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« Tamerville » : différence entre les versions

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'''Tamerville''' est une commune du département de la [[Manche]].
'''Tamerville''' est une commune du département de la [[Manche]].


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{{Commune/2015
{{Commune/2015
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== Histoire ==
==Géographie==
===Antiquité===
Le [[Merderet]] prend sa source près du Hameau Touraine à Tamerville. Avec son affluent le ruisseau de [[Coeffe (ruisseau)|Coeffe]], il sépare partiellement Tamerville et [[Huberville]].
Une dalle prétendument gallo-romaine est découverte en [[1837]], près de l'Arche de Chiffrevast <ref>[[Jean-Louis Adam]], « Valognes », ''Cherbourg et le Cotentin'', Impr. Émile Le Maout, Cherbourg, 1905, p. 592.</ref>. Son authenticité est fortement discutée, elle serait un faux, « une blague faite à un érudit »<ref>[https://www.academia.edu/17463064/Les_collections_gallo_romaines_du_mus%C3%A9um_de_Cherbourg_Catalogue_de_79_pages Les collections gallo-romaines du muséum de Cherbourg,] (.pdf) Catalogue de 79 pages, Page 68.</ref>. Elle est cependant conservée au [[Musée Emmanuel-Liais]] à Cherbourg.


===Moyen-âge===
La commune est traversée par la [[Gloire]], le [[ruisseau de Franqueterre]] et son affluent le [[ruisseau de Canteraine]].
Vers [[1330]], c'est un certain Nicol de Chiffrevast<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54249211/f318.item Dictionnaire de la noblesse :] contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France. Tome 1 / par de La Chenaye-Desbois et Badier page 581</ref> qui est seigneur de Tamerville<ref>[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k486948k/f427 Mémoires de la Société nationale académique de Cherbourg] Lepoitevin, éditeur à Cherbourg - 1875 - Page 391.</ref>, c'est lui qui donne le nom au château, qui à cette époque est bien sûr fortifié. Ce Nicol est « capitaine » de Cherbourg, au moins pour les années [[1354]] à [[1356]]. Il aura maille à partir avec un dénommé Godefroy de Harcourt, sire de Saint-Sauveur, qui envahit les propriétés de Chiffrevast à la tête de rien moins que cinq à six-cents hommes. C'est non seulement le château de Tamerville qui est détruit, mais aussi  les manoirs du [[Le Valdécie|Valdécie,]] de [[Bricquebosq]], de Prêtreville (Calvados), les moulins de [[Huberville]] et Barnavast<ref>Il s'agirait plutôt de l'actuel lieu-dit « Château de Barnavast », à Brix, et pas du Bois de Barnavast à Teurthéville-Bocage</ref>. L'affaire finit devant les tribunaux à Caen, où le roi Jean II le Bon vient en personne condamner Harcourt à dédommager Chiffrevast. Tout cela tourne mal, Harcourt déclarant au final la guerre au roi de France, ce qui ne lui réussira que modérément puisqu'il fut tué dans l'épisode.
.


En [[1424]], la seigneurie change de main et passe dans la famille d'Anneville (ou Danneville suivant les scripteurs). Robin d'Anneville<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54249211/f317.item Dictionnaire de la noblesse] page 585 page 579</ref>, deuxième du nom, hérite du domaine par mariage avec Guillemette de Percy, descendante de Nicol de Chiffrevast. Cette famille gardera ses titres, dont ceux de « seigneur et patron de Tamerville », jusqu'à la révolution. En d'autre termes ils y prélèvent les impôts (seigneur), et nomment les curés du lieu (patron). Autant dire que pendant trois siècles, leur emprise sera tout sauf négligeable sur le quotidien du petit peuple tamervillais.
== Histoire ==
 
:''Voir l'article détaillé : [[Histoire de Tamerville]]''
===Renaissance et époque moderne===
[[Image:Guillaume-d-Anneville-epitaphe.jpg|thumb|200 px|Épitaphe de Guillaume Danneville dans l'église de Tamerville]]
Le 23 décembre 1538, les Danneville, noblesse d'épée, voient Guillaume, sixième du nom, prendre un mauvais coup d'arquebuse du côté de Sens dans l'Yonne, de retour d'une guerre de succession en Allemagne. Selon un protocole assez effrayant, il est enterré sur place et seul son cœur est inhumé dans le… chœur de l'église paroissiale de Tamerville. On y trouve aujourd'hui encore une gigantesque épitaphe gravée en latin d'église dans un marbre noir du plus bel effet<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54249211/f320 Dictionnaire de la noblesse] page 585.</ref>.
 
Vers [[1615]], les restes du château-fort sont rasés pour permettre la création de l'actuelle bâtisse, par Hervé d'Anneville<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54249211/f320.item# Dictionnaire de la noblesse] page 585.</ref><ref>[https://fr.rodovid.org/wk/Personne:585836 Hervé Danneville] dans Rodovid.</ref>. Il obtient l'autorisation de l'évêque de [[Coutances]] de faire dire la messe en la chapelle de son château en [[1617]].
 
[[1624]] est l'année du plus ancien registre paroissial conservé jusqu'à nos jours.
 
'''Description ancienne :'''
*1726<ref name="s1726">{{Saugrain 1726|Tome=3|Vue=313|Présentation=}}</ref> : ''«C'est une grande Paroisse dont la Cure est à la nomination du Seigneur, qui est M. de Chiffrevast, qui y a un [[Lieu:Chiffrevast (Tamerville)|très beau Château]] avec de beaux dehors. Il y a aussi un très-grand trait de dixmes à lui.»''
 
