Élan artistique : Différence entre versions

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==Contrats éducatifs locaux==
 
==Contrats éducatifs locaux==

Version actuelle datée du 15 janvier 2020 à 19:23

L'Élan artistique est une association culturelle de la Manche, située à Saint-Hilaire-du-Harcouët.

Objectifs

Les statuts déposés en avril 1948 et modifiés en 1953, stipulent entre autre : « Cette société a pour but l’éducation artistique, tant théâtrale que lyrique des masses et particulièrement de la jeunesse, la diffusion de spectacles tels que théâtre parlé, théâtre lyrique, chorégraphie, variétés… sera admise, sans distinction de sexe ni d’idées tant politiques que religieuses, à titre de membre actif toute personne prenant l’engagement d’assister régulièrement aux réunions (répétitions, cours, représentations)... »

Histoire

Depuis longtemps, le théâtre est une activité très prisée à Saint-Hilaire avec, en 1912, la troupe du Cercle catholique (MM. Foucault, Béguin, Gazengel, Boutry) et en 1932, la Phalange artistique, créée par M. Amchin, directeur de l’école publique, avec MM. Corbeau, Ameline, André, Vigot, Boulay, Thoury.

Le 6 février 1948, trois hommes de Saint-Hilaire-du-Harcouet, se retouvent dans une maison de la rue Gambetta. Passionnés de théâtre, ils ont envie de créer une troupe. Ce sont Roger Moulin, Édouard Gallais, Alain Le Gall. La société Élan artistique est née.

Alors que Saint-Hilaire tente d’effacer les méfaits des bombardements de 1944, Roger Moulin, Édouard Gallais, Alain Le Gall créent l'Élan artistique. Le bureau s’élargit rapidement avec la venue de Lily Renault, Suzanne Thoury, MM. Maurice Colas, Marcel Legeard, Pierre Papouin.

Dès le mois de juin 1948, une opérette est au programme : “Les Cloches de Corneville ”. Si dans la troupe, on ne manque pas de talents, les premiers rôles chantés sont tenus par des professionnels, André Baugé, de l’Opéra, Suzanne Baugé, des théâtres du Châtelet et de Mogador, Jean Huber et Simone Buffard, de la Gaieté Lyrique. Mais les autres rôles sont tenus par les comédiens de la troupe : Maurice Colas, Marcel Legeard, Léon Thoury, Suzanne Thoury, Nicole Jusseaume, Thérèse Boutry, Antoinette Houitte, Janine Costa, Marguerite Amoros, Marie-Hélène Cauny. De même la direction musicale est assurée par Roger Moulin, élu président le mois précédent, la régie du chant par Édouard Gallais, la mise en scène par Alain Le Gall. Parmi tous ces noms se trouvent les fondateurs et les premiers membres de l’Élan.

Dans le programme des Cloches de Corneville, on peut lire : « Depuis les temps les plus reculés, le théâtre a toujours été l’expression de la pensée humaine. Dans notre petite ville, première à se reconstruire, il faut, pour porter plus haut le prestige de notre cité, élever spirituellement un édifice artistique capable de propager au-delà de nos murs, la renommée grandissante de la renaissance de Saint-Hilaire. C’est dans ce but, celui de vous distraire, et aussi éduquer les jeunes, aimant le théâtre et la musique, qu’a été constitué L’Élan artistique... »

Voici donc clairement tracées les orientations, toujours respectées à ce jour.

Une opérette sera présentée chaque année jusqu’en 1955.

Dans les opérettes, il est indispensable de présenter des ballets. Aussi des cours de danse classique sont créés, ouverts à celles et ceux qui sont tentés par cette difficile et exigeante discipline. La direction est confiée à Lily Renault. Fort des résultats obtenus, de la qualité des prestations de cet ensemble chorégraphique, il sera proposé :

- des galas de danse, spectacles inhabituels à Saint-Hilaire. Dès 1954, le groupe chorégraphique présente différents ballets au cours du spectacle Cet amour d’opérette, viendra ensuite Coppelia, puis Le Lac des cygnes. Cette activité cessera en 1959, après avoir accueilli et formé nombre de jeunes de la région.

