Centre hospitalier public du Cotentin

De Wikimanche

Hôpital Louis-Pasteur vu du fort du Roule.
Hôpital Simone-Veil de Valognes.

Le centre hospitalier public du Cotentin (CHPC) est une structure de santé de la Manche créée en 2006.

Il réunit administrativement depuis le 1er avril 2006 l'hôpital Louis-Pasteur à Cherbourg-en-Cotentin (711 lits, 1 600 agents) et l'hôpital de Valognes (268 lits, 400 agents), distants d'une vingtaine de kilomètres.

Sites

  • Valognes
    • Hôpital public (médecine, périnatalité, soins de suite...)
    • Résidence pour personnes âgées du Pays valognais

Histoire

En 2015, l'Inspection générales des affaires sanitaires (IGAS) rend un rapport dans lequel elle constate que le centre hospitalier ne parvient pas à équilibrer son budget depuis environ huit ans [1]. Elle chiffre son déficit structurel entre 15 et 20 millions d'euros, en dépit des aides conséquentes de l'État (15 millions d'euros en 2014) [1]. Pour elle, le CHPC se trouve dans « une situation extrêmement dégradée, due à la fois à l'activité en repli depuis plusieurs années et un accroissement des charges, notamment de personnel sur la période précédente, une démographie médicale pénalisante, un territoire fermé dans lequel le CHPC dispose d'une position dominante mais où il subit, comme la Polyclinique du Cotentin, des fuites sans pouvoir attirer des patients hors zone. » L'inspection conseille donc au CHPC d'accroître ses activités (hôpitaux de jour, unité cognitivo-comportementale, unité de soins palliatifs, recrutement de nouveaux spécialistes), de renforcer sa coopération avec la Polyclinique du Cotentin et d'améliorer sa productivité [1].

Activités

Les établissements regroupent 929 lits et places : 352 en médecine, 347 en Ehpad, 96 en soins de suite et de réadaptation (SSR), 57 en chirurgie, 51 en obstétrique, 26 en hospitalisation à domicile [2].

20 000 patients, Manchois pour 98 % d'entre eux, ont séjourné dans les établissements du CHPC, 5,8 jours en moyens. 45 134 hospitalisations et séances et 213 157 consultations externes ont été effectuées. Les cinq salles de naissance de la maternité de niveau III (réanimation néonatale) ont vu naître en 2016 1 855 bébés. Les urgences ont reçu 59 446 visites, dont 75 % aux urgences adultes, 16 % aux urgences pédiatriques et 9 % aux urgences gynécologiques. Les urgences cherbourgeoises reçoivent 125 visites quotidiennes en moyenne, et le Centre de soins non programmés de Valognes entre 25 et 30 [2].

782 000 repas ont été servis en 2016 : 361 709 aux patients hospitalisés, 253 864 aux résidents des Ehpad, 166 507 au personnel [2]. 1 245 tonnes de linges ont été traitées par la blanchisserie [2].

Budget

Avant la fusion, les budgets des deux établissements sont de 105 millions d'euros pour Cherbourg et de 15 millions d'euros pour Valognes [3].

En 2016, le déficit est de 8,5 millions d'euros pour 164,5 millions d'euros de dépenses [4].

Les dépenses sont réparties entre les charges de personnel pour 70 %, les dépenses médicales et pharmaceutiques pour 18 %, les dépenses hôtelières et logistiques pour 6 % et autant consacrés aux amortissements et frais financiers[2]

Effectifs

Le CHPC emploie 2 453 personnes, dont 308 médecins, 1 592 soignants, 279 agents techniques et ouvriers et 274 agents administratifs et sociaux éducatifs ; 81 % du personnel est féminin [2].

Directeurs

  • 2012-2019 : Maxime Morin
  • 2020-(en cours) : Séverine Kerrer

Administration

Adresse : rue du Trottebec
50100 Cherbourg-en-Cotentin
Tél. 02 33 20 70 00

Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 Thierry Dubillot, « Nouvelle feuille de soins pour l'hôpital », Ouest-France, 10 février 2015.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 « Le délai d'attente à Pasteur, maintenant sur Internet », La Presse de la Manche, 11 août 2017.
  3. « Création du centre hospitalier public du Cotentin », Observatoire des recompositions des activités des établissements de santé, Ministère de la Santé, 2016.
  4. Julien Munoz, « Centre hospitalier du Cotentin : un déficit de 8,5 millions d'euros pour 2016 », La Presse de la Manche, 4 juillet 2017.

Liens externes