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Émile Escande

De Wikimanche

Émile Marie Antoine Escande, né à Brest (Finistère) le 15 novembre 1838 et mort à Cherbourg le 23 janvier 1912, est une personnalité militaire liée à la Manche.

Carrière

Il entre à l'École navale à dix-sept ans [1].

Promu lieutenant de vaisseau en 1870, il prend part à la défense de Paris à la tête d'une compagnie de fusiliers-marins en 1870-1871.

En 1873, il est l'aide de camp du contre-amiral de Surville [2]

En 1877, il commande le transport le Cher, à Cherbourg [3]. Il est fait capitaine de frégate en 1879 [4].

À partir de 1883, il commande le Beautemps-Beaupré, qu'il conduit à Madagascar et avec lequel il bombarde et prend Vohémar [1]. Il est nommé au commandement supérieur de cette province par l'amiral Miot et promu capitaine de vaisseau à la suite de cette campagne, en 1885 [5].

En 1887, il est nommé au commandement du croiseur Duguay-Trouin à Cherbourg [6]. L'année suivante, il commande le croiseur Seigneley au Levant [7].

En 1891, il devient directeur des défenses sous-marines à Cherbourg [8]. Élevé au grade de contre-amiral en 1893 [9], il devient major général de la marine de Cherbourg en 1894 [10].

En 1895, il remplit les fonctions de préfet maritime par intérim en l'absence de Jules de Cuverville [11].

En 1897, il est nommé au commandement en chef de la division navale de l'océan Atlantique [12]. Il exerce ces fonctions jusqu'en 1899 [13]. Cette année-là, il est nommé (en mars) au commandement de la division des garde-côtes cuirassés de l'escadre de la Méditerranée [14], mais n'y reste pas très longtemps, puisqu'il est autorisé à fixer sa résidence à Cherbourg en septembre [15]. Il est placé dans le cadre de réserve le 15 novembre 1900 [16].

Il est l'oncle de l'enseigne de vaisseau Robin, disparu dans la catastrophe du Farfadet en 1905 [17].

Distinctions

  • Légion d'honneur (commandeur)
  • Mérite naval espagnol (grand croix)
  • Ordre de Saint-Stanislas de Russie

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Le Gaulois, 26 janvier 1912.
  2. Le Siècle, 7 mars 1873.
  3. L'Estafette, 6 mars 1877.
  4. L'Estafette, 11 mai 1879.
  5. Journal officiel de la République française, 5 juillet 1895.
  6. La Nation, 22 septembre 1887.
  7. Le Soir, 22 août 1888.
  8. Journal officiel de la République française, 13 novembre 1891.
  9. Le Mot d'Ordre, 25 juillet 1893.
  10. Journal officiel de la République française, 7 février 1894.
  11. Le Journal, 28 juin 1895.
  12. Journal officiel de la République française, 22 mars 1897.
  13. La Croix, 21 avril 1899.
  14. Le Petit Marseillais, 10 juillet 1899.
  15. Le Matin, 3 septembre 1899.
  16. La Croix, 1er novembre 1900.
  17. Le Petit Parisien, 10 juillet 1905.