Usines Dior : Différence entre versions

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Ils implantent plusieurs usines dans l'Ouest de la France comme à Landerneau (Finistère) et à Saint-Marc (Finistère), près de Brest. La troisième génération, formée de Maurice, père de [[Christian Dior]] et [[Lucien Dior (1867)|Lucien Dior]], prend en [[1893]] les rênes de l'entreprise, diversifiée dans la fabrication d'acide sulfurique pour les superphosphates, puis à tous degrés de concentration, d'acides nitrique et muriatique, de sulfates de soude, de fer, de plomb et de cuivre, puis la fabrication à Rennes de cristaux de soude, de lessives, dont la marque Saint-Marc, et d'eau de javel Dior. Prospère, l'entreprise emploie jusqu'à 500 ouvriers sur son site granvillais de 11 hectares, le long du [[Bosq]], sous le nom de Société des usines Saint-Nicolas, Dior fils et Cie à partir de [[1905]] <ref name=ad50/>.  
  
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Logo des usines Dior.
Site de Granville vers 1926.

Les usines Dior sont une ancienne entreprise de la Manche, installée à Granville.

Histoire

La communication de l'entreprise a fait naître les usines Dior en 1832. À cette date, Louis-Jean Dior (1812-1874), cultivateur et maire de Savigny-le-Vieux, fonde à Saint-Hilaire-du-Harcouët la Maison Dior, consacrée au commerce d'engrais, probablement de guano importé importé d'Amérique du Sud, et du noir, élaboré à partir de la combustion d'os d'animaux [1].

Il se lance ensuite dans le négoce puis la fabrication d'engrais naturels. En 1860, il obtient le marché de la récolte des boues domestiques de Granville, qu'il revend aux agriculteurs une fois transformées et fermentées [1].

En 1864, naissent réellement les usines Dior avec la société L. Dior Frères, fondée par Louis et ses fils Louis et Lucien, consacrée à la production du superphosphate et d'engrais d'origine naturelle[1], à partir du noir animal, puis à base de boues domestiques, humaines ou animales, et d'algues [2].

Lucien quitte Saint-Hilaire pour Granville. La première mention d'une production d'engrais remonte à 1868, sur le terrain de M. Angé, beau-père de Lucien, au Val-ès-Fleurs. La construction d'un dépôt de résidus et d'une usine d'engrais artificiels est refusée par la municipalité granvillaise en 1870, et réalisée à Saint-Nicolas-près-Granville en 1873 [1].

Pionnière de l'importation des guanos du Pérou et de la fabrication du guano dissous, la société Dior est aussi la première à vulgariser en France l'emploi des scories de déphosphoration[2] qui sont mélangées à l'acide sulfurique [1].

Les frères Dior conservent le marché des boues urbaines de Granville et développe la production d'engrais, bénéficiant de la liaison de l'usine et du port de Granville aux chemins de fer de l'Ouest. En 1876, Dior frères est dirigé par cinq frères Louis, Lucien, Armand, qui s'en retire en 1887, Alexandre et Victor. En 1890, suite au décès de Victor et au retrait de Louis, l'entreprise devient Dior frères et fils. L'année suivante, Lucien cède également sa place [1].

Ils implantent plusieurs usines dans l'Ouest de la France comme à Landerneau (Finistère) et à Saint-Marc (Finistère), près de Brest. La troisième génération, formée de Maurice, père de Christian Dior et Lucien Dior, prend en 1893 les rênes de l'entreprise, diversifiée dans la fabrication d'acide sulfurique pour les superphosphates, puis à tous degrés de concentration, d'acides nitrique et muriatique, de sulfates de soude, de fer, de plomb et de cuivre, puis la fabrication à Rennes de cristaux de soude, de lessives, dont la marque Saint-Marc, et d'eau de javel Dior. Prospère, l'entreprise emploie jusqu'à 500 ouvriers sur son site granvillais de 11 hectares, le long du Bosq, sous le nom de Société des usines Saint-Nicolas, Dior fils et Cie à partir de 1905 [1].

Vue aérienne des usines Dior (1925).

Son siège transféré à Paris en 1911, où le député Lucien Dior est installé, l'entreprise devient en 1923 la Société anonyme des usines Dior (SAUD), sous la direction de Lucien, puis de son fils, Jacques, à partir de 1932 [1].

Mais après la Grande dépression de 1929, l'entreprise éprouve de graves difficultés qui amènent les Dior à la vendre.

Sous le nom de Société des fertilisants de l'ouest (Sofo) en 1958, puis Société générale des engrais en 1973 [1] et Soferti à partir de 1988, filiale de GPN-Grande paroisse du groupe Elf Atochem, puis Total, l'usine poursuit son activité fabriquant l'engrais Dior 98 jusqu'au début des années 1980. L'activité de granulation est arrêtée en 1994, puis celle de fabrication d'acide sulfurique en 1996. Le site ne conserve que la formulation et l'ensachage de produits, principalement la litière pour animaux de ferme Biosuper, jusqu'à sa fermeture définitive le 13 février 2007.

Le site est déconstruit fin 2008.

Bibliographie

  • Florence Lecellier, « La famille Dior, une famille à l'esprit d'entreprise », Revue de l'Avranchin et du Pays de Granville, t. 77, n° 384, septembre 2000, p. 209-230.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 et 1,8 Exposition Les Dior avant Dior. Saga d'une famille granvillaise, Archives départementales de la Manche, 12 février-30 avril 2005.
  2. 2,0 et 2,1 « La Manche », numéro spécial, supplément de L'Illustration économique et financière, 28 août 1926.

Liens internes

Lien externe