Alexandre du Moncel

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Alexandre du Moncel, pair de France.

Alexandre Henri Adéodat du Moncel, comte, né à Helleville le 6 décembre 1784 [1] et mort à Martinvast le 20 octobre 1861 [1], est un personnalité politique et militaire de la Manche.

Biographie

Il descend de Bartole du Moncel, bâtisseur du château de Martinvast entre 1579 à 1581, et il est le fils de Jean-François, seigneur d'Estoubeville, comte du Moncel (1729-1809), brigadier des armées du Roi et capitaine au régiment des gardes françaises, et de Marie Anne Mérigot de Sainte-Fère († 1820).

Alexandre du Moncel entre à l'École polytechnique en 1804 et à l'école d'application de Metz en 1806.

Officier de génie en 1807, il est envoyé à Cherbourg. Il participe ensuite aux campagnes de la grande Armée de 1809, à Abesberg, Essling, et Wagram, dans l'état-major de Massena.

Après son rattachement à l'armée de Hollande en 1810, puis son renvoi à Cherbourg, il prend place dans le génie du 10e corps de McDonald en 1812, pour la prise de Dunebourg et la bataille de Riga. L'année suivante, il est des batailles de Lutzen en et Bautzen, lui valant le titre de chevalier de la Légion d'honneur. Chef d'état-major de Vandamme, il devient chef de bataillon après Kulm, et stationne à Dresde avec Gouvion-Saint-Cyr.

Directeur de génie à l'avènement de la Première restauration, rattaché à la maison militaire du roi, il est élu député de la Manche après les Cent-Jours, le 22 août 1815, et siège dans la minorité ministérielle.

Reprenant ses fonctions militaires en 1816 et nommé lieuteunat-colonel du génie le 1er janvier 1824, il est renvoyé à la Chambre des députés par le grand collège électoral de la Manche, le 24 novembre 1827, où il soutient le ministère libéral de Martignac.

Quittant la vie politique après la dissolution du 16 mai 1830, il est appelé en 1832 à la direction du génie de Cherbourg par intérim, puis titulaire en 1835, au titre duquel il présente un projet de fortification du port. Nommé colonel le 31 décembre 1835, il est promu maréchal de camp et commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur le 9 avril 1843, puis nommé pair de France le 21 septembre 1846. Il entre à la Société nationale académique de Cherbourg en 1831.

La révolution de 1848 le met à la retraite d'office comme général de brigade, et met fin à son mandat de neuf ans de conseiller général d'Octeville.

Le 5 juin 1820, il se marie à Hérouville-Saint-Clair (Calvados) avec Amélie de Magneville, qui lui donne un fils, Théodose (1821-1884).

Châtelain depuis 1820, il fait restaurer son domaine jusqu'en 1867, pour le rendre habitable, et ajouter quatre tours. Il supprime les douves et assèche les marécages pour transformer le jardin à la française en parc à l'anglaise. Parallèlement, il agrandit son exploitation agricole et travaille avec méthode à amélioration des sols en important des engrais à grandes quantités [2]. En 1821, il achète le bois du Mont du Roc, puis d'autres morceaux de la forêt de Brix [2]. De 150 hectares à l'origine, son domaine s'étend en 1840 sur 500 hectares, dont la moitié est occupée par des bois [2]. En 1851, sa ferme est promue « ferme-école du département », et l'on vient la voir de loin [2].

Il est maire de Martinvast de 1852 à la date de sa mort.

Il retrouve son siège de conseiller général entre 1852 et 1861, et intègre le conseil général de l'agriculture en 1852.

Veuf, il se marie en secondes noces avec Marie Léonette Julie de Revilliasc (1790-1868).

Bibliographie

  • Alexandre Henri Adéodat Du Moncel, Notice sur l'exploitation rurale de Martinvast près Cherbourg, Librairie veuve Bouchard-Huzard, Paris, 1845 (lire en ligne)

Sources

  • Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, 1866-1877.
  • Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Paris, 1889-1891.

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Acte de décès n° 31 - État civil de Martinvast.
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Jean-Ange Quellien, Le Cotentin : histoire des populations, éd. Gérard Montfort, 1983, p. 134-145.

Lien externe