Corlois

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Le Corlois est un pays gallo-romain (Pagus coriovallensis), correspondant à la partie nord du pays du Cotentin et de la Manche, autour de Cherbourg [1].

Toponymie

Attestations anciennes

  • in pago Coriovallinse 747/753 [2].
  • Corialinsis 747/753 [3].
  • de Corialinse ~830 [2].
  • [abl.] Coriliso 853 [2].

Étymologie

Le nom du Corlois représente un ancien dérivé adjectival en -eis, tardivement francisé en -ois, du nom gallo-romain de Cherbourg : Coriovallum, puis Coriallum. Il repose sur l'étymon gallo-roman °CORIALLE(N)SE < CORIOVALLE(N)SE, « de Coriovallum / Coriallum ».

Extension dans le temps et l'espace

Le Corlois ou pagus Coriovallensis était l'un des deux pagi (pays) qui constituaient la cité de Coutances (civitas Constantia) avant l'an mil. Le second étant le pagus Constantinus ou Cotentin, au sud du premier.

Divers textes anciens des 8e et 9e siècles [4] mentionnent Portbail comme le point le plus méridional du pagus Coriovallensis. On est donc assuré que la limite de cet ancien territoire dépassait au sud celles de l'archidiaconé de Cotentin dont dépendaient Cherbourg et Brix, tous deux localisés dans le Corlois. Il devait en outre comprendre le doyenné de Barneville, dans l'archidiaconé de Bauptois, à la limite méridionale duquel était situé Portbail.

On ne trouve plus mention du Corlois au 11e siècle, époque à laquelle le comté de Coutances s'étend jusqu'à Cherbourg. Ceci explique que le nom de Cotentin se soit étendu jusqu'au nord de la presqu'île, et appliqué à un archidiaconé initialement étranger au pagus Constantinus [5].

Notes et références

  1. « Corlois », J. Moreau, Dictionnaire de géographie de la Gaule et de la France, Paris, éd. A. et J. Picard, 1972.
  2. 2,0 2,1 et 2,2 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 100.
  3. Ibid., p. 24.
  4. Les Gesta abbatum Fontanellensium et le Capitulaire de Servais, cités par Auguste Longnon dans son Atlas historique de la France, Texte explicatif des planches, Hachette, Paris, 1885, p. 101.
  5. Auguste Longnon, ibid.