====Le premier couvent====
En [[1754]]<ref>{{Source AD50 | Commune ou paroisse=Tamerville | BMS ou NMD=BMS  | Période=1738 1760 | Cote=E6 | Permalien=https://www.archives-manche.fr/ark:/57115/s005e5d88202ae1e/5e5d8827d8bdf | Vue=215 | Quadrant=b }}</ref> et [[1772]]<ref>{{Source AD50 | Commune ou paroisse=Tamerville  | BMS ou NMD=BMS  | Période=1761 1772 | Cote=E7 | Permalien=https://www.archives-manche.fr/ark:/57115/s005e5ecfb1953ac/5e5ecfb874647 | Vue=233 | Quadrant=a }}</ref> il est fait mention du décès de deux religieuses de la « Compagnie des filles de la charité de Saint Vincent de Paul » au « couvent ». Ce bâtiment, qui est maintenant converti en chambres d'hôtes et gites, sous l'appellation de ''Domaine Saint-Michel,''  aura l'occasion d'abriter d'autres institutions, on y reviendra.
 
====106 ans et 4 mois…====
On parle de Roberde Fichet, habitante de Tamerville, jusque dans les bonnes feuilles de la Belgique de l'époque.
 
Parce que cette brave dame a choisi de rendre l'âme le 1er décembre 1755, à l'âge cent-six ans. On trouve effectivement - en ligne - l'acte de son inhumation à l'endroit désigné par le journal belge<ref>[http://books.google.fr/books?id=mOfesEMRqkEC&dq=tamerville&pg=PA141#v=onepage&q=tamerville&f=false Journal encyclopédique ou Universel] Volume 3, Partie 1.</ref> de l'époque (enfin, à peu près à l'endroit prévu) qui dit aussi qu'elle a capitulé à cet âge là.
 
Il reste qu'on ne sait pas où elle est née: le registre de Tamerville reste muet à l'année calculée de sa naissance.
 
''« La nommée Roberte Fichet, Veuve de Jean-Baptiste Mouchel, est morte au Village de Tamerville , dans l'Election de Valogne, âgée de 106 ans & 4 mois. Jusqu'au Mois de Septembre dernier, elle alloit à pied a sa Paroisse, quoiqu'elle en fut éloignée d'une demie lieuë; Elle avoit encore la vûë très bonne, & n'a été vraiment malade que les 8 derniers jours de sa vie.<ref>[http://books.google.fr/books?id=GxkVAAAAQAAJ&dq=Tamerville&hl=fr&pg=PA327#v=onepage&q=Tamerville&f=false Mercure historique et politique] chez Frederic Staatman, 1756</ref> »''
 
====La forge====
De [[1659]] à environ [[1675]], une « forge » a fonctionné au lieu-dit ''Le Fourneau''. Par forge, il faut comprendre un « haut-fourneau » avec la technologie du XVII{{e}} siècle. [[Établissement métallurgique de Tamerville|Un article de Wikimanche]] lui est spécifiquement dédié
 
====Les ventiers====
Sur la période de [[1731]] à [[1762]]<ref>Pour toute cette période de l'essartage de la forêt de Brix sur la paroisse de Tamerville, on pourra consulter le relevé des registres paroissiaux riche d'enseignements sur le wiki Rodovid, à cette page [https://fr.rodovid.org/wk/Cat%C3%A9gorie:Ventier_au_Mont_Epinguet_%28Tamerville%29 Ventier au Mont Epinguet (Tamerville)]</ref>, la paroisse voit passer une catégorie socio-professionnelle bien particulière : les ventiers. Ce sont des ''Marchands de bois qui achètent une forêt sur pied, et la font exploiter sur les lieux.''<ref>[http://fr.wiktionary.org/wiki/ventier Wiktionaire]</ref>
 
Ceci est une définition générale, le terme employé à Tamerville dans les registres paroissiaux, désigne en fait une catégorie sociale plus qu'une profession: le ventier est à la forêt ce que le fermier est à la terre arable. À la différence que le Ventier achète la ressource et l'exploite jusqu'à épuisement, au lieu de louer la terre pour exploitation. Leur nombre semble considérable, en dépouillant les registres, on peut l'estimer entre cinquante et cent nouveaux arrivants dans une paroisse qui compte habituellement 900 âmes. Ce sont des familles venant de paroisses plus au sud dans le département, qui progresseront de « vente » en « vente » vers le nord, au fur et à mesure de l'essartage.
 
Par ailleurs on constate (toujours dans le registre) que c'est la totalité de la ressource qui est exploitée, bois de charpente, de chauffage, charbon de bois et ''"Sabots"''.
 
Durant cette période le territoire de la commune semble divisé en « ventes » :
*La vente du Mont Epinguet
*La Fieffe Neuve
*Le Triage des Houguettes
*Le Piège
etc.
 
On peut signaler que le terme ''triage'' désigne un ''droit attribué au seigneur, en vertu de l'ordonnance de 1669, de reprendre un tiers de la forêt ou des pâtis communaux concédés à une communauté d'habitants''<ref>Voir : [http://www.cnrtl.fr/definition/triage la définition de «triage» sur le site du CNTRL]</ref>.
 
C'est dans cette période que le paysage du Cotentin devient un bocage, oubliant peu à peu la [[forêt de Brix]]…
 
Le 30 octobre 1744, un sabotier participant à l'essartage décède. L'acte d'inhumation vaut d'être cité intégralement, il renseigne tant sur la vie des ventiers que sur la vie de la paroisse (l'orthographe est celle du prêtre) :
#''Jean Le Tourneur fils Michel natif de la paroisse des perques, sabottier
#''de profession, demeurant en cette paroisse dans la vente du Montaipinguet
#''y mourut agé de soixante & dix ans environ après avoir reçu les saints
#''sacrements dans une bijude<ref>Une Bijude est un terme de patois désignant une cabane. Voir [http://books.google.fr/books?id=h5Cd9MIHswMC&dq=Bijude&hl=fr&pg=PA54#v=onepage&q=Bijude&f=false Contes populaires, préjugés, patois, proverbes, noms de lieux, de l'arrondissement de Bayeux] etc. Frédéric Pluquet, 1834</ref> joignante le ruisseau de la fontiene des
#''Blanqueherbes, le quel suivant le raport des antiens fait séparation de cette
#''paroisse de celle de Brix, le Mercredy vingt neuvieme octobre mil sept
#''cents quarante quattre & fut inhumé le landemain dans le cymmetierre de cette
#''Église par moy pretre desservant soussigné en presence de Michel Le Tourneur
#''son fils Georges le Charretois, Jacques Pesnel qui a marqué et declaré
#''ne scavoir signer & pierre jullien Blestel Diacre sousigné.''
 
