Sébastien Joseph Boulatignier : Différence entre versions

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Version du 10 novembre 2019 à 18:53

Sébastien Joseph Boulatignier, né à Valognes le 21 nivôse an XIII [1] et mort à Lons-le-Saunier (Jura) {(date décès|15|3|1895}}, est un homme politique de la Manche.

Il est représentant de la Manche à l’Assemblée constituante de 1848.

Biographie

Il a fait ses études classiques au collège royal de Caen, comme boursier de sa ville natale puis à l'École de droit de Paris, où il s'attache à ses professeurs, dont Andrieux, professeur au Collège de France et membre de l'Institut, Cormenin et Macarel, ce dernier en faisant son collaborateur et le faisant entrer en mai 1837 au ministère de l'Intérieur, comme chef de bureau quand lui-même devient directeur général de l'administration départementale et municipale [2].

En octobre 1837, il est nommé maître des requêtes en service ordinaire au Conseil d’État, et chargé des fonctions de ministère public quelques mois plus tard. Il est nommé conseiller d’État en service ordinaire[2].

Il publie plusieurs ouvrages sur des questions administratives, dont Fortune publique en France et Traité sur les conflits, cosignés par Macarel [3].

Après la révolution de Février, il est élu le 23 avril 1848 représentant de la Manche à l'Assemblée constituante, le 8e sur 15, avec 79 302 voix. Il démissionne le 20 avril 1849, ayant été élu conseiller d’État par l'Assemblée [3].

Siégeant à gauche aux côtés de son ami Alexis de Tocqueville[2], membre du comité des finances, partisan modéré de la république constitutionnelle, il vote toujours avec la droite : pour le rétablissement du cautionnement, pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière, pour le rétablissement de la contrainte par corps, contre l'abolition de la peine de mort, contre l'amendement Grévy, pour l'ordre du jour: « Le général Cavaignac a bien mérité de la patrie », contre la réduction de l'impôt du sel, pour la proposition Rateau, pour les crédits de l'expédition de Rome [3].

Aux élections cantonales de 1848, dans le canton de Sainte-Mère-Église, il est soutenu par Tocqueville, qui le décrit ainsi : « En politique, M. Boulatignier représente l'esprit du pays ; il est ami de l'ordre, défenseur de la propriété, adversaire de toute espèce d'anarchie. En administration, M. Boulatignier est une des plus grandes autorités qu'il y ait en France. De plus, M. Boulatignier avait étudié avec moi toutes les questions particulières qui se rattachent à l'intérêt des deux cantons. Comme moi, il voulait le maintien du droit protecteur sur les bestiaux, le maintien aux communes de la propriété des marais, les secours de l’État pour la défense des digues. » [4].

Il condamne le coup d’État du 2 décembre 1851, mais est nommé au Conseil d’État et à la commission municipale de la ville de Paris. Il prend sa retraite comme président de section au Conseil d’État le 12 novembre 1872 [3].

Distinctions

Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le 12 août 1863 [3].

Notes et références

  1. AD50, NMD Valognes, An XIII (5 Mi 983), page 25/317 Acte de naissance (lire en ligne).
  2. 2,0 2,1 et 2,2 Lesaulnier, Biographie des neuf cents députés à l'Assemblée nationale, 1848.
  3. 3,0 3,1 3,2 3,3 et 3,4 A. Robert, G. Cougny, Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889.
  4. Journal de l'arrondissement de Valognes, 25 août 1848.

Lien externe