- des opérettes, mais aussi spectacles de musique classique avec la venue du Quator de Versailles, puis l’orchestre Ars Juvenis et le Trio Goebel. Ces manifestations ont permis au public de voir et écouter des interprètes de très grande valeur. Beaucoup de nos concitoyens purent ainsi assister, pour la première fois, à un concert.

- enfin le théâtre. Cette activité dure depuis la création de I’Élan.

La troupe participe en mai 1949 à un concours régional à Fougères (Ille-e-Vilaine) et obtient le prix de sympathie. En participant à ces concours régionaux ou nationaux, d’autres distinctions viendront s’ajouter au cours des années, témoignant ainsi de la qualité des spectacles proposés : à Vannes (deuxième prix), à Brest (premier prix), à Nantes (prix d’excellence), à Rennes (deuxième prix), à Vichy (deuxième prix). Un palmarès qui souligne la valeur des comédiens et le sérieux du travail accompli. Participation aussi à des stages, des journées de formation à l’art dramatique, des journées rencontres, pour toujours apprendre, s’améliorer, se perfectionner. Accueil des Tréteaux de France, prolongé par de longues soirées en compagnie de Jean Danet, Sylvia Monfort, Jean Davy, Paul Leperson...

Dix ans durant, la troupe a une activité intense et variée : opérettes, musique classique, danse, théâtre. Seule cette dernière discipline sera conservée pendant dix autres années : vingt ans sans relâche à Saint-Hilaire bien évidemment, mais aussi à la rencontre d’autres spectateurs de communes environnantes pour distraire, rencontrer et partager ce bonheur d’être sur les planches. Suivent quelques années de léthargie par manque de recrutement.

Puis c’est la reprise en 1980, après la rencontre d’adhérents de la Maison des Jeunes et de quelques membres de I’Élan tous désireux de faire revivre le théâtre amateur. Nouveaux et anciens vont s’unir, alliant fougue et expérience pour réactiver l’association et proposer au public des spectacles à la hauteur de ses envies et de son savoir-faire. De cette nouvelle dynamique naîtra, en plus de la troupe adultes, un groupe junior, ces deux activités existent toujours, présentant un spectacle soit différent, soit en commun selon les besoins de la distribution. L’effectif est variable, une centaine d’adhérents environ adultes et juniors. Les deux groupes, pour des raisons d’horaires travaillent séparément, mais restent intimement liés, l’encadrement étant assuré par les membres adultes de la troupe.

Si la société a tenu jusqu’à ce jour, il a fallu une sérieuse dose de ténacité et l’envie sincère et profonde de jouer la comédie. Faute d’un local fixe attribué, les répétitions et les représentations se font au cours des années, tour à tour : dans l’ancienne distillerie, à l’hôpital, dans la salle du ciné-club. En 1950, les spectacles sont donnés au cinéma qui vient d’être installé rue de la Pêcherie et en 1966 au Rex, cinéma actuel. Lors de l’inauguration, le 16 mars 1966, le théâtre municipal de Rennes, pour renouer avec la tradition, présente une opérette La Veuve joyeuse.

Pendant ce temps, les répétitions ont lieu chez des particuliers (on pousse les meubles !) dans un local derrière la perception, à l’étage dans l’ancienne mairie rue de Paris, dans le local de la Maison des Jeunes, les décors stockés dans divers endroits, les costumes ramassés dans des pièces, au troisième étage de l’ancienne mairie, sous les toits dans l’ancien hospice de la rue Thomas-Riffaudière.

Après 45 ans d’existence, cette vie de nomade cesse en 1993 puisque la municipalité attribue un local dans lequel la troupe peut travailler dans de bonnes conditions : salle de répétition, de couture, costumes rangés, atelier, seules restent les difficultés à réaliser les décors, puisque aujourd’hui encore, ils sont pour la plupart fabriqués à l’extérieur de l’atelier trop exigu, pour permettre le montage des panneaux de scène.

