Torigni-sur-Vire

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Torigni-sur-Vire est une ancienne commune du département de la Manche, commune déléguée au sein de Torigny-les-Villes depuis le 1er janvier 2016.

Nommée Thorigny avant 1849, la commune a été le fief de la famille de Matignon dont il demeure l'aile sud du château du XVIe siècle, restaurée après la destruction des deux tiers de la commune par les bombardements du 12 juin 1944.

Torigni-sur-Vire.png Blason de la commune déléguée de Torigni-sur-Vire
(commune de Torigny-les-Villes)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
49° 2' 2.60" N, 0° 58' 43.81" W (OSM)
Arrondissement Saint-Lô
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Canton Condé-sur-Vire
Ancien canton Torigni-sur-Vire (chef-lieu)
Intercommunalité CA Saint-Lo Agglo
Gentilé Torignais(es)
Population 2 307 hab. (2015)
Superficie 3,01 km²
Densité 766 hab./km2
Altitude 53 m (mini) - 139 m (maxi)
Code postal 50160
N° INSEE 50601
Maire délégué Anne-Marie Cousin
Communes limitrophes de Torigni-sur-Vire
Condé-sur-Vire Saint-Amand Saint-Amand
Condé-sur-Vire Torigni-sur-Vire Saint-Amand
Brectouville,
Giéville
Giéville Saint-Amand

L'église Notre-Dame-du-Grand-Vivier
L'église Notre-Dame-du-Grand-Vivier


Histoire

Baronnie datant de la fondation du duché de Normandie, Torigni appartient à Hamon le Hardi, combattant à Hastings, passe plus tard dans les mains de Robert de Gloucester. Philippe le Bel donne la seignerie à Jean de Vienne, qui la vend en 1370 , à Hervé de Mauny, cousin germain et compagnon d'armes de Bertrand Du Guesclin. Le territoire est occupé par les Anglais à partir de 1418.

En 1421, l'héritière du domaine, Marguerite de Mauny, épouse Jean Gouyon de Matignon, originaire de Bretagne. Après la reconquête française en 1450, le fief ne quitte plus les possession de Jean Goyon, grand écuyer de France. Son fils Bertrand IV obtient pour ses services l'érection de Thorigny en baronnie. Grâce à Jacques II, Torigni devient comté. C'est à ce dernier que l'on doit la majeure partie des constructions qui ont fait de son château, avant la Révolution, l'une des plus belles habitations de la Manche.

Par son union à Louise Grimaldi, fille unique du prince de Monaco, duc de Valentinois, Jacques François Léonor de Goyon de Matignon devient en 1731 souverain de Monaco.

L'hôtel-Dieu est fondé en 1221. Philippe le Bel lui fit quelques donations par une charte de 1300.

À la Révolution, les bâtiments de l'abbaye de Torigni, de l'ordre des Bernardins de Citeaux, sont vendus 26 000 livres.

Le centre est bombardé le 12 juin 1944. La commune est libérée le 31 juillet.

Le 11 novembre 1948, le secrétaire d'État aux Forces armées lui décerne la croix de guerre avec étoile d'argent avec la citation à l'ordre de la division : « Village qui a joué un rôle important au cours des combats de la Libération. Détruit presqu'aux deux tiers, a supporté ses deuils et ses ruines avec courage et s'est remis au travail avec ardeur ».

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[1]. En 2015, la commune comptait 2 307 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [2] et INSEE [3])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 290 2 227 2 226 2 133 2 184 2 311 2 186 2 175 2 206 2 098
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 082 2 116 2 008 2 021 1 998 2 013 2 020 1 992 1 931 2 029
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 964 1 764 1 847 1 855 1 852 1 755 1 900 2 100 2 557 2 796
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
2 905 2 659 2 578 2 442 2 422 2 416 2 393 2 377 2 362 2 346
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
2 354 2 360 2 307
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires de Torigni-sur-Vire de 1945 à 2015
Période Identité Parti Qualité Observations
1947-1960 Émile Daudon directeur de la laiterie Paillaud
1960-1977 Gustave Le Breton
1977-1994 Pierre Dupont
1994-2015 Anne-Marie Cousin UDF puis NC enseignante élue maire de Torigny-les-Villes en 2016,
conseillère régionale



Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 9 h - 12 h 14 h - 18 h
L'hôtel de ville (2008)

L'hôtel de ville (2008)

Adresse : Place Charles-de-Gaulle - BP 30
Torigni-sur-Vire
50160 Torigny-les-Villes

Tél. 02 33 56 71 44
Fax : 02 33 56 13 35

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Officiel

Commentaire :

Source : Site officiel de Torigny-les-Villes (2 juin 2018)

Mardi 9 h - 12 h -
Mercredi 9 h - 12 h 14 h - 18 h
Jeudi 9 h - 12 h -
Vendredi 9 h - 12 h 14 h - 18 h
Samedi - -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Flamme postale, 1994.
L'église Saint-Laurent

Personnalités liées à la commune

Naissances

Décès

Autres

  • Jacques II de Matignon (1525-1598), comte de Thorigny
  • Georges Hamel (1888), Léon Lemoine (1886), Georges Lescot (1915), Robert Strubin (1921), résistants des réseaux Vengeance et OCM-Centurie, arrêtés en mars 1944, tués le 6 juin 1944 lors des bombardements à la prison de Saint-Lô.
  • Klara et Slavko Krausz réfugiés juifs à Torigni-sur-Vire en 1940. Slavsko est arrêté en 1941, interné à Compiègne, transféré à Drancy en 1942, déporté à Auschwitz. Clara arrêtée en octobre 1942 a subi le même sort.[5]

Économie

Marché aux bestiaux

Éducation

Animations

Transports

Ligne Manéo

Jumelage

  • Shipston-on-Stour (Royaume Uni) [1]

Sports

Bibliographie

par ordre chronologique de parution
Livres
  • Collectif, Torigni-sur-Vire : Chroniques des années 1900-1914, éd. Pagnon, 1977, 34 p.
  • Jacques Ballu, Histoire de Thorigny, de ses barons et de ses comtes, 1978, multigraphié
  • F. Deschamps, Notice historique sur Torigny-sur-Vire et sur ses barons féodaux, éd. Gérard Montfort, 1980
  • Michèle Moulin, Le château des Matignon à Torigni-sur-Vire, 1982, 23 p.
Articles
  • Jean Fournée, « Recherches sur les origines de la baronnie de Torigni-sur-Vire », Cahiers Léopold Delisle, fasc. 1, 1949
  • Olivier Potier et Yves Nédélec, « La prestation du serment de fidélité à la Constitution civile du clergé à Torigni en février 1791 », Notices, mémoires et documents, Société d'archéologie de la Manche, 66e vol., 1958, p. 154-155
  • Georges Bernage, « Des Matignon aux Grimaldi : Torigni-sur-Vire berceau de la famille de Monaco », Patrimoine normand, n° 15, juin-juillet 1997

Lien interne

Notes et références

  1. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Population avant le recensement de 1962.
  3. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. « Slavsko Krausz est mort déporté à Auschwitz », Ouest-France, le 20 juin 2016

Liens externes