Matronyme

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Un matronyme est un nom de famille ayant pour origine le nom de la mère : nom de baptême ou surnom féminin. Les matronymes constituent l'une des caractéristiques de l'anthroponymie de la Manche et du Calvados.

Deux principaux cas ont favorisé leur apparition : celui de la femme seule (femme abandonnée, mère célibataire, veuve non remariée) dont les enfants prenaient le nom, et celui de la femme ayant un statut social ou juridique plus important que celui du mari. À ces cas les plus courants s’ajoutait parfois le souci de distinguer les enfants nés de même père mais de mères différentes, ou encore un fils de son père en cas d’homonymie; enfin, la transmission du nom de la mère pouvait éventuellement indiquer le fruit d’un mariage clérical non canonique [1].

Origine et fixation des matronymes

L’emploi de matronymiques (surnoms individuels évoquant une ascendance féminine, signalés dans les textes médiévaux par la locution latine filius X « fils de X ») apparaît en Normandie à la fin de la première moitié du 11e siècle :

  • avec un nom de baptême féminin : signum Ansfredi filii Adle 1043 [2], Ansfredus filius Athle ~1050/1056 [2] « (le signe d’) Anfray, fils d’Adla / Athla (= Adèle) ».
  • avec un surnom féminin : Cristinus fil[i]us a la Contesse 1058 [3] « Christin, fils à la Comtesse », c'est-à-dire « la femme de Lecomte ». — Joscelino filio Pucele 1198 [4] « Josselin, fils de la Pucelle » (ce qui est en soi assez paradoxal).

Lorsque la marque de filiation filius X est absente, on peut parler de matronymes, dont les premiers représentants Normands apparaissent au 12e siècle, époque à laquelle certains de ces surnoms initialement individuels commencent à devenir transmissibles, et donc à se fixer en tant que noms de famille. Comme les autres surnoms, ils peuvent être introduits par le mot dictus « dit » à partir du 13e siècle. La fixation de ces noms est généralement achevée au 14e siècle.

  • matronymes précoces (12e-13e siècles) issus d’un nom de baptême : Roger Bencelinne 1198 [4]. — Nicholaus Aelais 1264 [5] « Nicolas Allais », c'est-à-dire « Adélaïde » (Hautteville-Bocage ou Orglandes). — Petro, quondam nato Ricardi Petronille 1280 [6] « à Pierre, fils de feu Richard Pernelle = Pétronille » (Le Rozel).

Beaucoup de matronymes sont cependant de fixation assez tardive, car la pratique de donner systématiquement le prénom de la mère comme nom de famille à un enfant né hors mariage fut très vivace en Basse-Normandie [7]; elle fut suivie par le clergé jusqu’au 18e siècle, et conservée par les officiers d’État civil jusqu’au 19e siècle. Ceci explique la forte proportion de matronymes issus d’un prénom de type récent, tel que Virginie, Sophie, Henriette, Angélique ou Euphrasie.

Les surnoms féminins (et les matronymes qui en sont issus) se rencontrent en Normandie à partir de la fin de la première moitié du 11e siècle; ils sont introduits par dicta ou dictus dès le milieu du 13e siècle. Il s’agit assez souvent de noms masculins (noms du père ou du mari) féminisés (on parlera alors de matronymes secondaires), mais on rencontre également un petit nombre de surnoms authentiquement féminins (matronymes primaires), particulièrement dans la catégorie des noms de parenté. Le mode de féminisation le plus courant est représenté par l’emploi de l’article féminin et l’ajout d’un -e graphique au nom initial, accompagné des modifications d’usage. Un certain nombre de suffixes féminins sont également employés, dont le plus usuel en Normandie est -esse; ce procédé de féminisation est resté très longtemps en vigueur en Normandie, comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres régions françaises.

  • surnoms féminins précoces (11e-13e siècles) : terra Goscelini Belatita ~1042/1049 [2] « la terre de Gosselin Belle-tante ». — Matildis dicta Beleaele 1277 [8] « Mathilde dite Belle-aïeule » (Lisieux, Calvados).
  • noms féminisés en -e : Odelina Decana 1198 [4] « Eudeline la Doyenne », épouse ou fille d'un Ledoyen. — Erenborc la Chapelainne 1198 [4], épouse ou fille d’un Chapelain ou Lechapelain. — Muriel la Devine 1203 [4], épouse ou fille d’un Devin ou Ledevin. — Emma dicta la Hardie 1258 [9] (bailliage de Cotentin), épouse ou fille d’un Hardy. — Terra Epyphanie la Haretele 1264 [10] (Hautteville-Bocage), épouse ou fille d’un Haretel. — Johanne la Marescote 1305 [11] (Gonfreville), épouse ou fille d’un Marescot, etc.
  • noms féminisés en -esse : Helouis Ladeinesse 1198 [4], épouse ou fille d’un Ledaim. — Muriel la Clergesse 1203 [4], épouse ou fille d’un Clerc ou Leclerc. — Letia la Porteresse 1228 [9], épouse ou fille d’un Portier ou Leportier. — Odelina la Blondesse 1241/1242 [12], épouse ou fille d’un Leblond, etc.