La volonté, l’envie de nouveaux défis, l’audace, permettent la réalisation de grands spectacles en intérieur, dans la salle rue Waldeck-Rousseau : Les Joyeuses commères de Windsor, Le Jour de gloire, Les Pardaillan. Ce sont aussi les spectacles en plein air, malgré les risques météorologiques : Le Bossu et Notre-Dame de Paris (sur le parvis de l’église), Cyrano (au marché couvert), Peter Pan (sur les lacs). Ces spectacles mobiliseront pas moins de 120 comédiens et techniciens et attireront plus de 1 500 spectateurs.

Tous ces spectacles nécessitent des budgets fort importants. D’où vient la trésorerie ? Les cotisations des membres, la subvention municipale, l’aide d’organisme bancaire : dons ou prêts et les recettes des spectacles, rien d’autre, ni soutien départemental ni régional, les fonds étant attribués aux troupes professionnelles. Les coûts sont de plus en plus élevés, il n’est pas rare désormais d’engager plus de 15 000 euros pour des spectacles de plein air, tout en modérant les envies en réutilisant costumes et décors afin d’obtenir des dépenses en conformité avec la trésorerie.

Comment l’Élan a résisté si longtemps (60 ans en 2008) malgré les difficultés matérielles, les adhérents qui vont et viennent selon les nécessités de la vie active ? Parce que l’association s’appuie sur des éléments stables (8 présidents en 60 ans, soit un septennat chacun !) parce qu’elle est ouverte à tous, diverse : par les âges, le niveau intellectuel, les professions, les talents, chacun peut s’exprimer selon ses goûts et ses aptitudes. Parce qu’elle sait réunir les différences dans le but de présenter un spectacle accompli, avec un point commun : l’enthousiasme. Parce que être amateur (au sens de : qui aiment !) est une force, même si le bénévolat est menacé ! Les décors, le son, la lumière, les coiffures, les maquillages, les costumes, tout est fait au sein même de l’association. Simplicité, convivialité, respect de l’autre, bonheurs partagés, responsabilité aussi, car il faut accepter deux répétitions par semaine, neuf mois par an, sacrifier quelques week-ends, assurer les représentations, costumes et décors prêts en temps. C’est tout cela qui permet d’être bien ensemble et de mener depuis si longtemps une action culturelle.

Ce qui n’empêche pas les moments de détente après les répétitions, les sorties en car, et même les tournées (théâtrales et autres !) dans le Puy-de-Dôme, la Vendée, pour mieux se retrouver.

Pour l’avenir, la salle du Rex, après les importantes modifications et améliorations, l’aménagement réussi du plateau technique devrait permettre des spectacles de qualité malgré quelques difficultés de disponibilités.

Objectif

Cette société a pour but l'éducation artistique, à travers des activités telles que théâtre parlé, théâtre lyrique, chorégraphie, variétés, etc. C'est ainsi que, dès juin 1948, une opérette est au programme : Les Cloches de Corneville.

Si les premiers rôles chantés sont tenus pas des professionnels, les autres personnages sont joués par les comédiens de la troupe qui assurent également la direction musicale, la régie du chant et la mise en scène.

Les Cloches de Corneville.

Activités

La troupe de l'Élan artistique se produit plusieurs fois par an. En cette année 1948, elle joue : La Main leste, de Labiche, Le Poulailler, de A. de Farges, La Fontaine aux épingles et La Paix chez soi, de G. Courteille, et, bien sûr, Les Cloches de Corneville, de Clairville et Gabet.

