Pierre Hébert

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Pierre Hébert, né à Breuville le 20 octobre 1742, mort à Paris le 25 juillet 1794 est une personnalité catholique de la Manche.

Biographie

Issu d'une famille très pieuse [1], Pierre Hébert est ordonné prêtre en 1766.

Précepteur dès 1767 dans une famille noble de Courbevoie (Hauts-de-Seine actuellement), il est nommé en 1769 desservant de la chapelle du village qui dépend alors de la paroisse de Colombes, dont il devient également vicaire. La bourgade prenant de l'importance avec la construction d'une caserne de Gardes-Suisses, il fait ériger la chapelle en église paroissiale (1784) et devient le premier curé de Courbevoie (1785). Il entreprend la construction de l'église actuelle en 1790, alors que la Révolution commence.

Ayant refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, il se réfugie à Paris en mars 1791 chez un sieur Tesson, originaire de Brix, puis emménage dans l'île Saint-Louis (qui devient peu après « l'île de la Fraternité »). Dénoncé en novembre 1793, il est arrêté, jugé et condamné à mort comme « ennemi du peuple » le 7 thermidor an II, associé à la « Conspiration des prisons ». Il est guillotiné le jour même à la barrière du Trône, en compagnie des poètes André Chénier et Jean-Antoine Roucher. Il est enterré dans une fosse commune au cimetière de Picpus [2].

Notes et références

  1. Le frère aîné de Pierre, Jean-Baptiste Hébert, est curé de Saint-Martin (Omonville-la-Petite) au moment de la Révolution et sa soeur, Marguerite Hébert, enseigne à l'école de Breuville. Ayant refusé de signer la Constitution civile du clergé, le premier émigre en Angleterre et la seconde continue d'enseigner dans la clandestinité. Leur neveu, Alexandre Hébert, encore acolyte au début de la Révolution, émigre et est ordonné prêtre à Londres en 1797. De retour à Breuville après le Concordat, il y décède en 1811.
  2. Auguste Piquemal, Pierre Hébert, premier curé de Courbevoie, guillotiné à Paris sous la Terreur, et ses successeurs, Champion, Paris, 1908.