Lancement du Jules-Ferry à Cherbourg (1903) : Différence entre versions

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Version actuelle datée du 13 juillet 2019 à 19:07

Le cuirassé glisse dans l'eau.
Vue artistique par Lecoultre.

Le lancement du croiseur-cuirassé Jules-Ferry a lieu à Cherbourg le 23 août 1903.

L'opération a lieu un dimanche matin « au milieu d'une foule considérable » et elle est couronnée « du succès le plus complet » [1].

Parti de Paris la veille en train à 9 h 55, le ministre de la Marine Camille Pelletan arrive à Cherbourg à 6 h [1]. Il est accompagné de Mme Pelletan, de M. Tissier, chef de cabinet, du capitaine de frégate Martel et de M. Burfin, officier d'ordonnance [1]. Il est accueilli sur le quai par les autorités locales, dont le vice-amiral Charles Touchard, préfet maritime, Gaston Lem, préfet de la Manche, et Charles Renault, maire de Cherbourg [2]. Le ministre se rend à l'Hôtel du Casino où des appartements lui ont été retenus [1].

La police a eu toutes les peines du monde à effacer les inscriptions « À bas Pelletan » peintes sur les murs du lycée et des bâtiments voisins de la gare ferroviaire [2].

Le lancement a lieu à 8 h 10 dans l'arsenal. Les tribunes regorgent de monde et les jetées sont prises d'assaut [1]. Le ministre, accompagné du préfet maritime, reçoit les honneurs militaires à son arrivée [1].

Une fois que M. Korn, directeur du génie maritime, s'est assuré que tout est prêt, le vice-amiral Touchard donne l'ordre du lancement [1]. Un dernier coup de scie est donné. Un craquement se fait entendre, tandis qu'éclatent La Marseillaise et les vivats de la foule [1]. Le Jules-Ferry glisse doucement sur son berceau et rejoint son élément, « faisant jaillir le long de ses flancs d'immenses gerbes d'eau » [1]. Il est ensuite remorqué au port militaire.

Il n'y a pas eu de bénédiction religieuse, le ministre l'ayant supprimée [3].

Après le lancement, le ministre se rend à 10 h à la préfecture maritime pour y recevoir les délégations locales [1].

Un banquet a lieu sous les halles, qui réunit plus de 1 000 personnes [1]. Plusieurs discours ponctuent le repas. Des cadeaux sont offerts au ministre et à sa femme. Camille Pelletan déclare que cette cérémonie sera pour lui « inoubliable » [1]. Il parle de l'enseignement, de Jules Ferry, de la société moderne et de Cherbourg, « un port d'avant-garde », dit-il [1]. Des décorations sont remises ensuite avant que le banquet ne s'achève vers 16 h [1]. Camille Pelletant en sort porté en triomphe par l'assistance [4].

Camille Pelletan se rend ensuite à un « punch populaire » [1].

Notes et références

  1. 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 1,09 1,10 1,11 1,12 1,13 et 1,14 « Le lancement du “Jules-Ferry” », Le Petit Parisien, 24 août 1903.
  2. 2,0 et 2,1 « M. Pelletan préside », L'Ouest-Éclair, 24 août 1903.
  3. « Le lancement du “Jules-Ferry” », La Vie illustrée, n° 254, 28 août 1903.
  4. « M. Pelletan à Cherbourg », Journal de Tournon, n° 35, 30 août 1903.