Jean-Pierre Ouanson et Pascal Cauchard se souviennent des temps héroïques du théâtre à Saint-Hilaire. Le premier en connaît tous les rouages, acteur, président, metteur en scène : (50 ans de fidélité !)  : « Je suis entré à l’Élan en 1958, du temps du Bossu, joué devant l’église, les plateaux scéniques édifiés avec planches et échafaudages empruntés à cette époque à l’entreprise Yver et Vercelli (du solide, mais du lourd !). Et c’est dans l’ombre de Pierre Papouin [1] que j’ai pris conscience et goût à la conduite des acteurs, à la réalisation d’une pièce de théâtre. »

La différence avec notre époque : « Plus de rigueur, de discipline : aujourd’hui, le texte est su avant de débuter les répétitions et nous jouons sans souffleur. Le souffleur, jamais au salut final, rarement cité et pourtant  sous la scène, dans cette affreuse caisse arrondie, emmitouflé, frigorifié, tournant affolé ses pages lorsqu’un acteur avait parfois malmené son texte ! Joignant avec énergie, gestes et mimiques pour sauver la situation ! Angoissant et épuisant ! un spectacle à lui seul ! »

Le talent : « Pas forcément inné, et être persuadé d’en avoir n’est pas toujours gage de qualité ! Le talent c’est je crois beaucoup d’humilité, de travail, les partenaires qui importent, la troupe dans son ensemble qui favorise l’expression du talent. Nous recrutons souvent par relations ou le hasard des rencontres, entrés à l’Élan pour aider aux décors, ils sont devenus figurants et interprètent maintenant des premiers rôles ! Un souvenir. Imaginez : vous louez une robe d’époque, vous la recevez pour la représentation mais impossible de fermer les attaches dans le dos : reste une seule solution, jouer de face ! C’est pas du talent ?  »

Le choix des pièces : Pascal Cauchard prend le relais : « C’est le problème essentiel de chaque saison. Généralement, la culture personnelle intervient pour les textes classiques, et pour les auteurs contemporains, les spectacles vus par les uns ou les autres en salle ou aux festivals estivaux comme Avignon. Des suggestions sont faites et la décision finale appartient au bureau. »

Tous deux sont complémentaires et les tâches partagées : le président s’occupe de la logistique, des relations publiques, le metteur en scène de la conception du spectacle, de l’organisation pour une réalisation soignée. Il n’est pas souhaitable que tout repose sur les épaules d’un (ou d’une) seul. Ensemble, ils insistent : « Rien ne serait possible sans une bonne entente, sans bonne volonté, sans les compétences de tous et de chacun. C’est aussi le respect de l’autre et l’amitié. Et cela dure depuis 60 ans ! L’entente qui règne dans la troupe se ressent, nous dit-on, dans nos spectacles. Il y a un autre aspect très important de nos diverses activités : la transmission du savoir : les costumes par exemple. »

Des relations avec d’autres associations : « Nous participons ou avons participé auprès d’organismes ou associations : avec les C.E.L, en recevant depuis plusieurs années des enfants désireux de découvrir le théâtre, avec le Ciné-photo club dans le film Été 44 Mortain, comme acteurs et à la réalisation de décor, avec la crèche vivante, à sa création, en effectuant la mise en scène et les enregistrements des voix, participation aux Journées du patrimoine, ou encore en prêtant nos voix au départ des Féeriques de Montgothier, en collaborant à Dessinator, etc. Nous sommes très impliqués dans la vie associative, on retrouve la plupart des membres de l’Élan dans des associations diverses. »

Parmi les plus anciens de la troupe, Jean-Pierre Ouanson, jette un regard sur le temps passé : « La disparition de loueurs de costumes ces dernières années nous inquiète, heureusement nous avons encore au sein de la société, du savoir-faire. Nous avons la chance, pour les décors, d’avoir une équipe super, aux talents reconnus. Ce qui a énormément changé ce sont les nouvelles techniques d’éclairages et de son. Que de possibilités de création nous sont offertes aujourd’hui ! On est bien loin de l’époque où, comble du progrès d’alors, nous avions une table de mixage certes, mais fixée en hauteur et dos à la scène ! pratique pour les jeux de lumières ! Et les magnétophones dont les contacts de démarrage étaient plus bruyants que les sons diffusés ! Et puis, le cinéma, la télévision ont participé au sens critique du public et à ses exigences légitimes de qualité. C’est aussi l’accès à la culture d’un plus grand nombre qui nous permet d’aborder des œuvres que, sans doute, nous n’aurions pas osé présenter voici 40 ou 50 ans. Nous avons enfin une activité importante avec la troupe Juniors, qui chaque année présente un spectacle de qualité, soutenue activement par les adultes. »

