Céaux

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Céaux est une commune du département de la Manche.

  • Prononciation. — API : [se'o]; transcription francisée : sé-ô.
Commune de Céaux Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
48° 37' 53.47" N, 1° 23' 14.43" W (OSM)
Arrondissement Avranches
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Canton Pontorson
Ancien canton Ducey
Intercommunalité Mont-Saint-Michel-Normandie
Gentilé Céaucéen(ne)s
Population 429 hab. (2016)
Superficie 8,39 km²
Densité 51 hab./km2
Altitude 5 m (mini) - 71 m (maxi)
Code postal 50220
N° INSEE 50108
Maire Christophe Hernot
Communes limitrophes de Céaux
Vains séparée par la Sélune Le Val-Saint-Père séparée par la Sélune Pontaubault, Le Val-Saint-Père
Courtils Céaux Pontaubault
Courtils Précey, Servon Pontaubault

L'église Saint-Cyr et Sainte-Julitte.
L'église Saint-Cyr et Sainte-Julitte.


Toponymie

Attestations anciennes

Étymologie

Site de Céaux, carte de Mariette de La Pagerie, 1720.

On estime généralement que ce nom repose sur le latin celsus « élevé », par l'intermédiaire du gallo-roman °CELSU. C'est du moins l'hypothèse qu'avait faite Albert Dauzat [36], qui a distingué ce nom, ainsi que celui de Ceaux-en-Couhé (Vienne) des autres toponymes français de type Ceaux, Sceaux, etc. Ces derniers procèderaient quant à eux du latin cellis, ablatif-locatif pluriel de cella « ermitage », soit « aux ermitages ». Sa justification en était que ces deux agglomérations de la Manche et de la Vienne étaient situées « sur de légères éminences ». Le fait est que Céaux domine orgueilleusement (à 26 m !) l'estuaire de la Sélune et les terres environnantes dont l'altitude moyenne oscille entre 10 et 25 m : le sens de « lieu élevé » ne saute pas tout de suite aux yeux…

François de Beaurepaire [3] reprend cette hypothèse, mais contourne l'obstacle en envisageant parallèlement une référence à une « construction élevée », ou encore un sens figuré : le mot celsus aurait dans ce cas été le qualificatif d'une divinité locale, « Très-Haut », et donc indirectement désigné un lieu de culte. René Lepelley, quant à lui, fait siennes ces dernières explications [37], tout en conservant aussi la possibilité de voir dans Céaux le produit de cellis « aux ermitages ». Il est à noter que cette dernière analyse est la seule que retient Ernest Nègre [38], qui voit dans la forme Celsis de 1060/1066 une mauvaise latinisation de Cels < cellis.

Les deux dernières hypothèses se valent, aucun argument décisif (archéologique, historique ou autre) ne permettant de trancher. La seule explication à exclure semble être celsus au sens de « lieu élevé », démentie par le site de Céaux.

Géographie

Histoire

Article du Nouvelliste, octobre 1914

Céaux fut le point de départ de la révolte des Nu-pieds, sous Louis XIII.

On dénombre 35 salines en 1838.

Première guerre mondiale

Participation de la population de Céaux à une collecte destinée à soutenir les Poilus.

Deuxième guerre mondiale

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[39]. En 2016, la commune comptait 429 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [40] et INSEE [41])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
754 776 773 808 815 764 790 799 724 683
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
658 603 592 603 591 558 505 509 487 497
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
480 471 444 472 480 460 441 446 450 460
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
441 397 379 424 431 437 447 444 441 437
2013 2014 2015 2016 - - - - - -
434 436 436 429
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
1790-1792 Michel Charruel
.......-....... .......
1795-1798 Michel Charruel
1798-1808 Jean Le Rogeron
1808-1813 Charles Provost
1813-1816 Guillaume Trican
1816-1830 François Langlois
1830-1860 François Provost décédé en exercice le 7 septembre 1860
1860-1867 Jean-Charles Provost
1867-1875 Louis-Marie Colet décédé en exercice le 1er mai 1875
1875-1883 Pierre Gilbert
1883-1904 Louis Provost
1904-1908 Théophile Morel
1908-1936 Jean-Marie Ozenne
1936-1977 Yves Ozenne SE agriculteur
1977-1999 Guy Ozenne SE agriculteur
1999-2008 Michelle Eudes SE enseignante
2008-actuel Christophe Hernot SE agent de maîtrise
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à 1964 : 601 communes et lieux de vie de la Manche.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie

