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Le '''Château de Servigny''' est un [[monument historique]] de la Manche, sis à [[Yvetot-Bocage]].
 
Le '''Château de Servigny''' est un [[monument historique]] de la Manche, sis à [[Yvetot-Bocage]].

Version du 16 août 2019 à 11:32

Vue générale.
La signature de la reddition de Cherbourg en juin 1944.

Le Château de Servigny est un monument historique de la Manche, sis à Yvetot-Bocage.

Vestige d'un domaine gallo-romain, le château est construit au XVIIe siècle, sur un ancien bâtiment dont il subsiste une tourelle d'escalier du XIVe sur la façade sud. Sa façade nord laisse percevoir l'influence des châteaux de la Loire. Deux pilastres du XVIIe siècle encadrent le pignon sud percé de fenêtres à meneaux.

Remanié au XIXe siècle par l'architecte Barthélémy pour la famille Abaquesné de Parfouru, l'intérieur conserve les cheminées du XVIIe et un escalier avec rampe de fer du XVIIIe. Le château inspire Jules Barbey d'Aurevilly pour sa nouvelle Le Bonheur est dans le crime.

Le potager du XVIIIe est doté de serres transformées en piscine, et le vaste parc à l'anglaise de 6 hectares est agrémenté des folies du XIXe siècle : un manoir à taille d'enfant, une chapelle, un temple de Neptune, un lavoir et un puits…

Le château est réquisitionné par l'armée allemande dès le début de l'Occupation pour y installer sa Kommendantur [1]. Le 26 juin 1944, en présence du général américain Joseph Lawton Collins, le général allemand Karl von Schlieben y signe la reddition de Cherbourg, dit « traité de Servigny ».

Ses façades et toitures, ainsi que le salon du premier étage avec son décor, sont inscrits aux Monument historiques par arrêté du 7 novembre 1979.[2]

Resté dans la même famille depuis sa construction, le château appartient à Bérengère et Arnaud de Pontac.

Le 26 juin 2014, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'intérieur inaugure avec des représentants des ambassades de la Pologne, de l'Allemagne et du Canada, une mosaïque de la paix réalisée par des enfants français et étrangers [3] Le 28 juin de la même année, Bérangère de Pontac créé le « Servigny D-Day Fund », fondation qui œuvre pour l'éducation des jeunes à la paix sous le patronage de la commission française de l'Unesco [1].

Le 21 septembre 2015, les représentants des cinq religions inaugurent dans le parc un arboretum de la paix en Normandie [4].

Bibliographie

  • A. Lebouteiller, « Le château de Servigny en Yvetot-Bocage », Annuaire des cinq départements normands, congrès de Valognes, 1967, pp. 18-21

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Ludovic Ameline, « « Le château de Servigny, un lieu chargé d'histoire et d'espoir », La Presse de la Manche, site internet, 27 juin 2018.
  2. Notice n°PA00110644, base Mérimée (architecture), médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, ministère de la Culture.
  3. « Reddition de Cherbourg : hommage au château de Servigny », Tendance Ouest, site internet, 26 juin 2014 (voir en ligne).
  4. « Château de Servigny : cérémonie inter-religieuse », La Manche Libre, site internet, 22 septembre 2015.

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