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Paul Talluau quitte Compiègne-Royallieu (Oise) le [[6 avril]] [[1944]] à destination de Mauthausen (Autriche) à bord d'un convoi de 1 489 hommes <ref name=FPLMD>[http://www.bddm.org/liv/index_liv.php Fondation pour la mémoire de la déportation].</ref>. Dans ce train se trouvent les Manchois : [[Marcel Chuteaux|Chuteaux]], [[Max Hévin|Hévin]], [[Étienne Lecarpentier|Lecarpentier]], [[Gérard Paoli|Paoli]] et [[Jean Surin|Surin]] <ref name=FPLMD/>, ainsi que Bracassac.
Paul Talluau quitte Compiègne-Royallieu (Oise) le [[6 avril]] [[1944]] à destination de Mauthausen (Autriche) à bord d'un convoi de 1 489 hommes <ref name=FPLMD>[http://www.bddm.org/liv/index_liv.php Fondation pour la mémoire de la déportation].</ref>. Dans ce train se trouvent les Manchois : [[Marcel Chuteaux|Chuteaux]], [[Max Hévin|Hévin]], [[Étienne Lecarpentier|Lecarpentier]], [[Gérard Paoli|Paoli]] et [[Jean Surin|Surin]] <ref name=FPLMD/>, ainsi que Bracassac.


À son arrivée au camp, il se voit attribuer le numéro matricule 63197. Paul Talleau est affecté au kommando de Melk qui travaille au projet Quartz<ref> Construction d'une usine souterraine de roulements à billes pour la firme Steyr, Daimler et Puch.</ref>. Si l'usine est pratiquement achevée, elle ne produit jamais un seul roulement à billes.
À son arrivée au camp, il se voit attribuer le numéro matricule 63197. Paul Talluau est affecté au kommando de Melk qui travaille au projet Quartz<ref> Construction d'une usine souterraine de roulements à billes pour la firme Steyr, Daimler et Puch.</ref>. Si l'usine est pratiquement achevée, elle ne produit jamais un seul roulement à billes.


Paul Talluau y meurt le 22 août 1944, à 26 ans.
Paul Talluau y meurt le 22 août 1944, à 26 ans.

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Paul Talluau.jpg

Paul Talluau, né à Cherbourg le 23 mars 1918 et mort au camp de concentration de Melk (Autriche) le 22 août 1944, est un résistant de la Manche, « Mort pour la France ».

Biographie

Il dirige la branche cherbourgeoise du réseau franco-belge Delbo-Phénix, créée en juin 1942. Il réussit à développer rapidement ce réseau dans le Nord Cotentin qui fournit de nombreux renseignements, précise et organise également l'exfiltration de l'aviateur hollandais Reginald Overwijn qu'il fait conduire à Paris chez l'avocat Paul Edward Bracassac.

Il est arrêté le 6 janvier 1944, transporté à la prison de Saint-Lô puis à celle de Fresnes, avant d'être déporté à Mauthausen.

Marie Coupey, qui fait partie du même réseau et a été arrêtée le 29 janvier 1944, jour de son mariage, témoigne avoir vu Paul Talluau le 23 février 1944 au siège de la Gestapo (rue des Saussaies ou avenue Foch, le témoignage laisse un doute) à Paris : « Le second interrogatoire, le 23 février, a été terrible. C'est là que j'ai vu Paul pour la dernière fois. Sinon ses yeux, je ne l'aurais pas reconnu. Il n'était que plaies, bosses et contusions, traîné par deux soldats, incapable de marcher. Il n'a pas dit un mot. Je ne pense pas qu'il m'ait vue et j'ai encore en tête ses mains mutilées.  »[1]

Paul Talluau quitte Compiègne-Royallieu (Oise) le 6 avril 1944 à destination de Mauthausen (Autriche) à bord d'un convoi de 1 489 hommes [2]. Dans ce train se trouvent les Manchois : Chuteaux, Hévin, Lecarpentier, Paoli et Surin [2], ainsi que Bracassac.

À son arrivée au camp, il se voit attribuer le numéro matricule 63197. Paul Talluau est affecté au kommando de Melk qui travaille au projet Quartz[3]. Si l'usine est pratiquement achevée, elle ne produit jamais un seul roulement à billes.

Paul Talluau y meurt le 22 août 1944, à 26 ans.

Distinction

  • Médaille de la Résistance

Hommages

Notes et références

  1. Concours national de la Résistance et de la Déportation 2010-2011 - participation de la classe de première Bac Pro Vente du Lycée Professionnel Sauxmarais de Tourlaville, « Sur les traces des Tourlavillais victimes de la répression de la résistance ».
  2. 2,0 et 2,1 Fondation pour la mémoire de la déportation.
  3. Construction d'une usine souterraine de roulements à billes pour la firme Steyr, Daimler et Puch.

Article connexe

Lien externe