Et Jean-Pierre Ouanson de continuer : « Certains soirs de dernière, selon la vieille tradition des planches, les canulars ne manquent pas pour déstabiliser le comédien en scène ou qui se prépare à entrer : un prêtre remet à son partenaire à chaque séance une image pieuse, qu’il remplace à la dernière, par la photo d’une charmante dame dénudée ! C’est aussi depuis les cintres faire tomber des gouttes d’eau sur le comédien sensé agoniser sur scène! Ou encore le texte agrémenté d’un jeu de mots ou d’une réplique improvisée. Mais aussi les imprévisibles : entrer face à face dans les brancards d’une chaise à porteur et s’étonner de ne pouvoir avancer, ou bien jeter un cadavre dans une rivière et regarder l’un en aval, l’autre en amont pour suivre du regard le corps qui s’éloigne au fil de l’eau ! Sans doute le metteur en scène avait-il omis de préciser le sens du courant ! Il n’est pas toujours facile de rester concentré et garder son sérieux, mais tous ces inattendus nous unissent et nous rendent complices. »

Jean-Pierre Ouanson parle maintenant de la direction d’acteurs ? : « Le comédien est souvent un être fragilisé, inquiet, sensible, il faut certes de l’exigence, mais aussi sécuriser, encourager, enfin et surtout, se faire confiance. J’aime voir naître puis grandir les personnages au cours des répétitions. Il faut du courage pour se présenter aux regards des autres, en pleine lumière, un exercice sans filet, l’environnement alors a tout son importance : accessoires, maquillages, costumes, coiffures et, bien sûr, les partenaires… sans oublier la chaleur du public avec qui l’on échange les joies et les peines de son personnage. »

Présidents

  • 1948 : Roger Moulin
  • 1957 : Pierre Papouin
  • 1972 : Jean-Pierre Ouanson
  • 1980 : Berthe Ameline
  • 1983 : Jean-Luc Garnier
  • 1984 : Suzanne Béguin
  • 1993 : Gérard Coubrun
  • 1999 : Pascal Cauchard
  • 2008 : Alexandre Capelle
  • 2013 : Julien Lainé
  • 2019 : Virginie Calba