Le 7 août 1758, le Mont Epinguet (cité ci-dessus) est le lieu d'un épisode peu glorieux de la Guerre de 7 ans, qui a vu les {{formatnum:17000}} hommes de troupe censés défendre Cherbourg, battre retraite jusque là, sans commandement, face au débarquement de moins de {{formatnum:7000}} soldats anglais<ref>Mémoires de l'Académie nationale des sciences, arts et belles-lettres de Caen, 1906 [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5458775z.image.hl.r=Epinguet.f62 Gallica]</ref>. À l'heure actuelle, le nom ''Mont Epinguet'' reste seulement attaché à un manoir sur la commune de [[Brix]]
 
===La révolution===
La [[Révolution française dans la Manche|Révolution française]] laisse bien entendu des traces à Tamerville.
 
Par exemple l'histoire de Bonaventure Mouchel, « né dans cette paroisse par accident », qui est ''officier'' au [[château de Chiffrevast]], chez les Danneville, c'est à dire « en charge de l'office », quelque chose entre cuisinier et maître d’hôtel.
 
On trouve dans Gallica, le [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6216336g/f167.image Recueil des actes du Comité de salut public]<ref>[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6216336g/f167.image Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 15 / publié par F.-A. Aulard,...] p 151.</ref> où figure le récit de la dénonciation d'une cachette contenant « 450 marcs d'argent » appartenant à la famille Danneville. Dénonciation faite en [[1794]] par notre Bonaventure Mouchel. Lequel en [[1789]] faisait pourtant baptiser son fils par le « patron » qu'il dénoncera plus tard : [[François Henri d'Anneville]], dit : le Comte de Chiffrevast.
 
Nous n'avons pas le fin mot de l'histoire, mais ce qu'on en sait semble assez grinçant.
 
Toujours dans Gallica, on trouve un étrange recueil nommé « Souvenirs thermidorien »<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k467601.image.r=Chiffrevast.f150.tableDesMatieres.langFR Souvenirs thermidoriens.] par Georges Duval, page 137</ref>.
 
Si on l'a trouvé c'est parce qu'il raconte (entre autres) avec force détail les derniers jours du ''marquis de Chiffrevast :'' Guillaume René Danneville, autrement dit le dernier seigneur et patron de Tamerville. Curieusement ce récit est complétement farfelu.
 
La description de l'arrestation du bonhomme en juillet 1794 et de sa décapitation à Paris dans la foulée tirerait des larmes au plus insensible des républicains contemporains.
 
Las, quand on lit le registre des décès de 1790<ref>{{Source AD50 | Commune ou paroisse=Tamerville | BMS ou NMD=BMS  | Période=1783-1792 | Cote=E9 | Permalien=https://www.archives-manche.fr/ark:/57115/s005e6e667c9eb70/5e6e6682769b9.ef=2&s=14 | Vue=207 | Quadrant=b }}</ref>, on y découvre que le marquis en question est mort dans son lit à Tamerville « muni des sacrements », et qu'il est paisiblement enterré dans le cimetière paroissial.
 
D'ailleurs, de marquis il n'avait que le surnom. et ça c'est le Dictionnaire de la noblesse<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54249211/f322 Dictionnaire de la noblesse] page 589</ref> qui nous le dit.
 
En fait, s'il y a bien un d'Anneville guillotiné, il s'agit de [[François Henri d'Anneville|François Henri,]] déjà cité, fils du ''marquis''.
 
La même année [[1790]] voit élire le premier maire de la commune : [[Jean François Mouchel (dit: Les Longchamps)]]
 
En [[1794]], le château abrite un « hôpital militaire ambulant »<ref>{{Source AD50 | Commune ou paroisse=Tamerville | BMS ou NMD=NMD | Période=1793 1797 | Cote=3E 588/1 | Permalien=https://www.archives-manche.fr/ark:/57115/s005e5ed1a93144c/5e5ed1ab92081 | Vue=138 | Quadrant=b }}</ref>
 
Vers [[1803]], c'est [[Charles-François Lebrun |le duc de Plaisance,]] digne représentant de la nouvelle classe dominante, qui se porte acquéreur du domaine de Chiffrevast.
 
===Premier empire===
Révolution des armées européennes, artillerie moderne, conscription de masse… Tamerville<ref>Voir les sources, soldat par soldat, dans cette [https://fr.rodovid.org/wk/Cat%C3%A9gorie:Manche_-_Soldats_du_1er_Empire Catégorie]]</ref> n'échappe pas à la boucherie, et ce sont 14 jeunes hommes qu'on retrouve décimés aux quatre coins de l'Europe, tous décédés « des suites de fièvres »… Il faut croire qu'ailleurs les moustiques sont plus dangereux que l'artillerie de campagne…
 
Les actes de décès sont rédigés par des ''commissaires des guerres chargés de la police de l'hôpital militaire'', et consciencieusement recopiés par le maire dans le registre d'état civil.
 
La carte où l'on peut situer leurs décès<ref>Voir [https://fr.rodovid.org/wk/Image:Lieux_de_d%C3%A9c%C3%A8s_des_soldats_de_Tamerville_%281er_empire%29.jpg la carte] des décès de soldats du premier empire natifs de Tamerville</ref>  laisse pantois : Belgique, Italie, Espagne, Prusse.
 
