921 .

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