Différences entre versions de « Chapelle du Bon-Sauveur (Picauville) »

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La '''chapelle du Bon-Sauveur''' est un édifice catholique de la [[Manche]] situé à [[Picauville]] dans l'[[Hôpital du Bon Sauveur de Picauville|hôpital du Bon Sauveur]].
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La '''chapelle du Bon-Sauveur''' est un édifice catholique de la [[Manche]] situé à [[Picauville]], dans la commune déléguée d'[[Étienville]], au sein de l'[[Hôpital du Bon Sauveur de Picauville|hôpital du Bon Sauveur]].
  
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Le plan de la chapelle évoque un ostensoir dont les six branches convergent vers le centre du sanctuaire. Clôturé par la grille de communion, il est surmonté d'une tour lanterne au motif en béton ajouré. Ce plan répond au besoin de séparer les espaces réservés aux différents usagers, sans les isoler : le chœur des religieuses s'étend sur six travées alors que les nefs des « pensionnaires » (femmes et hommes séparés), du public et des employés ne comportent que trois travées. Ce plan, suggéré à l’architecte par la supérieure de l’époque, Mère Clec’h, semble inspiré de celui de la chapelle Saint-Louis de l'architecte Libéral Bruant (1635-1697) à l’hôpital parisien de la Salpêtrière<ref name = AN>Alain Nafilyan, ''La reconstruction des édifices religieux en Basse-Normandie après la Seconde Guerre mondiale'', In Situ, revue des patrimoines [en ligne],2009, p.29,  consulté le 04 mars 2018 [http://journals.openedition.org/insitu/5666 ''(lire en ligne)''] </ref>.
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Le plan de la chapelle évoque un ostensoir dont les six branches convergent vers le centre du sanctuaire. Clôturé par la grille de communion, il est surmonté d'une tour lanterne au motif en béton ajouré. Ce plan répond au besoin de séparer les espaces réservés aux différents usagers, sans les isoler : le chœur des religieuses s'étend sur six travées alors que les nefs des « pensionnaires » (femmes et hommes séparés), du public et des employés ne comportent que trois travées. Ce plan, suggéré à l’architecte par la supérieure de l’époque, Mère Clec’h, semble inspiré de celui de la chapelle Saint-Louis de l'architecte Libéral Bruant (1635-1697) à l’hôpital parisien de la Salpêtrière <ref name = AN>Alain Nafilyan, ''La reconstruction des édifices religieux en Basse-Normandie après la Seconde Guerre mondiale'', In Situ, revue des patrimoines [en ligne],2009, p.29,  consulté le 04 mars 2018 [http://journals.openedition.org/insitu/5666 ''(lire en ligne)''].</ref>.
  
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Les sculptures des stalles (aménagées par Belval) sont l'œuvre d'[[Étienne Rebuffet]], le chemin de croix de Marcelle Delcourt-Guinard, les vitraux du peintre-verrier  Auguste Labouret. Raymond Subes, ferronnier,  a réalisé les grilles de communion, les claustras et les portes <ref name = merimee/>.
  
 
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Version actuelle datée du 13 décembre 2020 à 11:02

La chapelle au cœur de l'hôpital.

La chapelle du Bon-Sauveur est un édifice catholique de la Manche situé à Picauville, dans la commune déléguée d'Étienville, au sein de l'hôpital du Bon Sauveur.

Détruite le 11 juin 1944, elle est reconstruite après la Seconde Guerre mondiale sous la direction de l'architecte cherbourgeois René Levavasseur, associé à Lebreton [1].

La première pierre est posée le 1er juillet 1950, la consécration de l'édifice est célébrée le 26 juin 1954 [2].

Le plan de la chapelle évoque un ostensoir dont les six branches convergent vers le centre du sanctuaire. Clôturé par la grille de communion, il est surmonté d'une tour lanterne au motif en béton ajouré. Ce plan répond au besoin de séparer les espaces réservés aux différents usagers, sans les isoler : le chœur des religieuses s'étend sur six travées alors que les nefs des « pensionnaires » (femmes et hommes séparés), du public et des employés ne comportent que trois travées. Ce plan, suggéré à l’architecte par la supérieure de l’époque, Mère Clec’h, semble inspiré de celui de la chapelle Saint-Louis de l'architecte Libéral Bruant (1635-1697) à l’hôpital parisien de la Salpêtrière [3].

En avancée de la galerie ouest du cloître, l'imposante tour clocher compense l'esthétique minimaliste de l'ensemble. L'escalier d'honneur permet d'accéder au chœur des religieuses par une entrée très lumineuse [3].

Les sculptures des stalles (aménagées par Belval) sont l'œuvre d'Étienne Rebuffet, le chemin de croix de Marcelle Delcourt-Guinard, les vitraux du peintre-verrier Auguste Labouret. Raymond Subes, ferronnier, a réalisé les grilles de communion, les claustras et les portes [1].

Avec l'ensemble de son mobilier, elle est inscrite monument historique depuis 2006 [1].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 « Notice n°PA50000043 », base Mérimée (architecture), médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, ministère de la Culture.
  2. Inventaire du patrimoine de la Reconstruction dans la Manche, Conseil général de la Manche, Conservation des antiquités et objets d’art, 2011.
  3. 3,0 et 3,1 Alain Nafilyan, La reconstruction des édifices religieux en Basse-Normandie après la Seconde Guerre mondiale, In Situ, revue des patrimoines [en ligne],2009, p.29, consulté le 04 mars 2018 (lire en ligne).

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