Ce phénomène de féminisation rend quasiment impossible le repérage de matronymes issus d’un nom féminin de profession ou d’activité, et laisse toujours planer un doute sur les surnoms et sobriquets de forme féminine : un nom de famille tel que Labergère peut aussi bien représenter « la bergère » que « la femme (ou la fille) de Berger »; de même, Ladouce ou Labelle correspondent soit à des Ledoux ou Lebel féminisés, soit à des surnoms, « la douce », « la belle ». Le seul point assuré est qu’il s’agit de matronymes.

Les matronymes aujourd’hui

C’est dans le Calvados, puis dans la Manche, que l’on rencontre actuellement le plus fort taux de matronymes en France. On pourrait penser que cette situation est une conséquence directe de la pratique relative aux enfants naturels évoquée plus haut (et il est certain qu’elle y a contribué de manière non négligeable), mais force est de constater que, dès le Moyen Âge, l’emploi de matronymiques et de matronymes semble plus fréquent en Normandie que dans d’autres régions.

On a, avec assez de vraisemblance, attribué ce phénomène, entre autres causes, à la pratique médiévale vivace, héritée des Scandinaves, du mariage more danico ( « à la mode des Danois » ), c’est-à-dire du concubinage parfois multiple, mais socialement accepté. Les enfants issus de ces unions, pour illégitimes qu’ils fussent, n’en jouissaient pas moins d’un statut légal assez favorable, et d’une remarquable intégration sociale [13]. On peut également ajouter qu’en Normandie, l’adoption par une femme du nom de son mari n’a jamais été systématique. En outre, on sait que dans notre région, les femmes jouissaient au Moyen Âge d’une situation sociale et économique tout à fait favorable; et le Grand Coutumier normand est justement célèbre pour avoir su préserver l’indépendance et le patrimoine féminin ( « bien de femme ne se perd pas » ) longtemps après la période médiévale [14].

Tableau triable des 50 matronymes normands les plus fréquents
(nombre d’abonnés d’après France-Télécom en 1996).
Les italiques signalent d’autres interprétations possibles.
Rang en Normandie
Noms
Manche
Calvados
Orne
Eure
Seine-Maritime
Total
2 Marie 1116 2676 262 267 450 4771
14 Jeanne 533 1016 63 77 371 2060
121 Anne 249 413 51 26 47 786
128 Nicolle 268 199 19 32 239 757
177 Mary 118 155 139 108 86 606
198 Catherine 154 303 33 28 48 566
251 Françoise 143 275 8 22 23 471
279 Madelaine 95 272 27 11 33 438
282 Bazire 173 108 10 36 105 432
284 Mabire 159 61 16 53 142 431
352 Alix 145 87 15 30 96 373
382 Marion 158 124 8 35 27 352
386 Mariette 117 108 24 22 74 345
414 Jouenne 191 53 22 28 37 331
467 Sébire 85 100 24 51 40 300
500 Orange 81 26 11 7 158 283
501 Robine 106 96 36 13 32 283
510 Hélaine 206 47 6 8 11 278
521 Jacqueline 77 136 3 10 49 275
547 Jouanne 90 73 20 25 55 263
553 Luce 91 30 11 15 115 262
558 Mabille 9 22 18 16 195 260
580 Marguerite 34 131 37 27 24 253
590 Allix 146 34 9 16 43 248
641 Suzanne 58 101 26 31 16 232
646 Ozenne 98 87 0 6 40 231
653 Laurence 87 21 3 14 104 229
681 Marguerie 101 92 15 5 8 221
707 Guillaumette 77 86 0 17 35 215
708 Julienne 46 78 56 16 19 215
719 Madeleine 61 107 19 6 20 213
775 Belliard 64 55 17 9 52 197
817 Ameline 57 85 11 11 26 190
839 Basille 0 2 1 6 175 184
889 Collette 74 47 10 17 26 174
893 Perrotte 83 27 24 17 23 174
921 Aubourg 3 14 3 5 145 170
922 Berthe 3 25 8 24 110 170
939 Dorange 64 11 1 5 85 166
966 Roberge 12 87 12 7 45 163
974 Louise 82 54 13 5 8 162
975 Barbe 39 39 22 28 33 161
1005 Agnès 83 28 12 13 19 155
1013 Margueritte 39 76 19 2 18 154
1014 Perrée 52 55 3 37 7 154
1017 Aubrée 40 63 3 30 17 153
1025 Thomine 89 47 5 2 10 153
1031 Gillette 56 66 11 3 16 152
1042 Thomasse 30 96 7 11 7 151
1078 Guillotte 81 35 3 4 24 151