De Tamerville à Königsberg à pied, toute cette route pour mourir d'une simple fièvre…
 
====La pratique du « tour »====
La liste tragique des enfants trouvés à Tamerville montre une augmentation catastrophique du nombre d'entre eux à partir de l'année 1800. En effet, depuis le plus ancien registre connu (1624) jusqu'à 1799, on ne comte que 7 mentions d'enfants trouvés sur une période de 175 ans  (en moyenne, un tous les 25 ans).
 
Brutalement, sur le premier quart du XIX{{e}} siècle (1800-1824) on mentionne 27 enfants trouvés à Tamerville : plus d'un par an.
 
Ce qui révulse, c'est que sur ce nombre :
 
*22 ne survivent pas à leur premier anniversaire
*3 ne passent pas les cinq ans.
*2 seulement semblent se tirer d'affaire.
 
Les deux survivants sont les deux seuls qui ont été « trouvés » sur le territoire de la commune.
 
Tous les autres ont été « abandonnés » à l'[[Hôpital de Valognes|hospice de Valognes]]. Puis ils sont placés par l'institution chez des nourrices, en l’occurrence à Tamerville.
 
À cette époque, l'hospice de Valognes a un « tour ». Le « tour » est un dispositif ménagé dans l'enceinte des hospices permettant d'y déposer anonymement l'enfant qu'on abandonne. Leur origine reste mal connue<ref>Isabelle Le Boulanger, [http://www.pur-editions.fr/couvertures/1298651031_doc.pdf « L’abandon d’enfants »],  Presses universitaires de Rennes, 2011, www.pur-editions.fr</ref>. Si leur généralisation commence au XVIII{{e}} siècle, ils sont imposés aux hospices par le décret impérial du 19 janvier 1811.
 
Ce décret impose un vocabulaire dédié : « enfants trouvés » quand les parents sont inconnus, « enfants abandonnés » dans le cas contraire. Les hospices s'occupent également des orphelins : « ceux qui n'ayant ni père ni mère n'ont aucun moyens d'existence ». Il prévoit au final, après la mise en nourrice puis la mise en pension (à partir de six ans, avec une pension dégressive jusqu'à douze ans), de mettre « les enfants mâles en état de servir à la disposition du ministre de la marine ». Hardis moussaillons.
 
Cette révolution conceptuelle ne se fait pas sans conséquences économiques. On trouve localement les traces de débats houleux sur la gestion des hospices, le placement des enfants, le montant des pensions, et la suppression des tours au profit de « bureaux d'admission »<ref>Voir, par exemple : [https://books.google.fr/books?id=559LAAAAMAAJ&lpg=PA119&dq=tour%2C%20hospice%20de%20Valognes&hl=fr&pg=PA118#v=onepage&q&f=false Annuaire du Département de la Manche, Volume 16] pages 117 et suivantes</ref>.
 
Évidemment les âmes bien pensantes du moment attribuent le phénomène à une dégradation des mœurs due à la révolution et ses suites. On peut aujourd'hui constater que la France est restée un pays catholique, même après 1789. Et que ce qui fait pratiquer le « tour », n'est pas tant cette prétendue perte de valeurs que la diminution drastique des infanticides cachés dans le fond du jardin, incroyablement courants auparavant.
 
====1812-1832 Le couvent de Marie Madeleine Postel  (sainte)====
[[Fichier:Postel-mariemadeleine2.jpg|thumb||Portrait de Marie Madeleine Postel en l'[[église Notre-Dame d'Alleaume (Valognes)|église Notre-Dame d'Alleaume]].]]
La Congrégation des sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde a été fondée en 1807 par [[Marie-Madeleine Postel]]. Cet ordre a successivement occupé des locaux à
[[Octeville-l'Avenel]], [[Valognes]], Tamerville, avant de s'établir définitivement en 1832 à [[Saint-Sauveur-le-Vicomte]].
 
Si la congrégation est supposée compter une quinzaine de sœurs en 1832, sur la période 1812 à 1832, ce ne sont pas moins de 10 religieuses (plutôt jeunes) qui sont décédées à Tamerville. C'est bien évidemment la conséquence logique des règles de vies draconiennes (et manifestement très mauvaises pour la santé) qu'elles se sont imposées.
 
La sainte y perdra d'ailleurs sa sœur : Jeanne Charlotte Postel, qui décède au couvent le 5 décembre 1829, sans qu'on puisse déterminer si elle y est de passage ou bien dans les ordres.
 
La congrégation est installée dans les bâtiments du premier couvent cité plus haut.
 
Vers 1840, c'est [[Napoléon Daru]], futur député de la Manche et éphémère ministre de Napoléon III, qui hérite des terres et du château de Chiffrevast. Un certain [[Jean Mouchel (1805)|Jean Mouchel]] y est fermier, qui sera nommé maire de Tamerville en septembre [[1848]]. Le parallèle entre les ''seigneurs et patrons,'' qui nommaient les curés de la paroisse, et Daru qui fait nommer son fermier à la mairie est remarquable…
 
Dans la nuit du 3 au 4 août de la [[1840|même année,]] une ferme est incendiée sur le territoire de la commune par un « météore igné<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6149063v Astronomie populaire : oeuvre posthume.] Tome 4 / par François Arago,... ; publiée d'après son ordre sous la direction de M. J.-A. Barral, page 227</ref> » observé par plusieurs témoins.
 
