Église Saint-Martin (Varouville)

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L'église Saint-Martin de Varouville

L'église Saint-Martin de Varouville est un édifice catholique de la Manche. Elle est également placée sous la protection de Saint-Clair.

Appartenant au XIIe siècle à la famille de Beaumont, elle est donnée aux moines de l'abbaye de Montebourg en 1163 pour desservir la chapelle de la Madeleine qu'elle vient de fonder à Néville-sur-Mer.

L'église présente un portail gothique portant, au-dessus de la porte d'entrée, la charité de Saint Martin formant tympan. Extérieurement, l'église est bâtie solidement avec de puissants contreforts. Le clocher en bâtière s'élève au dessus de ce portail. Le clocher est terminé 1710 comme en témoigne le millésime gravé au-dessus de l'une des fenêtres. Il abrite un cloche sur laquelle on peut lire les inscriptions suivantes :

  • d'un côté : 1888 SS Léon XIII pape Bénite par Mgr A.A. Germain Évêque de Coutances et Avranches En présence de M.M. Victor Lécluse curé de Varouville, Auguste Germain maire, J. Trohel Pt E. Guerrand secrétaire P. Renouf trésorier L Bouillon L. Lemoigne Fabriciens ; A. Havard à Villedieu
  • de l'autre côté : Nommée Azélie Marie Victorine Par l'Abbé Victor Lécluse Curé de Varouville Et Mme Jean TRohel née Azélie Cabart

Du côté sud, au niveau de la nef, le cadran solaire donne l'heure depuis 1669. À l'intérieur, sur la droite, est placée une piéta ainsi que les fonts baptismaux réintégrés après la Révolution.

Au bas du chœur, à droite, dans la muraille, figure une épitaphe à la mémoire du Révérend père Sanson, prédicateur jacobin ayant constitué la confrérie du Saint Rosaire, décédé en 1640.

Dans le sanctuaire, fermé par une grille basse, s'élève le maître autel en bois (l'ancienne chaire a servi à le confectionner) portant en bas relief Saint Pierre et Saint Paul, le tout rehaussé d'un retable constitué de deux pilastres cannelés à chapiteau ionique avec au-dessus une gloire rayonnante et deux pots à feu, au centre, le tableau de la résurrection du Christ de 1868.

Les vitraux du chœur, à gauche, rappellent Saint Louis avec le Bienheureux Thomas Hélye puis Notre Dame de Lourdes ; à droite remise du rosaire à Saint Dominique et apparition de la Sainte Vierge à La Saiette. Dans la nef, les vitraux rappellent les quatre évangélistes : Saint Jean, Saint Matthieu, Saint Luc et Saint Marc.

Les statues de la Sainte Vierge et de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus ont remplacé les petits autels. L'enfant Jésus de Prague est placé au bas de la nef, ainsi que Sainte Marie Madeleine Postel.

Dans la tourmente révolutionnaire, l'intérieur est entièrement dévasté, les fonts baptismaux vendus. Les statues échappent à la vindicte par la volonté d'une famille qui réussit à les cacher pendant toute cette période. Les cloches et les vases sacrés rejoignent le district de Cherbourg.

Ce n'est qu'en 1814 que des stalles et des bancs neufs garnissent dans le chœur. En 1849, la sacristie est relevée, les petis autels remis à neuf, le maître-autel et retable peints et dorés. Les statues de Saint Martin et Saint Sulpice prennent place de chaque côté.

À la fin du XIXe, une restauration complète est opérée sous l'impulsion de l'abbé Lécluse avec l'argent des paroissiens, des dons particuliers, une loterie, le gouvernement et le reste par le curé.

Dans les années 1960, des travaux importants ont été entrepris par la commune avec surélévation de la voûte, réfection de l'arcade plein cintre séparant la nef du chœur et remise à neuf des enduits.

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