Andrée et Maurice Lemarchands

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Andrée et Maurice Lemarchands forment un couple remarquable de la Manche.

Justes parmi les nations

Pendant l'Occupation, Maurice et Andrée Lemarchands sauvent la vie de Monique Krausz, une adolescente juive de quatorze ans.

En avril 1941, monsieur Krausz est arrêté et déporté un an plus tard à Auschwitz. En octobre de la même année, Monique Krausz est en pension dans une école située à une vingtaine de kilomètres.

Rentrant chez elle un jour de novembre, elle trouve les scellés sur la porte. La concierge a dénoncé sa mère aux Allemands qui l'ont arrêtée. Des voisins lui disent à Monique que les Allemands la cherchent. Mais craignant pour leur vie, ils l'abandonnent à son sort.

Monique retourne au pensionnat et fait appel à la directrice, qui la conduit elle-même à la gare et l'envoie chez ses cousins, Maurice et André Lemarchands, à Villedieu-les-Poêles. Leurs deux fils présentèrent l'adolescente comme une cousine.

Les Lemarchands lui procurent de faux papiers grâce auxquels ils la mettent un peu plus tard en pension dans une école catholique.

Un an plus tard, vers la fin de 1943, Monique interrompt ses études et revient chez eux. Ils l'accueillent une nouvelle fois malgré que le danger se soit accru. Un officier allemand a réquisitionné une des pièces de leur maison.

Monique Krausz vit chez Maurice et Andrée Lemarchands jusqu'à la Libération. Ce n'est qu'alors qu'elle apprend que Maurice est le commandant des forces de la Résistance dans la région.

Le 29 avril 1989, Yad Vashem décerne à Maurice et à Andrée Lemarchands le titre de Justes parmi les Nations.

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