===Second empire===
 
Jean Louis Le Roux, grenadier natif de Tamerville, meurt le 14 juillet 1859 de typhoïde à l'hôpital militaire provisoire de Milan<ref>{{Source AD50 | Commune ou paroisse=Tamerville | BMS ou NMD=NMD | Période=1853 1862 | Cote=3E 588/12 | Permalien=https://www.archives-manche.fr/ark:/57115/s005e5d2d26a4e6f/5e5d2d327c7de | Vue=396 | Quadrant=d }}</ref>. Nous sommes en pleine campagne d'Italie. Il aurait contracté le virus le 24 juin à Solferino, qu'on n'en serait pas plus étonné que ça. Éventuellement accompagné d'une livre de plomb sorti d'un fusil à canon rayé, merveilleuse invention de l'époque
 
Le 11 juin 1860, Jean Baptiste Blestel<ref>{{Source AD50 | Commune ou paroisse=Tamerville | BMS ou NMD=NMD | Période=1853 1862 | Cote=3E 588/12 | Permalien=https://www.archives-manche.fr/ark:/57115/s005e5d2d26a4e6f/5e5d2d2f5d8ae | Vue=321 | Quadrant=b }}</ref> décède chez lui, « à la maison d'école ». De fait il est le premier instituteur connu en tant que tel à Tamerville, et ce depuis au plus tard 1826. Il est très souvent témoin dans les actes d'état civil.
 
[[Jacques Dusaulx|Jean Jacques François Dussaux,]] maire de Tamerville, tient à saluer le personnage :
 
« [il] est décédé en son domicile, à la maison d'école, dans la quarante cinquième année de pénibles fonctions d’instituteur, remplies dignement dans sa commune natale »
 
Salut l'artiste…
 
Le 3 avril [[1866]]  Marie Touzard, décède à 13 ans, «pensionnaire au Couvent de Tamerville»<ref>{{Source AD50 | Commune ou paroisse=Tamerville | BMS ou NMD=NMD | Période=1863 1872 | Cote=3E 588/13 | Permalien=https://www.archives-manche.fr/ark:/57115/s005e5d377bae5f0/5e5d3781df66a | Vue=150 | Quadrant=c }}</ref>. Elle est effectivement orpheline, et native d'Orglandes. Il s'agit probablement de la première mention relative à ce qu'on appellera plus tard : «l'Orphelinat Saint-Michel» qui cessera son activité en 1971. C'est donc la troisième institution à s'installer dans les bâtiments du ''Couvent.'' Il semble que « l'Amicale des anciens de l'orphelinat Saint Michel de Tamerville » soit toujours une association active<ref>Voir [https://www.gralon.net/mairies-france/manche/association-amicale-des-anciens-de-l-orphelinat-st-michel-de-tamerville-saint-sauveur-le-vicomte_W502001169.htm cette page,] consacrée à l'amicale.</ref>.
 
===L'année de la variole===
[[Fichier:Nombre de deces par annees a Tamerville (1850-1876).svg|vignette|600px|Nombre de décès par années à Tamerville entre 1850 et 1876. <br>51 décès en 1871 pour une moyenne d'un peu moins de 25 sur la période entière (ligne bleue).]]
En 1871, non seulement on meurt beaucoup à Tamerville<ref>La courbe jointe est bâtie très simplement en relevant les décès dans l'état civil mis en ligne par les archives départementales.</ref>, mais surtout on meurt à n'importe quel âge : nourrissons, enfants, adolescents, adultes et vieillards passent l'arme à gauche sans faire de différence. Pire les « hécatombes familiales » sont de retour : fratries décimées avec leurs parents, en l'espace de quelques jours. Ce qu'on n'observait plus depuis l'ancien régime.
 
Autre indice, on ne meurt pas autour de quatre heures du matin (comme souvent), mais n'importe quand dans la journée…
 
La raison nous est probablement donnée dans l'acte de décès de Pierre Auguste Bienaimé Bertaux<ref>{{Source AD50 | Commune ou paroisse=Tamerville | BMS ou NMD=NMD | Période=1863 1872 | Cote=3E 588/13 | Permalien=https://www.archives-manche.fr/ark:/57115/s005e5d377bae5f0/5e5d378d2ad16 | Vue=310 | Quadrant=b }}</ref>.
 
Quoique le malheureux soit allé mourir soldat à Angoulême, l'acte donne une information importante : la variole.
 
Une brève recherche permet d'étayer l'hypothèse qu'on meurt massivement de cette maladie, précisément cette année là, à Tamerville. Un article des «Annales de Normandie» nous renseigne dès son titre : « Une catastrophe démographique : la variole en Basse-Normandie.1870-1871<ref>[http://www.persee.fr/doc/annor_0000-0003_1982_hos_1_1_4170 Désert Gabriel. Une catastrophe démographique : la variole en Basse-Normandie.1870-1871.] In: Hors-série des Annales de Normandie. Recueil d'études offert en hommage au doyen Michel de Boüard - Volume I. 1982. pp. 191-211.</ref> ».
 
Cette surmortalité est un effet secondaire de la guerre, qui a aidé à propager l'épidémie par les mouvements de troupe massifs.
 
Tamerville n'a manifestement pas fait exception.
 
===La laiterie===
Fin XIX{{e}}, [[Eugène Bretel]] se porte acquéreur du château, et rachète ou créée la laiterie située au lieu-dit ''le Pont de l'Arche'', à proximité du moulin de Chiffrevast.
 
=== Vingtième siècle ===
Ce sont 38 tamervillais qui décèderont durant la première guerre mondiale, c'est du moins ce que nous apprend le [[monument aux morts de Tamerville|monument aux morts]] <ref name="MAM">[https://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/liste_des_noms.php?id_source=26602 Relevé] sur Mémorial Gen Web</ref>
 
En [[1929]], pour la création de la commune nouvelle de [[Saint-Joseph]] (avec [[Brix]], [[Négreville]] et [[Valognes]]), la commune de Tamerville cède un territoire d'environ 100 hectares, situé dans sa partie la plus occidentale, peuplé de 18 habitants.
 
