Charles Antoine Gabriel Guillois

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Charles Antoine Gabriel Guillois, né à Paris le 7 thermidor an III et mort le 19 mai 1860, est un marin de la Manche.

Biographie

Fils du littérateur Marc-François Guillois, Charles Guillois entre en 1811 à l'École spéciale de marine de Brest (Finistère). Aspirant en 1815, le Moniteur vante ses mérites à l'occasion de l'incendie de Constantinople (Turquie). Il est enseigne de vaisseau à partir de 1819. Il navigue au Brésil et dans la mer des Indes puis est nommé lieutenant de vaisseau en 1825, participe à la bataille de Navarin (baie située au sud-ouest du Péloponnèse, Grèce) en 1827 à bord de la frégate l'Armide[1].

Il participe à l'expédition d'Alger en 1830, et à l'escadre qui force l'entrée du Tage l'année suivante [1].

Promu alors au grade de capitaine de corvette, il devient capitaine de vaisseau en 1840, et remplit les fonctions de chef d'état-major d'une flotte de 20 vaisseaux. Il est employé, de 1842 à 1844, au dépôt des cartes et plans de la marine, avant d'être appelé au commandement du vaisseau le Marengo jusqu'en 1846 [1].

Il est nommé contre-amiral en 1850 et passe, du Conseil d'amirauté dont il était secrétaire à celui des travaux de la marine. Envoyé à Brest, en 1851, comme préfet maritime intérimaire, il reçoit les mêmes fonctions comme titulaire au port de Cherbourg et préside à l'achèvement des travaux de la digue et à ceux du creusement des bassins [1].

En mars 1854, à la veille de la guerre contre la Russie, le ministre de la Marine, Théodore Ducos, l'appelle à la direction de son cabinet et des mouvements de la flotte. Il conserve le même poste auprès de l'amiral Hamelin [1].

Le contre-amiral Guillois, par décret du 29 décembre 1855 [2], est nommé grand officier de la Légion d'honneur. Placé dans la section de réserve, il est conseiller d’État à partir de 1858 [1].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 et 1,5 Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains (Deuxième éd. entièrement et considérablement augmentée), L. Hachette (Paris), 1861.
  2. LH/1240/81, Archives nationales.