Pont tournant de Cherbourg

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Le pont tournant.
Le pont tournant en manœuvre.

Le pont tournant de Cherbourg est un pont mobile de Cherbourg-en-Cotentin.

Situation

Il sépare l'avant-port de Cherbourg et le bassin du commerce. Il donne accès, à l'ouest, au quai de Caligny et au quai Alexandre-III, ainsi qu'au centre ville, et, à l'est, au quartier du Val de Saire.

Histoire

Alors que l'on décide de doter Cherbourg d'un bassin, en lieu et place de la lagune à l'embouchure de la Divette, les ingénieurs Pierre-Jean de Caux et Louis Roland Hüe de Caligny construisent entre 1738 et 1742 un premier pont tournant en bois à voie unique pour relier les deux rives[1].

Il est détruit en août 1758 lors de l'incursion anglaise et reconstruit en 1764 [2].

Il est rénové en 1881, puis amélioré en 1938 [2]. Il comporte deux volées de 15 m chacune se rejoignant au milieu de l'écluse [2]. Il est manœuvré à la main par des éclusiers, à l'aide de cabestans [2]. Il est toujours à voie unique.

En 1885, un pivot central est substitué au pont en bois. Le pont offre désormais deux voies et deux trottoirs [3].

Le 28 février 1897, le tramway y passe pour la première fois[3].

Le cortège officiel du Président Loubet au passage du pont tournant (1900).

Le pont est d'abord endommagé en 1940 par des bombardement d'avions anglais de la Royal Air Force (RAF) [3]. Il n'est remis en service qu'en 1942 [3]. Le 23 juin 1944, l'armée d'occupation allemande dynamite l'ouvrage [4]. Les Américains le remplacent provisoirement par un pont Bailey[3], qui ne permet qu'une circulation alternative [4].

Vue générale vers l'est.

Un nouveau pont tournant est construit en 1958 par l'ingénieur Charles Lainé, originaire de Tourlaville[1]. Il est inauguré le 24 mai 1958 par René Schmitt, alors maire de Cherbourg. Lors de la cérémonie, l'ingénieur en chef Maurice Gallien décrit le pont flambant neuf : « La volée, d'une longueur de 24 m, est équilibrée, au cours de la rotation, par une culasse de 11 m formant contrepoids. L'ouvrage comprend sept poutres principales solidarisées par des chevêtres transversaux et pèse 343 tonnes. Un système de basculement permet, avant rotation, de le dégager de ses appuis routiers et de le faire reposer sur son pivot et sur deux galets. Un moteur électrique assure le soulèvement et un autre la rotation. Toutes les manœuvres, y compris celles des barrières et de l'écluse, sont commandées à distance et durent environ une minute et demie. » [5].

Localisation

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Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Sentiers piétons, le guide de vos promenades, Communauté urbaine de Cherbourg, 2010.
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 J.-J. B, « Il suffit de passer le pont », Reflets n° 58, mairie de Tourlaville, juillet/août 2001, p.18-19.
  3. 3,0 3,1 3,2 3,3 et 3,4 Bernard Launey, Cherbourg 1900-1975, éd. La Dépêche, 1976, p. 41.
  4. 4,0 et 4,1 J.-J. B, « Le pont tournant au vingtième siècle », Reflets n° 58, mairie de Tourlaville, juillet/août 2001, p.17.
  5. La Presse de la Manche, 30-31 mai 1958.

Lien interne