Dès le 9 juin [[1944]] <ref>[https://www.archives-manche.fr/ark:/57115/s0060a5660578363/60b9d725a04f2.ef=10&s=105 Fond photographique] aux archives départementales</ref>, ou le 20 du même mois <ref>« Château de Chiffrevast : luxe au cœur du bocage », ''Ouest-France'', 25 mai 2019 [https://www.ouest-france.fr/normandie/valognes-50700/valognes-chateau-de-chiffrevast-luxe-au-coeur-du-bocage-6367467 ''(voir en ligne)'']</ref> suivant les sources, l'armée américaine installe un centre de communication dans les sous-sols du château, qui avait auparavant abrité un état major de l'armée allemande.
 
Quatre avions de l’USAF, s'écraseront sur le territoire de la commune. Une stèle commémorative apposée sur le mur du cimetière rend hommage à leurs occupants.  <ref>« Tamerville, Monuments et vestiges, la Libération », ''1944 la bataille de Normandie, la mémoire'', site internet [http://www.normandie44lamemoire.com/2014/04/30/tamerville-2 ''(voir en ligne)'']</ref>.
 
La deuxième guerre mondiale, verra neuf Tamervillais disparaitre<ref  name="MAM" />.


== Démographie ==
== Démographie ==
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* District : [[District de Valognes|Valognes]] (1790-1795).
* District : [[District de Valognes|Valognes]] (1790-1795).
* Arrondissement : [[Arrondissement de Valognes|Valognes]] (1800), [[Arrondissement de Cherbourg|Cherbourg]] (1926)
* Arrondissement : [[Arrondissement de Valognes|Valognes]] (1800), [[Arrondissement de Cherbourg|Cherbourg]] (1926)
* Canton : [[Canton de Sauxemesnil|Sauxemesnil]] (1790), [[Canton de Valognes|Valognes]] (1801).
* Canton : [[Canton de Saussemesnil|Saussemesnil]] (1790), [[Canton de Valognes|Valognes]] (1801).


==== Les maires ====
==== Les maires ====
{{ÉluDébut |Titre= Liste des maires depuis [[1903]]|Charte=commune}}
{{ÉluDébut |Titre= Liste des maires depuis [[1903]]|Charte=commune}}
{{Élu | Début=1903 | Fin=1953 | Identité=Léon Jaunet | Parti= | Qualité=  | Observations= }}
{{Élu | Début=1903 | Fin=1950 | Identité=[[Léon Jaunet]] | Parti= | Qualité=  | Observations= décédé en cours de mandat}}
{{Élu | Début=1953 | Fin=1977 | Identité=Charles Thibert | Parti= | Qualité=agriculteur  | Observations= }}
{{Élu | Début=1950 | Fin=1977 | Identité=Charles Thibert | Parti= | Qualité=agriculteur  | Observations=décédé le 4 février 1982 }}
{{Élu | Début=1977 | Fin=1989 | Identité=Léon Dorange | Parti= | Qualité=agriculteur  | Observations=réside à Malherbe }}
{{Élu | Début=1977 | Fin=1989 | Identité=Léon Dorange | Parti= | Qualité=agriculteur  | Observations=réside à Malherbe }}
{{Élu | Début=1989 | Fin=1995 | Identité=Louis Viel | Parti= | Qualité=  | Observations= }}
{{Élu | Début=1989 | Fin=1995 | Identité=Louis Viel | Parti= | Qualité=  | Observations= }}
{{Élu | Début=1995 | Fin=2014 | Identité=Janine Mouchel-Cadet | Parti= | Qualité=agricultrice  | Observations=réside à La Saint-Yverie }}
{{Élu | Début=1995 | Fin=2014 | Identité=Janine Mouchel-Cadet | Parti= | Qualité=agricultrice  | Observations=réside à La Saint-Yverie }}
{{Élu actuel | Début=2014 | Identité=[[Jean-Pierre Berteaux]] | Parti= | Qualité=agriculteur  | Observations= }}
{{Élu actuel | Début=2014 | Identité=[[Jean-Pierre Berteaux]] | Parti= | Qualité=agriculteur  | Observations= }}
{{ÉluDonnées|Source : liste établie par Jean Pouëssel, Charly Guilmard et Séverine James pour [[601 communes et lieux de vie de la Manche]], ''éd. Eurocibles'', 2014, p. 640.}}
{{ÉluDonnées|Source : liste établie par Jean Pouëssel, Charly Guilmard et Séverine James pour ''[[601 communes et lieux de vie de la Manche]]'', éd. Eurocibles, 2014, p. 640.}}
{{Boîte déroulante élu
{{Boîte déroulante élu
|titre=Liste des maires de [[1790]] à [[1903]]
|titre=Liste des maires de [[1790]] à [[1903]]
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{{Élu | Début=1808 | Fin=1808 | Identité=Jacques Ravend | Parti= | Qualité=  | Observations= }}
{{Élu | Début=1808 | Fin=1808 | Identité=Jacques Ravend | Parti= | Qualité=  | Observations= }}
{{Élu | Début=1808 | Fin=1813 | Identité=[[Jean Hervé Mangon]] (dit: Mangon des Jardins) | Parti= | Qualité=laboureur | Observations=né à Tamerville en 1741 }}
{{Élu | Début=1808 | Fin=1813 | Identité=[[Jean Hervé Mangon]] (dit: Mangon des Jardins) | Parti= | Qualité=laboureur | Observations=né à Tamerville en 1741 }}
{{Élu | Début=1813 | Fin=1818 | Identité=Jacques Antoine Gisles | Parti= | Qualité= | Observations=né à Sainte-Mère-Église }}
{{Élu | Début=1813 | Fin=1818 | Identité=[[Jacques Gisles]] | Parti= | Qualité= | Observations=né à Sainte-Mère-Église }}
{{Élu | Début=1818 | Fin=1822 | Identité=Charles Desmonts | Parti= | Qualité=laboureur | Observations=né à Tamerville en 1789, réside à Alleaume }}
{{Élu | Début=1818 | Fin=1822 | Identité=Charles Desmonts | Parti= | Qualité=laboureur | Observations=né à Tamerville en 1789, réside à Alleaume }}
{{Élu | Début=1822 | Fin=1845 | Identité=[[Pierre Touraine]] | Parti= | Qualité=propriétaire | Observations=né à Saint-Germain-de-Tournebut en 1770, réside à La Duranvillerie, <br>démissionne en cours de mandat }}
{{Élu | Début=1822 | Fin=1845 | Identité=[[Pierre Touraine]] | Parti= | Qualité=propriétaire | Observations=né à Saint-Germain-de-Tournebut en 1770, réside à La Duranvillerie, <br>démissionne en cours de mandat }}
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{{Élu | Début=1865 | Fin=1898 | Identité=[[Napoléon Jaunet]] | Parti= | Qualité=cultivateur | Observations=né à Valognes en 1836, réside à La Sarderie }}
{{Élu | Début=1865 | Fin=1898 | Identité=[[Napoléon Jaunet]] | Parti= | Qualité=cultivateur | Observations=né à Valognes en 1836, réside à La Sarderie }}
{{Élu | Début=1899 | Fin=1903 | Identité=Jacques Allix-Desfauteaux | Parti= | Qualité=  | Observations= }}
{{Élu | Début=1899 | Fin=1903 | Identité=Jacques Allix-Desfauteaux | Parti= | Qualité=  | Observations= }}
{{ÉluDonnées|Source : liste établie par Jean Pouëssel, Charly Guilmard et Séverine James pour [[601 communes et lieux de vie de la Manche]], ''éd. Eurocibles'', 2014, p. 640.}}
{{ÉluDonnées|Source : Jean Pouëssel, Charly Guilmard et Séverine James, ''[[601 communes et lieux de vie de la Manche]]'', éd. Eurocibles, 2014, p. 640.}}
{{ÉluFin}}
{{ÉluFin}}
}}
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== Lieux et monuments ==
== Lieux et monuments ==


