Julien de Laillier

De Wikimanche

Portrait de 1728.

Julien de Laillier, né à Valognes le 12 février 1641, mort le 30 avril 1728, est une personnalité catholique de la Manche.

Après ses humanités au collège de Valognes, il fait ses études de théologie à Paris [1] où il obtient le titre de docteur de Sorbonne. Il est ordonné prêtre à l’âge de trente-cinq ans [1]. En 1677, il est nommé curé de sa paroisse natale et porte les titres de curé et official de Valognes, archidiacre du Cotentin et grand-vicaire du diocèse. En 1702, il est nommé supérieur de son séminaire [1]. Durant les quarante années de son ministère valognais, il fut le témoin de plusieurs événements importants tels que la suppression de la collégiale, le procès de Marie Bucaille et la fermeture du séminaire pour cause de jansénisme.

Mais si son nom reste attaché à l’histoire de Valognes, c’est surtout en raison de deux autres faits d’importance. Julien de Laillier est en effet à l’origine de la construction de l’hôpital général et de la bibliothèque publique de la ville. La construction de l’hôpital, commencée en 1687, a été décidée « pour le logement des pauvres, leur instruction en matière de religion et l’apprentissage d’un métier ». Le bon chanoine est surtout connu comme le fondateur de la bibliothèque créée le 10 novembre 1719. Considérant que « la lecture des bons livres est non seulement utile mais nécessaire aux personnes qui veulent se perfectionner dans les sciences », il fait don, à sa mort, de tous ses livres – quelques deux mille volumes – au séminaire de Valognes afin de constituer une bibliothèque qui revient à la ville en 1789.

Il démissionne en 1725 et se retire dans le séminaire de Valognes dont il est le supérieur depuis sa réouverture le 12 septembre 1702, après le décès de François Le Tellier de la Luthumière. Il y meurt en 1728.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 2, éd. Eurocibles, Marigny, 2001.