L’exemple de Marie

Historique

Des relevés effectués en 1996 d’après l’annuaire de France-Télécom montrent que le champion toutes catégories est indubitablement le nom de famille Marie, porté à cette époque par 4.771 abonnés, soit environ 12.000 porteurs effectifs. Ceci le met en Normandie en deuxième position, immédiatement après Lefebvre (15e en France) et devant Martin (1er en France), alors que Marie n’occupe que le 77e rang pour la France métropolitaine, où ce nom représente néanmoins le plus fréquent matronyme.

En Normandie même, la fréquence de Marie est très variable selon les départements : dans le Calvados, où l’on en relève le plus grand nombre, Marie tient le premier rang devant Martin et Jeanne. Il est également premier dans la Manche, où il précède Hamel et Simon. Mais il n’est que 8e dans l’Orne (où le tiercé gagnant est Martin, Duval et Durand), 17e dans l’Eure (où s’imposent respectivement Lefebvre, Leroy et Martin) et 70e en Seine-Maritime (pays d’élection de Lefebvre, Petit et Duval). Si l’on ajoute à ces 4.771 attestations les 606 Mary, qui doivent dans la plupart des cas représenter une variante graphique [15] de Marie, on atteint le total de 5.377 abonnés, ce qui ne lui permet cependant pas de détrôner Lefebvre combiné à Lefèvre (7.614 attestations en 1996) [16].

Cette première place parmi les matronymes issus d’un nom de baptême féminin ne correspond cependant pas à la situation qui prévalait en Normandie au Moyen Âge, où Aalis et ses variantes (formes populaires d’Adélaïde) tinrent longtemps le haut du pavé (12e-13e siècles), avant d’être supplantées par Jehanne (13e-14e siècles). L’emploi de Marie, en tant que référence au nom de la Vierge, était alors tabou ou presque, et ne s’est vraiment développé qu’à partir des 15e-16e siècles, pour s’imposer au 17e, et dépasser (parfois de très loin) la fréquence de 50% aux 18e et 19e siècles. C’est donc un usage tardif du nom de baptême qui s’est cristallisé dans les attestations modernes de Marie. En tant que matronyme, ce nom correspond effectivement, pour la très grande majorité de ses attestations, à la pratique ecclésiastique bas-normande évoquée plus haut, consistant à employer le prénom de la mère d’un « enfant naturel » (y en avait-il déjà d’artificiels à cette époque ?) pour en faire un nom de famille révélateur.

Ceci dit, quoique rares initialement, les matronymiques en Marie sont néanmoins attestés en Normandie dès le 11e siècle : ainsi par exemple, Rodulfus filius Marie avant 1070 [17], Rodulfus filius Mariæ ~1080/1083 [18]; Willelmus socius Radulfi filii Marie 1203 [19] « Guillaume, associé (ou serviteur) de Raoul fils de Marie ». Les matronymes proprement dits se relèvent à partir du début du 13e siècle : Ricardus Marie 1203 [20]; Johannes Marie 1279 [21] (Doux-Marais, aujourd’hui Sainte-Marie-aux-Anglais, Calvados); Radulfus Maria 1290/1299 [22] (Saint-Georges-en-Auge, Calvados), etc.

Noms composés

Étant donné la fréquence du nom de famille Marie, il n’est pas surprenant de constater qu’un certain nombre de ses représentants sont du type Marie dit X… : en effet, les trois quarts des noms normands de cette forme (types Louis dit Picard, Jeanne dit Fouque, etc.) sont constitués, en ce qui concerne le premier élément, de noms de famille issus d’un nom de baptême ou d’un prénom récents, dont 30% de matronymes tardifs, et environ 65% de noms masculins donnés par l’assistance publique à des enfants trouvés ou abandonnés (le premier prénom servant de patronyme). Il s’agit donc, pour la plupart, de noms très répandus, auxquels un usage relativement récent à ajouté un second élément afin de distinguer différentes familles homonymes, voire différentes branches d’une même famille, ou encore pour officialiser un surnom sous lequel le personnage était mieux connu.

