Unité de production 2-400

De Wikimanche

L'unité de production 2-400 (UP2-400) est un atelier faisant partie de l'usine de retraitement de la Hague.

Elle entre en activité en 1966 pour retraiter le combustible métal UNGG. Elle est composée de 3 UNB (unités nucléaires de base).

Elle sert à séparer les produits de fission et à purifier de l'uranium et du plutonium [1].

En 1976, suite à l'abandon par EDF de la filière graphite-gaz, un atelier de Haute activité oxyde (HAO) lui est attaché.

Elle est partiellement arrêtée en 2001-2002, puis arrêtée définitivement 1er janvier 2004.

Durant son activité, elle traite :

  • 5 000 tonnes de combustible pour les centrales graphitegaz
  • 4 550 tonnes de combustible pour les centrales à eau sous pression
  • des combustibles provenant des réacteurs à neutrons rapides [2]

Elle produit 57 000 mètres cubes de déchets radioactifs [3]. « Cela représente l'équivalent de vingt piscines olympiques. » [3].

Démantèlement

À la cessation de l'activité, Areva NC a le choix entre trois solutions :
- laisser en l'état et attendre que la radioactivité régresse naturellement
- recouvrir l'installation d'un sarcophage de béton
- démanteler l'usine et récupérer et conditionner les déchets nucléaires

L'exploitant choisit la troisième solution pour « profiter des compétences encore existantes, du savoir des salariés qui étaient là, qui savent tout ce qui s'est passé dans cette usine ».

Les bâtiments à traiter sont composés d'immeubles, d'ateliers et de silos » [4]. « Il faut commencer par reprendre et conditionner tous les déchets qui s'y trouvent », explique Dominique Mockly, directeur du Business Group Aval d'Areva [4]. Une opération qu'il prévoit pour durer « jusqu'en 2030 » [4].

Il faudra également assainir l'atelier AT1, qui a servi entre 1969 et 1979 au traitement des combustibles en provenance des réacteurs à neutrons rapides et l'atelier Élan IIB, où l'on fabriquait des sources radioactives entre 1970 et 1973 [1].

Coût

En 2010, Areva prévoit de consacrer 2,5 milliards d'euros à cette opération, qui mobilisera 500 personnes à partir de 2011 et qui produira 2 300 m³ de déchets radioactifs par an [1].

Dans un rapport publié en janvier 2012, la Cour des comptes estime le coût du démantèlement de UP2-400 à 3,2 milliards d'euros [5]. En 2013, le coût est substantiellement réévalué pour être porté à 4 milliards d'euros [6]. « Nous n'avons pas revue la hausse notre évaluation, affirme Catherine Argant, directrice de la communication de la Hague. Le chiffre donné de 2,5 milliards n'incluait pas le coût de reprise de conditionnement des déchets. » [6].

Le démantèlement fait l'objet de trois décrets publiés au Journal officiel le 10 novembre 2013, qui limitent l'opération au 31 décembre 2035 et qui prévoient « jusqu'à l'assainissement des sols » [5].

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Thierry Dubillot, « À La Hague, 2,5 milliards pour le démantèlement », Ouest-France, 2 avril 2010.
  2. Site internet d'Areva, consulté le 19 septembre 2014.
  3. 3,0 et 3,1 « 25 ans de travaux à l'ancienne usine de La Hague », Ouest-France, 18 novembre 2010.
  4. 4,0, 4,1 et 4,2 Thierry Dubillot, « La Hague : le démantèlement entre en phase active », Ouest-France, 18 septembre 2014.
  5. 5,0 et 5,1 « Areva autorisé à démanteler une ancienne usine de retraitement », AFP, 11 novembre 2013, 19 h 07.
  6. 6,0 et 6,1 « Quatre milliards d'euros pour démanteler l'usine de retraitement nucléaire de la Hague », La Tribune, site internet, 28 janvier 2013.