* [[Église Notre-Dame de l'Assomption (Tamerville)|Église Notre-Dame de l'Assomption]] (12{{e}} / 19{{e}}) : clocher octogonal (12{{e}}), chapelle latérale (13{{e}})..., classée Monument historique (MH)
* [[Château de Chiffrevast]] (17{{e}} s.), classé Monument historique, avec son bois et son parc
* [[Château de Chiffrevast]] (17{{e}}), classé Monument historique, avec son bois et son parc
* [[Église Notre-Dame de l'Assomption (Tamerville)|Église Notre-Dame de l'Assomption]] (12{{e}} / 19{{e}} s.: clocher octogonal (12{{e}}), chapelle latérale (13{{e}})..., classée Monument historique (MH)
* [[Manoir de la Sainte-Yverie]] (16{{e}}), inscrit comme Monument historique en 1986
* Enclos Sainte-Marie-Madeleine
* [[Établissement métallurgique de Tamerville|Le Fourneau]], ancienne « forge » disparue du XVII{{e}} siècle
* La Grande Ferme (17{{e}}/18{{e}} s.)
* [[Manoir de la Sainte-Yverie]] (16{{e}} s.), inscrit comme Monument historique en 1986
* Manoir de Belaunay (16{{e}}/17{{e}} s.)
* [[Monument aux morts de Tamerville|Monument aux morts]]
* Vallon de la [[Gloire]] et de la [[Franqueterre]]
* Vallon de la [[Gloire]] et de la [[Franqueterre]]
* Manoir de Belaunay (16{{e}}/17{{e}})
<gallery mode="packed" heights="240" caption="  "  >
* La Grande Ferme (17{{e}}/18{{e}})
Chiffrevast-chateau6.jpg|Château de Chiffrevast.
* Enclos Sainte-Marie-Madeleine
Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Tamerville (3).JPG| Église Notre-Dame-de-l'Assomption.
* [[Établissement métallurgique de Tamerville|Le Fourneau]] ancienne « forge » disparue du XVII{{e}} siècle.
Manoir de la Sainte-Yverie.jpg|Manoir de la Sainte-Yverie.
</gallery>


== Personnalités liées à la commune ==
== Personnalités liées à la commune ==
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==== Naissances ====
==== Naissances ====


* [[Jean François d'Anneville]] ([[1685]]-[[1770]]), noble et militaire
* [[Guillaume René d'Anneville]] ([[1712]]-[[1790]]), baron d'Empire
* [[Guillaume René d'Anneville]] ([[1712]]-[[1790]]), baron d'Empire
* [[Jacques Robert Nicolas d'Anneville]] ([[1716]]-[[1792]]), ecclésiastique
* [[Jacques Robert Nicolas d'Anneville]] ([[1716]]-[[1792]]), ecclésiastique
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* [[Augustin Jacques d'Anneville]] ([[1754]]-[[1823]]), militaire
* [[Augustin Jacques d'Anneville]] ([[1754]]-[[1823]]), militaire
* [[Charles Jaunet]] ([[1897]]-[[1986]]), syndicaliste
* [[Charles Jaunet]] ([[1897]]-[[1986]]), syndicaliste
*[[Charles Mangon (1783)|Charles Mangon]] ([[1783]]-?), médecin militaire.


==== Décès ====
==== Décès ====
 
* [[Jean Baptiste Daubin (~1690-1724)|Jean Baptiste Daubin]] (~1690-[[1724]]), peintre
* [[Louis-Auguste Bonnissent]] ([[1786]]-[[1847]]), [[liste des sous-préfets de Cherbourg|sous-préfet de Cherbourg]].
* [[Louis-Auguste Bonnissent]] ([[1786]]-[[1847]]), [[liste des sous-préfets de Cherbourg|sous-préfet de Cherbourg]].


