Mortain : Différence entre versions

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Version du 23 novembre 2010 à 12:31

Mortain est une commune du département de la Manche, chef-lieu du canton qui porte son nom.

Mortain a été une sous-préfecture de 1800 à 1926.

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Commune de Mortain
Arrondissement Avranches
Canton Mortain
Intercommunalité Communauté de communes de Mortain
Gentilé Mortainais(es)
Population 2 191 hab.
Superficie 7,44 km²
Densité 294 hab./km2
Altitude 102 m (mini) - 327 m (maxi)
Code postal 50140
N° INSEE 50359
Maire Michel Desfoux
[[Fichier:Mortain.png|300px |Blason de Mortain]]

Blason de Mortain


Géographie

Situé dans la vallée de la Cance, creusée dans un massif de grès, qui forme deux cascades.

  • Latitude : 48° 38' 55 Nord
  • Longitude : 0° 56' 23 Ouest

Histoire

Des soldats américains patrouillent dans Mortain détruit (août 1944).

L'étymologie de Mortain proviendrait de Maurus, se rapportant aux Maures des légions romaines ou du nom de personne germanique martoin (mar, « célébre »).

L'origine de Mortain est indécise. Si certains auteurs invoque une fondation par les Romains, les premières mentions de la cité ne sont contemporaines que des invasions normandes[1].

Capitale du comté de Mortain, rattaché au duché de Normandie en 933, Mortain possède un château dès le milieu du XIe siècle. Son baron, Guillaume Werleng, appartient aux rebelles qui s'opposent au jeune duc Guillaume de Normandie. Banni, son fief est donné par Gullaume à son demi-frère, Robert. Le comté s'étend alors sur le Maine, le Cotentin, l'évêché de Lisieux, jusqu'à Quillebœuf et Honfleur[1]. Mortain élargit alors son influence à l'Avranchin.

En 1082, le nouveau comte fait bâtir une église dédiée à saint Évroult à Mortain, et le prieuré bénédictin de Notre-Dame-du-Rocher[1].

À sa mort, le titre de comte de Mortain revient à son fils, Guillaume, qui se voit confisquer ses biens en Angleterre après avoir pris le parti de Robert Courte-Heuse, prétendant au trône, puis à Robert de Vitré, fils d'Agnès de Mortain et d'André de Vitré. Mais Henri Ier d'Angleterre s'en empare pour le donner en 1112 à son neveu, Étienne de Boulogne, qui lui même revendique ensuite le trône d'Angleterre aux dépends de Mathilde l'Emperesse et son mari, Geoffroi Plantagenet. Lors de cette guerre de succession, le Mortainais est ravagé à plusieurs reprises par les soldats de Mathilde basés à Domfront sous les ordres des capitaines Enguerrand et Alexandre de Benhau. Geoffroi Plantagenet prend la ville en 1137, Étienne la reconquiert peu après jusqu'à sa soumission à Mathilde en 1152. Le fils d'Étienne, Guillaume de Boulogne, retrouve le titre de comte de Mortain jusqu'à sa mort. Son genre, Mathieu de Flandres, est privé de l'héritage par Henri II[1].

Jean Sans-Terre reçoit le comté de Mortain par le testament de son père, possession que confirme son frère, Richard-Cœur-de-Lion, en 1190[1].

Le roi de France, Philippe-Auguste, unit en 1202 son fils Philippe Hurepel à Mathilde de Dammartin, issue de la famille de Boulogne, à condition qu'elle ait en dot les comtés de Mortain, de Dammartin et de Boulogne. Après la reconquête de la Normandie en 1204, Renaud de Dammartin, père de Mathilde, reçoit le comté de Mortain, mais le suspectant de félonie, Philippe-Auguste le sommé de lui remettre toutes ses places fortes, et face au refus du comte, il assiège Mortain qui tombe en trois jours. Renaud se réfugie auprès de l'empereur Othon d'Allemagne jusqu'à sa capture à Bouvines en 1214 et son emprisonnement à Péronne, où il meurt[1].

Philippe Hurepel reçoit les seigneuries dues à son alliance avec Mathilde de Dammartin, puis Louis VIII se réserve la garde du château de Mortain en 1223, et Louis IX réunit le comté au domaine royal en 1270. Philippe-le-Hardi l'offre à Jeanne, fille unique de Louis-le-Hutin, en échange du royaume de Navarre et du comté de Champagne et de Brie en 1319, qui épouse Philippe-le-Bon, comte d'Évreux. Érigé en comté-pairie par Philippe de Valois en 1331, Mortain devient possession de leur fils, Charles-le-Mauvais, en 1343, en même temps que la Navarre et le comté d'Évreux. Charles-le-Mauvais s'alliant avec les Anglais, Mortain est assiégé vainement par le roi de France en 1354 mais lui est remis l'année suivante. Du Gesclin reprend la place en 1378 pour Charles V, et fait raser les fortifications[1].

