Jean-François Fortin

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Jean-François Fortin (2015).
Avec François Hollande (2016).

Jean-François Fortin, né à Coulonges-sur-l'Autize (Deux-Sèvres) le 12 janvier 1947, est une personnalité économique de la Manche.

Carrière professionnelle

Sorti en 1969 de l'École nationale de l'industrie laitière et agroalimentaire, il intègre la Coopérative laitière de la Gâtine et du centre-ouest (Colagaco) en qualité de directeur commercial, en 1973.

Il s'installe en Normandie en 1977 [1]. En 1985, avec Édouard Ambroise il réorganise les cinq coopératives de la Manche qui viennent de s'unir au sein des Maîtres laitiers du Cotentin, dont il prend la direction. Il recentre le groupe autour de trois usines (ultrafrais, fromages à pâte pressée, crème et beurre classés Isigny AOC) et le développe, lui permettant d'atteindre un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros (chiffres consolidés 2009), avec 1 300 coopérateurs et 2 670 salariés [2],[3].

En septembre 2014, il annonce son prochain départ des Maîtres laitiers du Cotentin [4].

Le 3 novembre 2016, il accueille François Hollande, président de la République, pour lui présenter la nouvelle usine en construction à Méautis.

Une de La Presse de la Manche du 18 mars 2015.

Engagement dans le milieu du football

Il préside l'AS Valognes.

Devenu entrepreneur à succès, il fait la connaissance de Guy Chambily, concessionnaire et président du Stade Malherbe de Caen, lorsqu'il lui achète des camions en 1993 pour le compte des Maîtres laitiers. C'est par son entremise qu'il entre dans l'actionnariat du Stade Malherbe [1].

Il est président du Stade Malherbe de Caen de 1996 à 1998 puis de 2002 à 2018 [5].

Il est impliqué dans un scandale de matchs dits « truqués ». Il est blanchi par la justice sportive en mars 2015 [6]. Le match Caen-Nîmes (1-1) du 13 mai 2014 concentrait l'essentiel des accusations, mais la commission de discipline de la Ligue nationale de football (LNF) affirme que M. Fortin « avait été simplement informé par l'un des salariés du club qu'un contact avait été pris par le Nîmes Olympique et qu'il avait mis un terme à la discussion et décidé qu'il était inenvisageable de donner la moindre suite à cette affaire » [6]. Le 13 septembre 2018, le tribunal correctionnel de Paris le condamne à quinze mois de prison avec sursis pour corruption passive et à une amende de 15 000 € avec interdiction d'exercer toute activité en lien avec le football pendant quatre ans [7]. Le 28 janvier 2020, la Cour d'appel de Paris le relaxe de tous les chefs d'inculpation [8].

Il est membre du conseil d'administration de la Ligue de football professionnel (LFP).

En 2018, alors que le Stade Malherbe atteint les demi-finales de la Coupe de France, il est évincé de la direction du club par son conseil d'administration [1].

Distinctions

Il est fait chevalier du Mérite agricole en 1995 et chevalier de la Légion d'honneur en 2002 par Hervé Gaymard.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 « SM Caen : Jean-François Fortin, un roman malherbiste », Ouest-France, site internet, 16 mai 2018 (lire en ligne).
  2. « Les 50 qui font bouger Cherbourg », L'Express, 30 octobre 2003 archive.
  3. « Les Maîtres Laitiers du Cotentin en marche vers les 200 000 t », Agra Alimentation, 30 septembre 2010.
  4. « Un départ dans l'air du temps », Ouest-France, 24 septembre 2014.
  5. « Un samedi soir dans les tribunes », L'Express, 6 octobre 2010. (lire en ligne) ».
  6. 6,0 et 6,1 Keyvan Naraghi et Nicolas Pratviel, « Matches présumés truqués : Nîmes paye le prix fort », AFP, 17 mars 2015, 20 h 51 ; « Caen-Nîmes : le président Fortin blanchi », La Presse de la Manche, 18 mars 2015.
  7. Philippe Mirkovic, « Foot : l'ex-président de Caen condamné », Ouest-France, 14 septembre 2018.
  8. « Soupçons de matchs truqués : l'ancien président du SM Caen Jean-François Fortin relaxé », La Manche Libre, site internet, 29 janvier 2020.

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