Réalisations

  • 1948 : Les Cloches de Corneville, de Robert Planquettte (opérette)
  • 1949 : concours régional à Fougères
  • 1949 : L’Arlésienne (opérette)
  • 1949 : La Main lesteLe PoulaillerLa Fontaine aux épinglesLa Paix chez soiLes J 3, de Roger Ferdinand
  • 1949 : On demande un ménage, de Jean de Letraz
  • 1949 : Les Mousquetaires au couvent, de Varney
  • 1950 : Trois pour cent, de Roger Ferdinand – Peg de mon cœur, de Harley Mamers
  • 1950 : La Mascotte, d'Audran (opérette)
  • 1951 : Topaze, de Marcel Pagnol – Ces Dames aux chapeaux verts, de G. Acremant – Monsieur Beverley, de Georges Berr et Louis Verneuil
  • 1951 : Rêve de valse, d'Oscar Strauss (opérette)
  • 1952 : le Quatuor de Versailles (concert)
  • 1952 : Concours régional à Vannes
  • 1952 : Reine d’un jour (opérette)
  • 1952 : Le Bossu, de Paul Féval
  • 1953 : gala au profit des sinistrés de Hollande
  • 1953 : Les Plus beaux yeux du monde, de J. Sarment - Les Dix petits nègres, d'Agatha Christie
  • 1953 : Concours national à Brest – Bal des Petits lits blancs
  • 1953 : Le quatuor de Versailles (concert)
  • 1954 : L’Amour, toujours l’amour, de J. Wilfrid – L’InstinctUn Déjeuner d’amoureux, de A. Birabeau – Trois Garçons et une fille, de Roger Ferdinand
  • 1954 : Concours national à Nantes, prix d'excellence avec " Sisyphe et la mort, de Robert Merle" (décors Fernand Druez)
  • 1954 : Cet Amour d’opérette - Le Pays du sourire, de Frantz Lehar
  • 1955 : Le Barbier de Séville, de Rossini (opéra comique)
  • 1955 : Le Don d’Adèle de Barillet et Grédy
  • 1955 : Coppélia (ballet)
  • 1956 : Je viendrai comme un voleur, de G. de Tervagne
  • 1957 : Le Lac des Cygnes (ballet)
  • 1958 : La Barque sans pêcheur, de A. Cassona – Le Bossu, de Paul Féval – Rue des anges de Hamilton
  • 1958 : Concours régional à Rennes
  • 1959 : Les Sonderlings, de Robert Merle( décors de Fernand Druez)
  • 1959 : Concours national à Vichy
  • 1960 : Les Jours heureux, de Claude André Puget
  • 1961 : La Brune que voilà, de Robert Lamoureux
  • 1963 : Un miracle ou deux, de Jacques Deval
  • 1964 : Bichon, de Jean de Letraz
  • 1965 : Piège pour un homme seul, de Robert Thomas
  • 1967 : Mousseline, de Louis Velle
  • 1968 : Gringoire de Théodore de Banville
  • 1969 : Histoire de rire, d'Armand Salacrou
  • 1972 : L’anglais tel qu’on le parle, de Tristan Bernard
  • 1973 : Les Hussards, de P. A Bréal
  • 1975 : journée des anciens de l’Élan : orchestre Ars Juvenis
  • 1975 : Trio Goëbel (concert)
  • 1981 : La Tête des Autres, de Marcel Aymé
  • 1982 : Les Gueux au paradis de Martens et Obey
  • 1982 : La Révolte des jouets (Élan juniors) (création)
  • 1983 : Madame Sans Gêne, de Victorien Sardou
  • 1983 : Ali Baba (Élan juniors)
  • 1984 : Notre-Dame de Paris, d’après Victor Hugo
  • 1984 : Les Trois filles de Cadet Rousselle (Élan juniors)
  • 1985 : Le Bourgeois gentilhomme, de Molière
  • 1985 : Les Trois mousquetaires (Élan juniors)
  • 1986 : Jules, de P.A. Bréal
  • 1986 : Conversation Symphonieta et Guignol (Élan juniors)
  • 1987 : Les Joyeuses commères de Windsor, de Shakespeareavec les juniors
  • 1988 : La Cuisine des anges, d'Albert Husson
  • 1988 : Molière (Élan juniors)
  • 1989 : Le Jour de gloire, de Charles Dickens avec les juniors
  • 1990 : Café irlandais, de Ray Bradbury
  • 1990 : Concours à Saint-Louis (Alsace)
  • 1990 : La Malédiction de Rastarcapac, d’après Hergé(Élan juniors)
  • 1991 : La Dame de chez Maxim, de Georges Feydeau
  • 1992 : Les Dix petits nègres, d'Agatha Christie
  • 1994 : Été 44 Mortain (film, réalisation avec le caméra photo club
  • 1994 : Interdit au public, de Jean Marsan
  • 1994 : Coup de théâtre, de Charles Grenier (Élan juniors)
  • 1995 : Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand (avec les juniors)
  • 1996 : Du vent dans les branches de sassafras, de René de Obaldia
  • 1996 : Le Songe d’une nuit d’été, de Shakespeare (Élan juniors)
  • 1997 : La Femme du boulanger, de Marcel Pagnol
  • 1997 : La Tempête, de Shakespeare (Élan juniors)
  • 1998 : Les Pardaillan, d’après Michel Zevaco (adaptation élan) (avec les juniors)
  • 1999 : Un fil à la patte de Georges Feydeau
  • 1999 : Le Roman de Renar, (Élan juniors)
  • 2000 : La Nuit des rois, de Shakespeare
  • 2000 : Le Bossu, de Paul Féval(Élan juniors)
  • 2001 : Peter Pan, juniors avec participation des adultes de James Matthew Barrie
  • 2002 : Volpone, de Jules Romain et Stéphane Zweig
  • 2002 : Roméo et Juliette, de Shakespeare (Élan juniors)
  • 2003 : Georges Dandin, de Molière
  • 2003 : L’Atelier, de Jean-Claude Grumberg
  • 2003 : Le Dindon, de Georges Feydeau (Élan juniors)
  • 2004 : La Nuit des reines, de Michel Heim
  • 2004 : Espèces menacées, de Ray Cooney
  • 2004 : Les Contes bretons de la Belle Humeur, de Pierre Jakez Hélias (Élan juniors)
  • 2005 : Dom Juan de Molière
  • 2005 : Le Roi nu, d'Evgueny Schwarz (Élan juniors)
  • 2006 : Les Sonderlings, de Robert Merle
  • 2006 : Splendeur et mort de Joaquim Murieta, de Pablo Néruda (Élan juniors)
  • 2006 : Tournées Haute-Loire, Vendée
  • 2007 : J’espérons que je m’en sortira
  • 2007 : Le Bourgeois gentilhomme (Élan juniors) de Molière
  • 2008 : Les Misérables, d’après Victor Hugo (60ee anniversaire de l’association)
  • 2009 : La Conférence des oiseaux (Elan junoir)
  • 2009 : La Véritable Histoire de Lancelot du lac
  • 2010 : L'Assemblée des Femmes
  • 2011 : Je veux voir Mioussov
  • 2012 : L'amour Foot
  • 2013 : Le songe d'une nuit d'été
  • 2014 : Les marchands de gloire, de Marcel Pagnol
  • 2015 : L'Ouest solitaire
  • 2016 : Dégourdis de la 11e
  • 2017 : Barouf à Chioggia, de Carlo Goldoni
  • 2018 : Un pour tous, tous pour un !
  • 2019 : Hôtel des deux mondes et Soins marins sans maris
  • 2020 : L’honneur des Cipolino