À la fin de l'Ancien régime, les comté et châtellenie de Mortain ressortent du diocèse d'Avranches et de la généralité de Caen. La cité est le chef lieu de l'élection de Mortain et le siège d'un bailliage, d'une vicomté, et d'une maîtrise particulière des eaux et forêts.

La commune fusionne entre 1790 et 1794 avec Le Rocher.

Elle a été le lieu de féroces combats lors de la Libération d'août 1944.

Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

  • Généralité : Caen.
  • Élection : Mortain.
  • Sergenterie : Hallé.

Les maires

Liste des maires
Période Identité Qualité
1789 - 1790 Denis Gabriel Le Sacher de La Palière Avocat
1790 Anselme François René Duhamel -
1790 - 1791 Gabriel-François de Vaufleury de Saint-Cyr -
1791 - 1792 Jacques-André Dodart -
1792 André-Julien Anfray de la Cotentinière -
1793 - 1814 Jean-Baptiste Bouillon de la Lorerie Médecin
1814 Mathieu Pouget -
1814 - 1830 Jean-Baptiste Bouillon de la Lorerie Médecin
1830 - 1831 Jean Germain Leverdays Médecin
1832 - 1848 Siméon Leverdays Médecin
1848 - 1850 Louis Marie Charles Thomas Leverdays Avocat
1850 - 1854 Siméon Leverdays -
1856 - 1867 Jacques-André Piel -
1867 - 1878 Henri Moulin Avocat
1878 - 1885 François Amand Notaire
1885 - 1900 Gustave Placide Aimable De Bailliancourt-Courcol -
1900 - 1908 Octave-François Delaunay -
1909 - 1919 Henry-Charles Josset -
1919 - 1947 Charles Jouenne -
1947 - 1968 Louis Hourdin -
1968 - 1983 Gilles Buisson Médecin
1983 - 1995 Gabriel Destais Notaire
1995 - 2008 Noël Blin Médecin
2008 - ....... Michel Desfoux Retraité

Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Lieux et monuments

La grande cascade.

Personnalités liées à la commune

Naissances

Décès

Autres

Économie

  • ACOME, société coopérative spécialisée dans la fabrication de câbles et de fibres optiques (1 200 employés).

Transports

Lignes Manéo

Éducation

  • Collège Robert-de-Mortain
  • Collège du Sacré-Cœur (privé)

Sports

  • Basket-ball
  • Football : JS Cance (avec Romagny et Fontenay) ; Avenir de Mortain ; Union sportive mortainaise (regroupant les deux clubs précédents depuis 2008).
  • Handball
  • Judo
  • Karaté : Karaté club mortainais
  • Tennis
  • Tennis de table

Notes

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 et 1,6 Aristide Guilbert, « Mortain », Histoire des villes de France, volume 5, Furne et cie, 1848

Bibliographie

Livres
  • Hippolyte Sauvage, Légendes normandes recueillies dans l'arrondissement de Mortain, 1869, réédition Le Livre d'histoire, 2002
  • Maxime Fauchon, Étude juridique et historique sur le bailliage de Mortain, 1923, réédition Le Livre d'histoire, 2002
  • Jules Buisson, Gilles Buisson, Mortain et sa bataille 2-13 août 1944, impr. Simon, Rennes, réédition Le Livre d'histoire, 2004
  • Gilles Buisson, Mortain dans la bataille de Normandie, Presses de la Cité, 1971
  • Gilles Buisson, Mortain 44. Objectif Avranches, impr. de Basse-Normandie, Saint-Lô, 1982
  • Gilles Buisson, Mortain pendant la IIIe République (1870-1940), 199 p., 1986
  • Gilles Buisson, Mortain à travers les âges, éd. Oep, 1989
Articles
  • Gilles Buisson, « Le Collège de Mortain (1082-1932) », Revue du département de la Manche, n° 9 et 10, 1961
  • A. Landurant, « Les enluminures du livre des évangiles de la collégiale Saint-Évroult de Mortain », Revue du département de la Manche, n° 96, 1983

Liens internes

Lien externe

Site privé sur Mortain

48°38′43″N 0°55′52″W / 48.64528, -0.93111