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===Anciens établissements économiques===
===Anciens établissements économiques===
Tamerville a compté au moins trois, peut-être quatre moulins, dont un au moins était un moulin foulon :
Tamerville a compté au moins trois, peut-être quatre moulins, dont un au moins était un moulin foulon :
*Le Moulin de Chiffrevast au lieu dit ''L'Arche,'' ou ''Pont de l'Arche.''
*Le Moulin de Chiffrevast au lieu-dit ''L'Arche,'' ou ''Pont de l'Arche.''
*Le Moulin de Canteraine, au lieu dit ''Canteraine.''
*Le Moulin de Canteraine, au lieu-dit ''Canteraine.''
*Le Moulin de la Ramée.
*Le Moulin de la Ramée.
Rappelons aussi :
Rappelons aussi :
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== Sports ==
== Sports ==
*Cyclisme : Cyclo-cross de Tamerville, organisé par l'[[UC Bricquebec Cyclisme|UC Bricquebec]]
*Cyclisme : Cyclo-cross de Tamerville, organisé par l'[[UC Bricquebec Cyclisme|UC Bricquebec]]
==Article connexe==
*[[Lieux-dits de Tamerville]]


== Bibliographie ==
== Bibliographie ==
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== Lien externe ==
== Lien externe ==
{{Lieu Rodovid}}
{{Lieu Rodovid}}


[[Catégorie:Commune de la Manche]]
[[Catégorie:Commune de la Manche]]
[[Catégorie:Tamerville| ]]
[[Catégorie:Tamerville| ]]

Dernière version du 11 janvier 2024 à 21:05

Tamerville est une commune du département de la Manche.


Commune de Tamerville Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
49° 31' 59.20" N, 1° 27' 10.32" W (OSM)
Arrondissement Cherbourg
Chargement de la carte...
Canton Valognes
Ancien canton Valognes
Intercommunalité CA du Cotentin
Gentilé Tamervillais(es)
Population 690 hab. (2021)
Superficie 18,2 km²
Densité 38 hab./km2
Altitude 33 m (mini) - 126 m (maxi)
Code postal 50700
N° INSEE 50588
Maire Jean-Pierre Berteaux
Communes limitrophes de Tamerville
Saussemesnil Saussemesnil Montaigu-la-Brisette
Saint-Joseph Tamerville Saint-Germain-de-Tournebut
Valognes Valognes Huberville


Infrastructure et occupation des sols en 2018.


Géographie

Le Merderet prend sa source près du Hameau Touraine à Tamerville. Avec son affluent le ruisseau de Coeffe, il sépare partiellement Tamerville et Huberville.

La commune est traversée par la Gloire, le ruisseau de Franqueterre et son affluent le ruisseau de Canteraine. .

Histoire

Voir l'article détaillé : Histoire de Tamerville

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[1]. En 2021, la commune comptait 690 habitants.

Évolution de la population depuis 1793  modifier
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 2641 2551 4011 2241 3631 2941 3281 2621 1811 058
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 0261 039991992919882836774731722
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
696636663680680657665564530478
1982 1990 1999 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
479553577573580578600622644661
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
669663658652652659669678688690
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes. Depuis 2006 : population municipale.
Sources : Cassini [2] et INSEE [3]


Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires depuis 1903
Période Identité Parti Qualité Observations
1903-1950 Léon Jaunet décédé en cours de mandat
1950-1977 Charles Thibert agriculteur décédé le 4 février 1982
1977-1989 Léon Dorange agriculteur réside à Malherbe
1989-1995 Louis Viel
1995-2014 Janine Mouchel-Cadet agricultrice réside à La Saint-Yverie
2014-actuel Jean-Pierre Berteaux agriculteur
Source : liste établie par Jean Pouëssel, Charly Guilmard et Séverine James pour 601 communes et lieux de vie de la Manche, éd. Eurocibles, 2014, p. 640.
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour envoyer un mail et signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2018)
La mairie (2018)

Adresse : 28, route de l'Église
50700 Tamerville

Tél./Fax : 02 33 40 14 37
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Pas de site officiel
Commentaire : site web en cours de refonte
Source : Annuaire Service-Public (10 octobre 2020)

Mardi 10 h - 12 h -
Mercredi - -
Jeudi - -
Vendredi - -
Samedi 9 h - 12 h -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Naissances

Décès

Autres

  • Charles-François Lebrun (1739-1824), a possédé le château de Chiffrevast.
  • Napoléon Daru (1807-1890), a possédé le château de Chiffrevast
  • Eugène Bretel (1842-1933), a possédé le château de Chiffrevast.
  • Marie-Madeleine Postel a installé son établissement religieux dans l'ancien couvent des Filles de la Charité (1811-1813), ensuite, après être allée à Valognes, au hamel au Bon - maintenant chemin Marie-Madeleine Postel - (1814-1816), puis dans l'école primaire de filles de la commune (1816-1832).

Éducation

Économie

Anciens établissements économiques

Tamerville a compté au moins trois, peut-être quatre moulins, dont un au moins était un moulin foulon :

  • Le Moulin de Chiffrevast au lieu-dit L'Arche, ou Pont de l'Arche.
  • Le Moulin de Canteraine, au lieu-dit Canteraine.
  • Le Moulin de la Ramée.

Rappelons aussi :

Établissements actuels

  • Élevage des Hougues : chevaux.

Sports

  • Cyclisme : Cyclo-cross de Tamerville, organisé par l'UC Bricquebec

Article connexe

Bibliographie

  • Philippe Wiel, « Une grosse paroisse du Cotentin aux XVIIe et XVIIIe siècles : Tamerville (démographie, société, mentalité) », Annales de démographie historique, 1969
  • « Du nouveau sur les transformations de Chiffrevast au XVIIIe siècle », supplément ronéotypé de la Revue de la Manche, janvier 1991

Notes et références

  1. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Population avant le recensement de 1962
  3. INSEE : Population depuis le recensement de 1962

Lien externe