La mairie

Adresse : 22 rue André Parisy
50220 Céaux

Tél. 02 33 70 90 36
Fax : 02 33 70 94 87
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Officiel
Commentaire :
Source : Annuaire Service-Public (11 mars 2012)

Mardi - -
Mercredi - 15 h 30 - 17 h 30
Jeudi - -
Vendredi - 15 h 30 - 17 h 30
Samedi - -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : saint Cyr et sainte Julitte (c'est-à-dire Juliette de Césarée).
  • Patron (présentation) : l'évêque d'Avranches.
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

  • Église Saint-Cyr et Sainte-Julitte, 15e/17e/19e s. : clocher (12e s.), vitraux (16e s.), mobilier (17e/18e s.), statues (fin 16e/fin 18e s.).
  • Embouchure de la Sélune.
  • Site de la baie du Mont Saint-Michel.
  • Polders Saint-Michel.

Personnalités liées à la communes

Décès

Autres

  • Jean-Marie Valhubert (1764-1805), général, issu de la famille Valhubert, il fut héros de l'époque napoléonienne, rattaché à la terre du Val-Hubert
  • André Parisy : instituteur et résistant, nommé à Céaux en 1931, mobilisé en 1939, démobilisé, il rentre à Céaux reprend son poste et le secrétariat de mairie (ce qui lui permet d'établir de fausses cartes d'identité ou faux certificats et autres activités de résistance). Il meurt en camp de concentration le 5 mai 1945. L'école de la commune porte son nom.

Économie

Sports

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Jean Adigard des Gautries & Fernand Lechanteur, « Les noms de communes de Normandie », in Annales de Normandie XVII (mars 1967), § 614.
  2. Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p. 26, n. 29.
  3. 3,0, 3,1 et 3,2 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 94.
  4. Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 393, § 255.
  5. Julie Fontanel, op. cit., p. 394, § 256.
  6. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 321E.
  7. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, op. cit., p. 378C.
  8. Pouillé du Diocèse d’Avranches, 1412, in Auguste Longnon, op. cit., p. 154B.
  9. Ibid., p. 160C.
  10. Siméon Luce, Chronique du Mont-Saint-Michel (1343-1468), Firmin-Didot, Paris, t. I, 1879, p. 196, § LVI.
  11. Ibid., p. 316, § CXXV.
  12. Siméon Luce, op. cit., t. 2, 1883, p. 114, § CCV.
  13. Pouillé du Diocèse d’Avranches, ~1480, in Auguste Longnon, op. cit., p. 163D.
  14. Ibid., p. 164D.
  15. Sébastien Cramoisy, Carte générale de toutes les costes de France tant de la mer Océane que Mediterranée, 1634 [BNF].
  16. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  17. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  18. Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
  19. Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  20. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  21. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  22. G. Mariette de la Pagerie, Carte topographique de la Normandie; feuille 3 : Fougères, Vire et Avranches, 1720 [BNF, fonds Cartes et Plans, cote Ge DD 2987 (1009, III) B].
  23. Carte de Cassini.
  24. Site Cassini.
  25. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris, 1801-1870.
  26. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 577b.
  27. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 415.
  28. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement d'Avranches, p. 118.
  29. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  30. Carte de la Manche, in Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1889.
  31. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  32. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  33. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  34. 34,0 et 34,1 Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  35. Carte IGN au 1 : 25 000.
  36. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963 (rééd. Guénégaud, avec supplément de Marie-Thérèse Morlet), p. 159a.
  37. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 88b.
  38. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 405, § 6148.
  39. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  40. Population avant le recensement de 1962.
  41. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  42. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.