Victorine Michel

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Victorine, Eugénie, Adélaïde, Michel, née à Octeville le 15 mai 1852 [1] , est une personnalité de la Manche.

Née grâce aux bons soins de Mme Truffert, sage femme, épouse d'Étienne Charles Truffert, antiquaire, grand-maître de la loge maçonnique locale, elle est placée dans le famille d'un tailleur de pierre, qui s'appelle Michel et qui accueille l'enfant comme le sien.

La « Vierge rouge » cachait-elle un secret cherbourgeois ?

Le 9 janvier 1905, mourait dans une chambre d'hôtel de Marseille Louise Michel que les Français connaissent mieux, encore aujourd'hui, sous le nom de la « Vierge rouge de la commune » que rien ne prédisposait pourtant à devenir une résistante [2].

Née en 1830 d’une servante et d’un châtelain de Haute-Marne, élevée dans la religion, pétrie de littérature, Louise Michel vit une enfance plutôt sage jusqu’à sa rencontre avec Victor Hugo à qui elle voue une adoration sans borne. Quittant sa Champagne natale, elle réussit l’examen d’institutrice à Versailles après avoir rencontré Victor Hugo à Paris. La version officielle de sa vie ne tient compte que de son activisme social et révolutionnaire. La version officieuse pourrait être tout autre et concerne directement Cherbourg [2].

La visite à Victor Hugo, en août 1851[3], est allée bien au-delà d’un rendez-vous littéraire et, comme le dit le journaliste cherbourgeois Yves Murie qui cherche à percer ce secret : « la Louise qui a dévalé les escaliers en pleurant n’est plus jeune fille et est même enceinte [2] ! »

Elle serait venue accoucher par l’entremise d'un franc-maçon dans une famille Michel d’Octeville, donnant le prénom, révélateur, de Victorine. Victorine, qui grandit à Cherbourg dans le quartier du Vœu où elle fonde une famille [2].

Jamais Louise Michel n’évoque cet enfant, et évite toujours Cherbourg dans ses étapes ou tournées politiques. Nul ne doit savoir, pour ne pas ternir l’image d’une des femmes les plus aimées ou les plus haïes, selon le camp, de France [2].

Une photo présumée de la petite Victorine retrouvée dans les papiers de Louise après sa mort est pourtant un indice plus que probable [2].

Bibliographie

  • Yves Murie, L'Enfant de la Vierge Rouge, éd. L'Harmattan, 2002, ISBN 2747524884
  • Yves Murie, Victorine, le grand secret de Louise Michel, éditions SAEP, 2000, ISBN 2951478003
  • Xavier de la Fournière, Louise Michel, matricule 2 182, librairie académique Perrin, 1986

Notes et références

  1. AD50, NMD Octeville, an 1850-1855 (5 Mi 715), page 167/361, acte de naissance n° 44 (lire en ligne).
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 René Gautier (dir.), Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 4, éd. Eurocibles, Marigny.
  3. Jean Bruno, « Louise Michel », La République des lettres, 15 octobre 2000 (lire en ligne)