Gérard Espéret

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Gérard Espéret, né à Versailles (Yvelines) le 8 octobre 1907 et mort à Nailloux (Haute-Garonne) le 22 octobre 1995, est un syndicaliste de la Manche.

Fils d'un père militant du Sillon et d'une mère très pratiquante, il entre dans le monde du travail à 14 ans à Saint-Lô comme ajusteur mécanicien [1].

Secrétaire de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) locale, il s'installe à Cherbourg en 1933 [1]. Il y devient permanent de l'Union locale CFTC, puis secrétaire de l'union départementale de 1936 à 1939 [1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale et l'occupation allemande, il crée, avec le Père Bouche, l'université populaire de Marky-le-Roi (Yvelines), qu'il dirige jusqu'en 1947 <erf name=LM1/>.

Promu secrétaire général adjoint de la CFTC, il est chargé pendant trois ans des services de propagande et de formation. En 1950, il prend en charge le secteur des territoires d'outre-Mer [1]. Anticolonialiste fervent, il promeut l'émergence du syndicalisme en Afrique : il crée des union locales à Dakar (Sénégal) et à Brazzaville (Congo) et s'engage pour la création d'un code du travail des territoires d'outre-mer [1].

En 1964, il participe, avec Eugène Descamps, à la création de la CFDT, dont il devient vite vice-président <erf name=LM1/>.

En 1967, il décide de se retirer pour se consacrer à l'Institut syndical de coopération technique international (ISCTI), qu'il a créé en 1960 et qui, rebaptisé Institut de Belleville en 1984, est chargé de mettre en oeuvre des actions de coopération entre la CFDT et les syndicats des pays en voie de développement [1].

Gérard Espéret est membre du Conseil économique et social de 1951 à 1964.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 et 1,5 Alain Beuve-Méry, « Gérard Espéret, un missionnaire du syndicalisme en Afrique », Le Monde, 4 novembre 1995.