En ce qui concerne Marie, les principaux noms de ce type existant en Normandie sont Marie dit Asse; Marie dit Aumont; Marie dit Azé; Marie dit Beaufils / Marie-dit-Beaufils; Marie dit Briquet; Marie dit Brossard; Marie dit Calais; Marie dit Châtel; Marie dit Chirot; Marie dit Dalet; Marie dit Deslandes; Marie dit Dinard; Marie dit Frémin; Marie dit Guilmain / Marie dit Guilmin / Marie dit Guillemin; Marie dit Hommet; Marie dit Lemesle; Marie dit Liot; Marie dit Philippe; Marie dit Robin, auxquels il faut sans doute ajouter Mary-dit-Cordier; Mary dit Marinier / Mary dit Marignier. Parmi ceux-ci, et par ordre de fréquence, sont caractéristiques de la Manche les noms Marie dit Beaufils, Marie dit Liot, Marie dit Calais et Marie dit Dinard.

Un autre cas est représenté par les prénoms composés. Ceux-ci, on le sait, sont d’apparition tardive en France. Si certains d’entre eux, comme Jean-Baptiste, Jean-Jacques, Jean-François ou Marie-Madeleine, sont déjà bien attestés au 17e siècle, la plupart n’apparaissent qu’au siècle suivant, et ne deviennent fréquents qu’au cours de la seconde moitié du 18e siècle. C’est donc de cette époque (17e-18e siècles) qu’il faut dater les quatre exemples de prénoms composés en Marie- devenus matronymes en Normandie, tous de très basse fréquence : Marie-Angélique, Marie-Cardine, Marie-Louise [23] et Marie-Magdeleine (mais aucun d'entre eux, à notre connaissance, n'est attesté dans la Manche).

Une troisième catégorie de composés correspond à l’adjonction d’un surnom au nom de baptême ou au prénom. Notre principal exemple n’est apparemment attesté qu’en Seine-Maritime. Il s’agit de Malmary, composé de l’ancien français male “mauvaise” + Marie, soit « la mauvaise / méchante Marie ». Le maintien de [l] dans ce nom montre qu’il s’agit bien d’un féminin (un emploi masculin de l’adjectif mal eût abouti à la forme °Maumary, non attestée).

Noms dérivés

Enfin, le nom de baptême médiéval Marie se manifeste également par la fixation matronymique parfois ancienne de divers dérivés diminutifs. Citons entre autres Marion, que l’on trouve attesté en Normandie dès le 13e siècle : ainsi, Cecilia Marion de Cost[entino] ou Cost[entia / -entiis] 1243 [24], « Cécile Marion, du Cotentin » ou « de Coutances »; Jehan Marion 1476 [25] (Grestain, aujourd’hui Fatouville-Grestain, dans l'Eure). Ce nom, nettement centré sur la Manche et le Calvados, figurait en 1996 au 12e rang des matronymes normands, et au 382e de tous les noms de famille de cette région. Il était suivi de très près par Mariette, de formation vraisemblablement plus tardive mais de même répartition géographique. Il figurait à cette même date au 13e rang des matronymes et au 386e de l’ensemble des noms de famille (voir le tableau triable ci-dessus).

Annexes

Voir aussi

Sources

  • Le contenu de cette page reprend en grande partie celui de l'article de Dominique Fournier, « Matronymes normands », in Histoire et Traditions Populaires n° 89 (mars 2005), p. 53-62.
  • Sur les matronymes normands, on pourra consulter en outre Dominique Fournier « Matronymes augerons », in La femme en Normandie, Actes du XIXe Congrès des Sociétés Historiques et Archéologiques de Normandie (Lisieux, 28 octobre-1er novembre 1984), Archives Départementales du Calvados, Caen, p. 63-69; « L’anthroponymie féminine dans le Calvados », in Onomata XI, Ελληνικης Ονοματολογικης Εταιρειας, Athènes, 1987, p. 128-136; « Matronymes et prénoms féminins du Pays d’Auge », in Le Pays d’Auge, association « le Pays d’Auge », Lisieux : I (avril 1987) p. 23-26; II (septembre 1990), p. 25-30; III (octobre 1991), p. 23-28; « Génèse et distribution des matronymes en Normandie », in Actes du Colloque IV PATROM (Dijon, 24-26 septembre 1990), Tübingen, 1992, 29-68 (Patronymica Romanica, vol. 6).
  • La question des matronymes est abordé d’une manière générale dans Dominique Fournier, Aspects de l’anthroponymie féminine en France, Helmut Buske Verlag, Hambourg, 1990 (Études de phonologie, phonétique et linguistique descriptive du Français), ainsi que dans Dominique Fournier « Anthroponymie féminine : questions de typologie et de terminologie », in Proceedings of the XVIIth International Congress of Onomastic Sciences (13-18 August 1990), t. I, the University of Helsinki and the Finnish Research Centre for Domestic Languages, Helsinki, 1990, p. 329-336.

