Tour de l'Église

De Wikimanche

Vue du quai Napoléon de Cherbourg en 1838, par Jean-Pierre Petit.
La tour et l'église.

La tour de l'Église est une ancienne fortification de la citadelle de Cherbourg.

Située au bord de la grève, à l'angle nord-est de l'enceinte, afin de protéger l'église de la Trinité, initialement hors des remparts, la tour est renforcée en 1300 ou 1301 sous Philippe le Bel. Elle est reconstruite en partie après la Guerre de Cent Ans, et complétée dans la seconde partie du XVe siècle par Jean de Bueil. D'une silhouette basse et trapue, sa circonférence est évaluée par Bazan à 33,15 mètres[1].

Elle échappe à la destruction lors du démantèlement des fortifications en 1689, et abrite un temps une prison. En 1815, on y accole le logement du fossoyeur[1].

Dernier vestige de la forteresse, abandonnée en 1826 mais encore en bon état selon Berruyer en 1833[1], elle est condamnée par le décret du ministre de la Guerre du 11 août 1840 qui « reconnaît l'inutilité de cette tour pour la défense de la place et la possibilité de sa démolition ». La propriété est cédée à la ville pour l'aménagement d'« une esplanade le long du rivage de la mer en face de l'église et de la place d'Armes ». Après l'épidémie de choléra de juin 1849, la tour, « lieu de dépôt des immondices et repaire de colonies de rats »[2], est rasée à la mi-mai 1850, et les gravats cédés par les Domaines à la Ville en août, pour laisser place au quai Napoléon. Ses fondations ont été retrouvées au bord du quai de Caligny, près de la forme de radoub, face au chevet de la Trinité[1]. Quelques pierres de sa base se retrouvent également au milieu d'un parterre près du Petit perroquet tandis que l'essentiel des gravats ont servis aux fondations de l'Église Notre-Dame du Vœu[2].

La tour est peinte par Jean-Louis Petit, dans Vue du quai Napoléon de Cherbourg en 1838[1].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 et 1,4 Robert Lerouvillois, Cherbourg n'est point à conquerre : la légendaire forteresse océane, Paoland, Connaissance (Lassy), 2002. ISBN 978-2-910967-20-8
  2. 2,0 et 2,1 « Il était une fois Cherbourg : La vieille tour », La Manche libre, 11 avril 2009

Voir aussi

Lien externe

49°38′33.1″N 1°37′22.6″W / 49.642528, -1.622944