Contrats éducatifs locaux

Depuis plusieurs années, l’Élan Artistique anime l’atelier théâtre des contrats éducatifs locaux subventionnés par la Communauté de communes de Saint-Hilaire-du-Harcouët.

Deux samedis par an, un groupe de jeunes primaires et collégiens vient s’initier au théâtre à travers différents exercices d’expression individuels et collectifs. Cet atelier constitue un vivier de recrutement pour la troupe.

Notes et références

  1. Pierre Papouin (1921-1977), pharmacien, membre du conseil municipal pendant dix-huit ans, entre comme sociétaire à l’Élan artistique vers 1950. Il succède à Roger Moulin en 1957 à la présidence. À partir de cette époque, en accord avec les membres du bureau, il oriente les activités de la troupe vers le théâtre pur. On abandonne l’opérette pour se consacrer aux pièces policières, aux comédies, au boulevard. Et ce sont, tour à tour, entre autres pièces les succès de : Le Bossu, pièce conçue pour être jouée en plein air et interprétée sur le parvis de l’église, La Rue des anges, Bichon, Gringoire, Histoire d'en rire… Peu avant 1957, il assure la mise en scène de Sisyphe et la mort, et l’Élan obtient un prix national amateur pour l’interprétation et les décors de cette pièce. En janvier 1972, souhaitant qu’une impulsion nouvelle soit donnée à l’Élan, il décide d’en abandonner la présidence.