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Fernand de la Rüe

De Wikimanche

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Fernand Pierre Arthur de la Rüe, né au Mesnil-Véneron le 5 avril 1900 et mort à Sainte-Mère-Église le 26 novembre 1959, est une personnalité de la Manche.

Il est maire de Carquebut.

Le premier hôpital de campagne

Né dans une famille d’agriculteurs, le docteur Fernand de la Rüe est le fils d'Arthur de la Rüe et d'Angèle Fautrat.

C'est une des grandes figures de la période de la Libération. Son souvenir est resté moins vivace dans sa commune natale qu’à Carquebut où ses parents s’installent en 1902 ou 1903 et, surtout, qu’à Sainte-Mère-Église, où il exerce la médecine à partir de 1927. Il y a laissé l’image d’un véritable médecin de campagne qui aime le monde rural et qui se montre très généreux à l’égard des « petites gens ».

Fernand de la Rue avait suivi ses études au lycée de Coutances et à Paris.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, le docteur de la Rüe effectue des visites à bicyclette, à trois kilomètres de son domicile, quand il rencontre les premiers parachutistes américains. Il lui faut traverser les lignes ennemies pour rentrer chez lui.

Et il est bientôt appelé pour soigner des blessés de plus en plus nombreux. Avec l’aide de quelques amis, il décide rapidement de créer un poste de secours dans une ferme de Fauville. En quelques jours, la vaste propriété de M. et Mme Tourainne se transforme en un véritable hôpital de campagne vers lequel affluent tous les blessés du secteur. Secondé par quelques infirmières, dont Jeanne Gallin, le docteur de la Rüe va se dévouer jour et nuit durant des semaines au service des victimes des cantons voisins.

Les plus gravement atteintes sont transportées à l’hôpital de Bayeux par une ambulance de fortune, la voiture du curé de Sainte-Mère-Église, l’abbé Roulland, conduite par deux intrépides chauffeurs, Auguste Lehodey, et Henri Legouard qui franchissent les lignes allemandes au péril de leur vie.

En ces jours de danger, le docteur de la Rüe doit en outre créer une maternité de fortune dans une ferme du village de Gambosville. Jusqu’à la libération de Cherbourg, le courageux médecin ne cesse de courir entre cette maternité et son hôpital de campagne pour secourir des centaines d’hommes et de femmes.

La paix revenue, il reprend le chemin de son cabinet et, très vite, l’oubli tombe sur son comportement héroïque.

Source

  • René Gautier (dir.), Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 3, éd. Eurocibles.