Notes et références

  1. Cf. David Herlihy, « Land, family and women in continental Europe, 701-1200 », in Traditio XVIII, 1962, p. 89-120, réimpr. in S. M. Stuard, Women in medieval society, Philadelphia, 1976, p. 13-45.
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), MSAN XXXVI, Caen, 1961.
  3. E. Anquetil, Le Livre Rouge de l’évêché de Bayeux, Manuscrit du XVe siècle, Bayeux, t. I 1908, t. II 1911.
  4. 4,0, 4,1, 4,2, 4,3, 4,4, 4,5 et 4,6 Léchaudé D’Anisy et Antoine Charma, Magni Rotuli Scaccariæ Normanniæ sub regibus Angliæ, pars secunda, Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, 2e série, 6e volume (XVI), Paris, 1852.
  5. Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 321, § 190.
  6. Julie Fontanel, op. cit., p. 97, § 2.
  7. Cf. Fernand Lechanteur « Matronymes en Basse-Normandie », in Actes du 3e Congrès International de Toponymie et d’Anthroponymie III, Louvain, 1951, p. 756-763. L’auteur montre en particulier que les noms de ce type sont centrés sur le Bessin et le Saint-Lois.
  8. Olivier Buon, Lisieux du début du XIIIe s. au milieu du XIVe s. Notes d’histoire urbaine, Caen, 1993 [mémoire de maîtrise dactylographié].
  9. 9,0 et 9,1 Léopold Delisle, Recueil de jugements de l’Échiquier de Normandie au XIIIe siècle, Paris, 1864.
  10. Julie Fontanel, op. cit., p. 267, § 140.
  11. Julie Fontanel, op. cit., p. 349, § 218.
  12. Léopold Delisle, Le cartulaire normand de Philippe-Auguste, Louis VIII, saint Louis et Philippe le Hardi, MSAN XVI (2e série, 6e vol.), Paris, 1852.
  13. Cf. Fernand Lechanteur, « Les noms de famille féminins », in La Normandie traditionnelle II, OCEP, Coutances, 1985, p. 155.
  14. Cf. Dominique Fournier, Aspects de l’anthroponymie féminine en France, Études de phonologie, phonétique et linguistique descriptive du Français, Helmut Buske Verlag, Hamburg, 1990, p. 95-96.
  15. Mais certainement pas anglo-saxonne, comme on aurait (trop) tendance à le croire.
  16. Toutes ces statistiques (ainsi que celles qui précèdent) sont principalelment tirées de Dominique Fournier, Dictionnaire des noms de famille de Normandie les plus fréquents, OREP éditions, Cully, 2008.
  17. Lucien Musset, Les actes de Guillaume le Conquérant et de la Reine Mathilde pour les abbayes caennaises, Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie XXXVII, Caen, 1967, 128, § 20.
  18. Lucien Musset, op. cit., p. 107, § 14.
  19. Léchaudé D’Anisy et Antoine Charma, op. cit., p. 93a
  20. Ibid., p. 89b.
  21. Christophe Maneuvrier, « Les possessions de l’abbaye de Grestain dans la vallée de la Dives (XIe-XIIe s.) », in Bulletin de la Société historique de Lisieux n° 35, juin 1996, p. 28-35.
  22. Fonds de l'Abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados), Archives départementales du Calvados, H7077.
  23. Une origine antillaise est également possible pour ce nom de famille.
  24. Léopold Delisle, Recueil de jugements de l’Échiquier…, p. 162, § 716.
  25. Charles Bréard, L’abbaye de Notre-Dame de Grestain de l’ordre de Saint-Benoît à l’ancien diocèse de Lisieux, A. Lestringant, Rouen, 1904, p. 296, § LIV.